| Marathon de Paris |
| Liste des zanimos incrits pour le marathon de Paris 2001 : |
| Nom | Surnom | Temps officiel | Temps réel | Place | Compte-rendu |
|---|---|---|---|---|---|
| Jean-Luc Torregrosa | 03:59:24 | 03:54:49 | 11244 | ||
| Jean-Philippe Durand | 03:06:36 | 03:06:05 | 1605 | ||
| Belin D'Esnambuc | Le bouc | 03:55:56 | 03:51:29 | 10395 | CR |
| Didier FLECHE | La fourmie | 04:06:12 | 03:57:37 | 12917 | CR |
| Sebastien MARQUE | L'ecureuil | 03:48:53 | 03:44:34 | 8768 | CR |
| Alain Mabilon | La marmotte | 02:36:06 | 02:36:02 | 98 | CR |
| Ben Piquard | Le paparazzi | 04:46:40 | 04:39:34 | 19264 | CR |
| Cyril Menard | 04:16:43 | 04:08:53 | 14890 | CR | |
| Wozniak Bruno | Le Dahu | 04:14:15 | 04:12:15 | 14441 | CR |
| Rémi BLED | La souris | 03:28:09 | 03:27:10 | 4381 | CR |
| Besson Jean-Frederic | El Croco | 04:16:33 | 04:14:14 | 14686 | CR |
| Compte rendu du vieux Bouc : |
Et oui, tout le monde est heureux et bien l'ancien lui ne l'est pas, car
avec le travail fait pour tenir une bonne course, et bien, le froid, la
pluie et le vent m'ont cassé mon futur bon résultat.
Heureusement que je ne suis pas du genre à me peler les patates et donc
j'ai fait : à mauvaise figure, bon coeur, et j'ai positivé en disant comme
on dit dans le midi, la chance, et bien il faut aller se la chercher...
Alors, je suis allé me la chercher, et l'ai trouvéq quand même bien
palichone la pitchounette...
J'explique :
Temps prévu 3h45', c'est à dire à peut prés centré sur une zone de 3h31' (5'
au km) à 3h52' (5'30" au km)...
Le matin, arrivée sur les lieux à 7h30, il y a déjà sur lesz Champs Elysées
3 à 5.000 gars en place, je décide de faire le tour et laissant les potes se
mettre eux aussi dans les rangs au niveau du sas des 3h à 3h15...
Je fais mon petit tour de reconnaissance, ceux qui me connaissent savent que
je ne peux attendre ainsi tel le glandu planté au milieu de la chaussée,
car, comme les puces je ne tiens pas en place...
Salut à jojo, salut à juju, dans le parc réservé aux numéros barrés de
jaune.. que sont les dossards réservés aux coureurs en moins de 2h30 et 3h.
Puis soudain insidueux mal au ventre, car toute la nuit, j'avais le ventre
qui glougloutait, je décide vers 8h20, d'aller aux toilettes...
Ceux de la ligne de départ étant carrément débordés avec une attente évaluée
à ouhhhhh là là, et peut être plus encore, je décide d'aller vers ceux de la
ligne d'arrivée et des vestiaires, moins de monde, attente seulement de 10'.
Aprés avoir satisfait aux rêgles élémentaires naturelles que la décence ne
me permet pas de relater ici, je repars soulagé vers la ligne de départ...
Et là, le choc de ma vie, à 08h45, mes yeux contemplent le plus grand
rassemblement de sacs poubelles que la terre ait porté, là devant mes yeux
et je devais être un des derniers à arriver tranquillou sur place... je me
suis dont retrouvé à 25m aprés les barrières sur le côté droit.... à côté
d'un Basque de Bayonne qui avait des piments d'Espelette collés sur le
bérêt... et le drapeau Basque peint sur le tee shirt, on a glissé
progressivement en discutant (le jour oû je ne discuterai plus, je serai
mort...) vers le centre de l'avenue au fur et à mesure que de nouveaux
arrivants arrivaient... et nous poussaient.
Je pris quelques photos, et remis mon appareil photo dans le sac banane que
j'avais passé à la ceinture.
Dans le ciel tournaient les hélicos, les handisport sont partis. Plus tôt,
j'avais croisé mon ami Charles Tollé de Nancy (médaille d'or aux JO de
Sidney en 4X400m handisport), et il avait lui aussi froid...
Pour nous le départ arriva, en faisant attention de ne pas s'embrocher aux
sacs poubelles, aux tee shirts, coupe vents et autres vêtement indéterminés,
je mettais tout en grelottant, précautionneusement les pieds l'un devant
l'autre, j'ai ainsi évité quelques déjections humaines faites par certains
qui n'avaient pas comme moi pris le temps d'aller visiter ces magnifiques
monuments de notre époque moderne que sont les sanisettes transportables.
<(;o))
Je franchis la ligne de départ aprés 4'30" d'attente, certains étaient déjà
aux 1.500m. Je posais bien délicatement le pied gauche celui oû était fixé
la puce sur le tapis rouge déployé en notre honneur (autant se faire
plaisir...), cela faisait un sifflement continu, quand les puces étaient
initialisées et reconnues par les ordinateurs. J'appuyais sur le bouton
départ de mon podomêtre chrono de ceinture et sur celui de ma montre cardio
Polar enregistreur et vogue la galère... et sifflais l'air de nous irons à
Valparaiso "allez les gars, vire au guindeau, good by farewell, etc..."
On commenca tous et toutes progressivement à déployer notre foulée, oh, une
mini foulée, et ainsi on arriva devant la statue de Clémenceau en courottant
puis avant l'obélisque cela devint un peu plus rythmé, sur un piedestal au
beau milieu de la chaussée la grande Raymonde du magasin "Espace
Marathon"
de Paris
nous encourageait, je crais "salut Raymonde", elle me répondit en souriant.
Je rattrapais un copain V1 de Lorraine, un policier du club de Varengéville
(les salières Cérébos) un trailer, un de ceux qui fait que des trucs de
"fondeurs fondus" (comme la 6000D, des 100km ou 3 à 4 marathons par an). On
avait discuté dans le car qui nous amenait de Lorraine, il m'avait dit qu'il
comptait courir en 3h30 et comme moi aussi, c'était un des objectifs de mon
plan de marche le plus optimiste, on se mis donc à adopter l'allure désirée.
Je pointais sur ma Polar les km, le premier km fut abordé en 5', Le second
km ensuite en 5', et ainsi de suite bien régulier jusqu'au 5ème km oû
ravitaillement il y avait, on pris un bouteille d'eau chacun et un morceau
de banane débitée en morceaux... cela nous pris 30" tranquillement.
Repartant à notre allure nous avons doublé ainsi en 10km plus ou moins
10.000 autres concurrents, manoeuvre ardue car il y avait peu de places pour
doubler, alors un des deux tous les 200m, passait devant et ouvrait la voie,
"pardon, merci, pardon, merci" à tour de rôle.
Notre allure resta ainsi pareille et au 10ème km, 2ème ravitaillement on fut
géné un peu par la masse et en fond de table on récupéra chacun une
bouteille d'eau et pour moi un morceau de sucre et pareil "fouette cocher"
cela repartait... Mais comme la rue était plus large on ne mis que 4'45"
jusqu'au bois de Vincennes.
Tous les 2 on était vraiment bien et à part froid au ventre et aux gambettes
(j'avais mis un short), j'étais dans les conditions de mes entraînements
longue durée, bien dans la peau et bien dans la tête... J'en ai d'ailleurs
profité, sur les 14 premiers km à regarder les spectateurs, les maisons et
monuments d'un Paris sans voiture... (;o))
On a bouclé le 12ème kilomêtres en 60'30" donc ravitaillements compris, de
vrais métronomes, le cardio indiquait bien mon allure désirée 150 à 153, le
moteur ronronnait et on continuait à doubler pas mal de monde. C'est
d'ailleurs bizarre de constater que des papys et mamies qui font du 7' au
km, n'étaient rattrapés qu'au 9 ou 10ème kilomêtre, ils avaient vraiment dû
partir carrément dans le sas des 3h sur la ligne de départ... On les
doublait comparativement comme des avions rattrapant des dirigeables...
On remonta sur des ballons pacemaker, puis sur les ballons orange (ceux de
3h45')... qu'on repris vers le 14ème kilomêtre, tout en se goinfrant de
rafales de pluie drûe et froide, qui tournoyaient avec l'aide d'un vent
soutenu. La météo s'était encore plantée, il fallait bien sûr comprendre que
pas de pluie veut dire grosses bourrasques de pluie.
Puis on entre dans le bois de Vincennes, aprés l'esplanade du château, on
pénêtre dans le bois en virant à droite, on négocie pareillement que les
précédents le ravitaillement du 15ème km et aprésvien le fameux virage qui
ceinture les terrains de jeux collectifs de la plaine Pershing, soit en
distance parcourue, cela correspond entre le 15ème et le 16ème km. pourquoi
fameux virag, vous allez comprendre, car c'est là, là, que cela se passa...
(:-((
Et là, vers la 78ème minute, sans aucun symptome précurseur, j'ai ressenti
une soudaine et forte douleur au bas du mollet droit, "Aie, aie, aie, qu'est
ceci ? Je suis trés bien et j'ai mal au mollet, m...e". Je dis au collègue
qui me voyait claudiquer brûtalement "continue j'ai une crampe"... Son
"m...e alors" seul me repondit.
J'allongeai la jambe sur le bas côté la pointe du pied en extension et
tentait d'enrayer cette crampe, au toucher mes jambes étaient gelées, mon
ventre aussi d'ailleurs... au bôut de 45" à 1', je décidais péremptoirement
que cela allait mieux et repartais, je voyais le collègue au loin, qui
descendait sur les premières maisons de Saint Maurice, alors là, moi qui
aime les descentes, ne plus pouvoir déveloper ma foulée me filait les
boules...
Ma jambe droite maintenant existait et je sentais la crampe prête à se
reformer qui me prévenait "Hello, je suis là...", donc j'adoptais une allure
de crabe, c'est à dire, la foulée gauche plus longue que la droite et le
pied droit qui ne pousse pas bien à plat. Comme les caméléons je m'adaptais,
la machine fonctionnait super bien sauf ce foutu mollet (mais bien sûr c'est
mon mollet blessé, voilà cela s'explique bien, car mollet qui a souffert +
froid = crampe) simpliste, mais oh combien réel. (:-((
Donc ,je faisais tout pour oublier ce mollet et passais donc un peu au
ralenti les km suivants en 5'15", avec quelque passages en 5'30, quand la
douleur se faisait trop pressante. Une petite voix saugrenue me disait "Hou
hou, je suis là"..., je répondais dans mon fort intérieur "ok, je ne
t'embète pas et je t'amène tranquillou à
l'arrivée, mais toi de ton côté sois sage".
Les rafales de pluie redoublaient, je passais la colonne de la Bastille, le
génie ailé dôré brillait. Un copain de Nancy (un jeune V2 de 51ans me
doubla) "alors Patrick tu traines la jambe ?, réponse "oui, j'ai une crampe
et j'espère maintenant seulement terminer, fonces ne t'occupes pas de moi",
une tape dans le dos et il partit en 5' au km. moi je restais en 5'30...
Deux (petits de taille) Ecossais avec drapeaux et perruques rouges étaient à
mon allure, je décidais de leur emboiter le pas, chemin faisant à leur
hauteur, je sifflotais "flowers of Scotland" popularisé par le rugby
Ecossais, ils étaient contents qu'un froggie connaisse l'air de leur hymne
national ou décrété comme tel, et on échangea quelques mots en trainant
notre misère, eux leur drapeau et moi ma douleur... "it's a very scottish
weather today" et eux "oh, yes is good for us"... Et bien pour moi le papy
à
côté d'eux, ce n'était pas bon pour moi... "Have a nice race today..."
et
eux "yes thanks, do you know scotland ???" etc ... Puis on parla de rugby
bien sûr, à l'allure oû on était on pouvait parler, on n'était pas
essouflé...
Le semi fut atteint en claudiquant en 1h52'42" (temps de la puce) en
9.564ème position, précédé de mes 2 archers Ecossais, la douleur se faisait
de plus en plus pressante, et ma 1/2 foulée droite était vraiment quelque
chose à ne pas montrer aus gosses dans les écoles d'athlétisme, surtout pour
ne pas les écoeurer avant de courir. Malgré cela je doublais quand même pas
mal de monde... coureures et coureurs trainant la patte ou faisant du sur
place, comme scotchés à la route.
On passa sur les voies sur berge, je me forcais à regarder les monuments
(c'est beau une ville sans voiture quand même), la Seine (bien grosse
encore), les gens (que de monde) pensant systématiquement à autre chose qu'à
mon beau bobo...
Le tunnel trés long à mon avis se passa là aussi en 5'45" au km, on escalada
(c'est l'impression que me donnèrent ces petites montées) ensuite les 2
trémies sous les ponts, on se retrouva au trocadéro ouvrant grand les yeux
pour regarder la tour Eiffel, et les péniches amarrées de l'autre côté, "je
chantonnais des chansons de marin "Allons à Messine pécher la sardine...
etc..." et regardait les spectateurs... des supporters criant "allez toto"
ou, "bravo lulu...". Et moi qui me pensait "et nos femmes qui croient qu'on
s'amuse..." (;o))...
Puis Neuilly et le 30km, oû l'organisation avait mis en place un
chronométrage à tapis rouges pour récupérer nos temps de passage, soit 2h
42' 26", en 10.315ème position. Je m'insultais intérieurement, "oh le débile
profond tu fais vraiment une moyenne de vieux sénile, tu vas te mettre à
courir oui ou M..." je me faisais violence de penser à autre chose qu'à
cette douleur, je tentais d'enmagasiner de l'adrénaline pour aller au delà
de moi même et me retrouver en tant que guerrier blessé, seulement blessé,
pas foutu, mais alors pas foutu du tout... J'essayais de me fabriquer un
gros moral afin de me pouser à ne pas m'écouter souffrir.
Des habitants du 16ème qui s'estimaient génés par les sportifs, essayaient
de traverser en force la chaussée avec bouquets ou autres achats dominicaux,
un coureur tomba à cause de gens pareils, je les engueulais au passage, "oh
les comiques du 16ème, on ne vous gène pas au moins, non ? si un andouille
me bouscule, je lui tire un pain ?".
Vers le 33ème km, je rattrapais mon collègue le policier trailer du débût
qui marchait victime de crampes lui aussi, mais pour lui (quelle chance, il
avait...) c'était une crampe pour chaque mollet, et je filais le laissant à
sa douleur, positivant là aussi "p.t.n, si des gars comme lui ont des
crampes, avec ce qu'il s'est couru dans sa vie... c'est que finalement on
est tous dans la même galère, alors finalement, je ne m'en sors pas mal
(;o)). Du positif, cent pour cent cousu main... (;o))
Puis je saluais des supporters du stade Français rugby, avec les drapeaux
bleus zébrés de l'éclair rouge et les provoquait en criant à leur hauteur
poing en l'air "Touuuulooon, Touuuulooon" puis redevenu sympathique envers
des amis du rugby "salut NRJ et le stade..."
A chaque ravitaillement, je marchais en tentant de situer la douleur qui
émanait de mon mollet, c'étaient les seuls moments que je m'accordais à me
pencher sur mon sort, et repartais au bout de 30", aprés avoir bu une gorgée
d'eau et mangé un morceau de sucre.
On rentra dans le bois de Boulogne et aprés avoir longé l'hippodrome on
était avec mes 2 deux escorteurs Ecossais en 6'15" au km, une vitesse de
tortue en rût pensais je, essayant encore de positiver cela. Les gars du
marathon du Médoc distribuaient des fonds de gobelets, et me reconnurent car
on avait bien discuté la veille, "allez Patrick", je leur dit "buvez un
coup
pour moi, j'en ai vraiment besoin..."
Déjà les adeptes du "négative split" nous doublaient sans forcer, à toute
vitesse me semblait il, et je me forcais à penser méchant "s'ils étaient
bons, ils nous auraient doublés depuis déjà longtemps". Je passais les
40èmes en rugissant... en 3h 44' 45", et accélérait oubliant tout, mes 2
Ecossais, ma douleur, mon age, mes impots, ma femme, mes gosses, ma vie, ma
mort, et tutti quanti, à fond de mes possibilitéss en me rappelant qu'on ne
crève pas d'une banale crampe...
Les rouages craquaient, la contracture subjuguée par un tempérament pareil,
se faisait toute petite, elle existait mais ne se faisait pas remarquer
outre mesure, ma vitesse remonta, je passais de 6'15" en 5'45". Des gamins
de 30/35ans voyant un vieux bouc à barbiche blanche accélérer, ont fait
pareil et une dynamique de groupe s'est crée, mes Ecossais criaient "wait,
wait old flanker", j'étais sourd et "j'entendais" bien le rester (;o)) Non
mais... On peut e"ncore gagner un match dans les dernières secondes par une
pénalité ou un drop goal... même si le mirliton de service officiant au
sifflet est un roastbeef (;o))
Dernier rond point, dernier virage, l'avenue Foch et la ligne d'arrivée, je
passais les 42 km en 3h50" et 30", allongeais ma foulée gauche et essayant
de faire pareil avec la droite, le portique grandissait, mainenant je
distinguais l'horloge, 3h54'10", 11", 12", à 30s". Brusquement, je
m'arrétais et aprés avoir sorti l'appareil photo je me fis un pied de nez à
ma crampe et à tout ce que j'avais envie, clac " 3h54'45", je repartais et
franchis la ligne en 3h54'59" soit pour le vrai temps de ma puce
électronique 3h51'29", en 10.395ème position, ce qui voulait dire qu'aprés
moi, et bien il restait pas mal de monde.
La ligne passée, ma couverture alu récupérée, la médaille autour du cou, tel
le zombi moyen de même niveau finalement que tous ceux qui m'entouraient, je
continuais mon petit bonhomme de chemin. Mmais alors le final m'avait
vraiment épuisé, je marchais comme un vieillard, comme robocop avec des
gestes bizarres, brusques et incontrolés, pareil à un robot déréglé.
Je pensais à ceux qui font des 100km, des 24h, "p.t.n les cabourds, tu crois
que cela se soigne, non, non, pas possible car ils sont barges en plein les
gars".
Je pensais également au navigateur Français qui aprés un tour du monde en
solitaire est reparti pour en faire un de plus car fuyant la foule qui
l'accueillait au port. Je me souviens avoir vu sa tombe à Bora Bora, face à
la mer.
Alors je me dirigeais vers la tente soins médicaux Hansaplast et aprés une
attente interminable en grelottant, un dame style adjudant de compagnie dans
un régiment d'appelés sous la 4ème épublique, m'apostropha " et pour vous,
c'est quoi ?" Mentalement, je plaignis son époux, et à sa question déjà je
n'avais plus mal, mais curieux de nature je lui expliquais ce qui m'amenait
là... Elle me dit "et vous croyez qu'aprés avoir fait 42km, vous n'auriez
pas eu mal ?" Donc, rideau, je me mis à rire et effectuant une pirouette,
repartis tant bien que mal en arrière, mon demi tour la surpris et elle cria
"voilà et bien au suivant".
Je me dirigeais vers le bus en me disant que finalement, j'aurai le temps
demain d'aller consulter un toubib... Mon podomêtre m'indiquait 40.040
foulées soit des foulées de malheureux de 1m05 de moyenne au total , au lieu
des 1m20 de moyenne prévues pour 172,5 foulées minute. Ce qui fait que j'ai
dû effectuer des foulées de moins de 1m sur les 26 km de souffrance
invalidante... Soit un retard de 5.2 à 5.300m sur mon tableau de marche,
soit 26 à 28', et donc, cela ne peut que me décevoir.
Le seul effet bénéfique, me connaissant, est que je reste tel que je suis
avec un moral en acier, et que je suis arrivé à isoler mentalement cette
blessure et m'en servir comme d'un leitmotiv pour me forcer à avancer.
Finalement cela m'a fait trouver ce marathon est trop court... J'aurai bien
aimé constater jusqu'au j'aurai pû aller, juste par curiosité. Mais, je
positive le fait en me disant que j'aurai dû, préparé comme j'étais, faire
un bon temps et me pêter un chrono canon. (;o)))
Si je n'avais pas eu le moral et la rage d'arriver, je pense, que je ne me
serai pas raccroché à des images positives et je n'aurai pas fabriqué des
tonnes d'adrénaline pour m'aider à avancer, en m'en prenant à moi même, à la
terre entière, aux comiques déguisés, aux organisateurs et tous les défauts
de l'organisation. Avec par exemple leurs sas horaires trop petits, aux
porteurs de ballons "pacemaker" trop proches de la ligne de départ et qui ne
sont pas assez en profondeur par rapport au nombre de coureurs, etc, etc,
etc... cela m'a soutenu le moral et m'a fait avancer avec la rage au ventre.
Vivement, que je fasse un marathon en bonne santé (sans contracture) oû il
n'y ait que 2 à 3.000 coureurs et que je ne perde pas du temps au départ
puis aprés au débût de la course en voulant doubler des coureurs déjà
attardés.
Aujourd'hui, je souffre de mon mollet, le reste va, le moral est là mais je
râle comme un chien sur cette foutue crampe...
Je suis et je reste déçu par cette course ... CQFD
Ciao, pace e salute
| Compte rendu de la Fourmie : |
Mon premier marathon!!!! ( une foumie dans un groupe de fourmie)
Paris, mon objectif et de participer et surtout de terminer.
Mais voilà, je suis arrivée en retard je voulais être dans le groupe des
4heures, et impossible de le rejoindre trop de monde.
Alors départ dans celui des 5heures30.
Il fait froid, je n'arrive pas à doubler et à prendre mon rytme, pas
d'indication de mes puls sur mon cardio juste le chrono qui me dit que je
suis en retard sur mon temps mais c'est vraiment délicat de faire un
dépassement dans cette foule.
Malgré tout mes sensations sont bonne, alors je cour à mes sensations et je
double à gauche et à droite.
Ah oui je cherche encore les ballonts vert qui indique le groupe des 4 heures.
Et je perd du temps au ravitaillement, mais je suis contend d'être là.
C'est après le 25kilo que je ressend le froid mais surtout le vent.
Au 30éme kilo les douleurs commençe, mais j'ai le moral et je passe le mur je
suis toujours sur une base de 5.35 au kilo, alors ça va.
Et la fin arrive.
La fourmie ( dossard 3703 )
Place 12917 qui termine en 3heures 57 minutes et 37 secondes son premier
marathon.
| Compte rendu de l'Ecureuil : |
Ca y est....c enfin fini. Le retour a Bordeaux fut assez facile par rapport a l'aller, la SNCF ayant decide de mettre un train pour que je puisse rentrer ;) Sinon, le marathon en lui meme c'est plutot bien passe. Mon objectif etait de 3h45' a cause du manque (inexistence meme) d'entrainement. Je reviendrais pas sur les conditions (froid, un peu de vent et pluie) qui ne m'ont pas trop gene vu mon niveau. Tout s'est tres bien passee jusqu'au 21,1km (1:47:19 a mon chrono)...Tres bonnes sensations, pas de fatigue et l'esprit vraiment zen. Neanmoins, je me trouve un peu rapide sur les objectifs est j'ai peur de pas finir alors je me force a ralentir un peu dans la re-entree sur Paris mais j'aidu mal sans casse mon rythme. Je ne marche pas au ravito car j'y arrive pas...
Arrive au 25km les premieres douleurs se sont sentir aux mollets (crampes) et malgre le public il m'arrive d'avoir des moments de defaillance psycho meme si la candence ne diminue que peu (30km en 2:34:07). Je tiens en me disant que remettant mon arret pour etirement au km suivant jusqu'au 35km ou la je suis oblige de marcher pendant 500m...j'en profite pour bien me restaurer et je repars en trottinant, vraiment dans la souffrance car mes jambes sont tetanises... (je remercie le mec qui m'a fait repartir en trottinant a cote de moi sur 400m car sinon je sais pas si j'aurais recouru). Ce n'est qu'arrive au 41e que les jambes comprennent qu'ils faut envoyer encore un peu et que je vois que je peux rentrer en moins de 3h45. Apres un espece de sprint a la donald duck (crampes obligent), je passe la ligne en 3:44:34... Heureux d'avoir reussi ce petit objectif mais a la limite des larmes tellement mes jambes me font mal.
Apres un petit massage (merci aux podologues benevoles), je peux enfin realiser que ca y est...c enfin fini.
EN conclusion, j'ai trouve l'organisation tres bien, les benevoles tres sympas (notamment aux ravitaillements) et les ravitaillements suffisant (enfin a mon passage). Par contre, j'ai ete assez decu par le public, trop absent a mon gout dans le passage dur du boisde Boulogne (peut etre le temps). Je retiendrais aussi ce sentiment que j'ai pu eprouve quand, en voyant la pancarte 34km, je me suis dis que quoiqu'il arrive je finirais...comme s'il n'existait plus aucun doute et que toutes les souffrances ne pourraient pas m'enlever cette arrivee.
Seb_l'ecureuil_bien_content_mais_bien_courbature
| Compte rendu de la Marmotte : |
Désolé de ne pas vous donner des nouvelles plus tôt mais avec les gâteries de la SNCF, le tour d'honneur pour mon fan club, la bonne bière bien fraiche que m'avais promis mon pote en cas de succès et tout et tout et tout, c'était déja l'heure du dodo. Un petit résumé: Arrivé à 8h05 place de l'étoile, je me dirige vers les vestiaires qui sont tout de même vachement éloignés du départ (surtout quand on est chargé comme une bourique). Je me change sur le trotoir, j'ai bien fait de prendre un grand sac plastique pour poser mes fesses au sec. Crème NOK sur les pieds, chaussettes de course, chaussures de course, sparadrap sur les tétons, vaseline sous les aisselles et voila pas qu'il se met à flotter !!! Je laisse les lunettes de soleil dans le sac, tombe le pantalon de survet et garde sur moi un vieux Tshirt, ma bouteille de Maxim + fructose et mes 2 gels Maxim. 8h30 direction la zone de départ. Un petit pipi au passage, un petit footing d'échauffement jusqu'au sas des dossards préférentiels qui ferme à 8h40. Toujours cette petite pluie fine qui nous enquiquine. Je trouve un coin pour m'assoir jusqu'à 8h50. Puis je me lève, je fais quelques étirements. A 8h55, je bois une dernière gorgés, puis j'utilise ma bouteille pour vidanger ma vessie. Je me débarrasse de mon Tshirt avant le décompte et c'est parti. (Je suis à 1 m derrière la ligne de départ. C'est cool les dossards préférentiels !!) Je fais le premier kilo en descente aux côtés des futures vainqueurs féminines en 3'29", puis j'adopte le rythme que je me suis fixé : 3'44". Au 3ème, Maryse Legallo (surement avec des fautes) nous passe accompagnée d'une grappe de chevaliers servants. J'emboite le pas. D'après les infos, elle part pour 2h34'. C'est un peu vite pour moi, mais je décide de prendre des risques. On passe aux 5 en 18'15". Je suis bien mais je décide de ne pas suivre le groupe Legallo. J'ai un peu de mal à trouver des compagnons de route réguliers jusqu'au 10ème (36'37"). Enfin, un petit groupe se forme de 5 à 6 coureurs. Malheureusement, les relais ne sont pas pris et je prend souvent le vent. Avant chaque ravito, j'absorbe une petite dose de gel et je bois 4 ou 5 gorgées d'eau. Toujours ce vent et cette petite pluie fine. C'est désagréable car il faut aussi choisir ses trajectoires pour éviter les flaques et ne pas remplir les chaussures. J'ai une petite douleur à l'aponévrose gauche, côté externe. Je m'inquiète car j'ai déja connu ça 2 ans plus tôt, mais c'était au 30ème. La route est encore longue. Le petit groupe va bon train et suit Mme Legallo à environ 150 m. 15ème km en 55'07". Petite bute au 17ème km qui fait chuter l'allure à 3'55" pour ce km, vite compensé par le 18ème bouclé en 3'32", sinon, c'est assez régulier, autour de 3'40". le 20ème en 1h13'39" et le semi en 1h17'20". (je projetais 1h18' - 1h18'30"). C'est mieux mais il reste le plus dur. Toujours cette douleur sous le pied gauche... Le parcours est maintenant descendant et nous revenons sur le groupe Legallo. Le 23ème est bouclé en un temps record de 3"27". Passage au 25 ème en 1h31'50". Dans le grand tunel de la voie georges Pompidou (?), je passe le groupe Legallo qui commence à coincer. Un nouveau petit groupe se forme et chacun collabore au bon maintien de l'allure. Pas besoin de se parler pour communiquer, même pas besoin de se regarder. Les choses se font naturellement, nous fonctionnons tous au même rythme, avec les mêmes intentions, le même état d'esprit, bref c'est la parfaite harmonie. J'ai même l'impression que ça se voit de l'extérieur, car à notre passage, la foule de spectateurs redouble d'encouragements à notre attention. Evidemment, ça nous motive. Grand moment de bonheur. Le 30ème en 1h 50'29". Les difficultés se profilent avec en particulier les passages des trémies et la bosse du 33ème (3'47"). On commence à se sentir seul: pas grand monde devant en point de mire, sinon quelques coureurs qui prennent le mur et qu'on dépose. Toujour ce vent froid qu'on prend de face (évidemment quand on l'a dans le dos, on ne s'en plaint pas mais on ne s'en rend pas compte). Le 35ème en 2h09'07". Petite pensée pour les vainqueurs qui sont en train de régler leur compte au sprint. Dans le bois de Boulogne qui porte encore les stygmates de LA tempête, c'est la partie la plus difficile, avec beaucoup de relances et deux km en montée: le 36 ème (3'49") et 37ème (3'52"). Pas beaucoup de supporters non plus. Il faut tenir. C'est maintenant au moral que ça ce joue. Mon groupe a éclaté après la montée du 33ème et je suis seul. Je me bat pour maintenir le tempo. Mes jambes vont à peu près bien mais je sens quelques raideurs. Ma foulée est moins fluide. J'essaie d'en prendre conscience et de me décontracter, de bien dérouler, de bien engager les genoux. Pensées positives. Je double Hafida Gadi et son compagnon Sylvain Richard qui sont au pas. Petit encouragement à l'attention d'Hafida qui est visiblement dégouttée. Je passe également un concurrent qui est en larmes... de douleur. Malgré ça, il continue et ses hurlements résonnent dans le silence du bois et s'éloignent au fur et à mesure que je le distance. 40ème km en 2h28'02". Pas question de se laisser aller. Je sais maintenant que je vais dépasser mon objectif de 2h37' mais de combien ? Ce 41ème km est interminable. Un compagnon de route est à 10 m devant moi et nous doublons 5 ou 6 coureurs. Dernier kilo: fais toi plaisir. J'en remet un coup et je retrouve des sensations de vitesse (3'39"). Dernière ligne droite, dernières secondes, acclamations de la foule, regard fixé sur la ligne d'arrivée, jambes lourdes, souffle court. Les 195 derniers m en 39" pour un totla de 2h36'02". HEUREUX ! Larmes, mal partout, belle médaille, pubs refusées, couverture de survie, quartiers d'orange, larmes, raisins secs, pomme, banane, barre énergétique, Vittel... Je récupère mon sac et trouve un abri pour me changer (messieurs les organisateurs, faudrait prévoir plus grand l'année prochaine). Je m'habille chaudement car on se les gèle vraiement. 1 vitamine C à croquer pour éviter de chopper la crève. J'attend un moment mes potes régionnaux en m'étirant, puis ne voyant rien venir, je décide de prendre le chemin de la gare de Lyon en boitant car mon pied gauche me fait souffrir. Mon grand regret: ne pas avoir pu profirer de la beauté du parcours tant on est concentré sur la course, l'éloignement arrivée-ravitaillements-vestiaires (mais je suppose que c'est nécessaire quand le gros de la troupe arrive). Mes grandes satisfactions: l'enthousiasme et le nombre des spectateurs, la qualité de l'organisation, ma gestion de course (capacité à rallentir et à accélérer lorsque j'ai voulu) et mon chrono, bien sur. Voilà pour le résumé tardif. Bravo à tous ceux qui ont participé. Sportivement. Alain_marmotte_bléssée.
| Compte rendu du Paparazzi : |
Salut à tous,
Il est 21h58, je suis de retour à Bruxelles et je m'attendais à voir la ML
innondée de résultat de Paris... Rien, nada !
Bon, alors, en vitesse avant aller roupiller, un petit compte rendu.
27000 coureurs étaient annoncés, le parcours est le même que l'an dernier,
la météo était limite (température idéale - 12 degrés ?) mais on s'est pris
2 fois de la flotte et ça fait humide sur la longueur.
Mon objectif, pour cette troisième tentative (en deux ans de course) était
d'approcher les 4h30 (j'avais fait 4h50 l'an dernier à Paris et 4h34 à
Stockholm...) et je m'en suis sorti cette fois avec 4h39 à mon chrono.
10km en 1h04
25km en 2h39
puis 17km beaucoup plus pénible en juste 2h mais régulier dans la douleur
pour la première fois. (mes deux éditions précédentes étaient up/down...)
Cette fois, de longues pauses aux ravitaillements (marche) et une espèce de
course qui tire le tout...
Cela peut paraitre bizarre mais je suis TRES CONTENT de ce marathon, pour la
première fois, j'ai l'impression d'avoir couru TOUT (les pauses aux
ravitaillement, c'est du ravitaillement, pas vrai ?) et je me dis que c'est
un vrai progrès par rapport aux éditions précédentes.
J'ai pris peu de photos (4 ou 5), je les posterais sur le Web dès que j'en
disposerais.
Bon, maintenant, une petite semaine de repos... Je vais en profiter pour
ressortir mon VTT et aller me balader cooool en foret cette semaine. Dans 15
jours, semi à Amay... les festivités reprennent.
Portez vous bien, bon repos à tous ceux qui ont couru ce We (pas de
nouvelles de Papy ?????)
Ben
Le_paparazzy_un_peu_paresseux_en_photos_mais_content...
| Compte rendu de Cyril : |
A mon tour de vous livrer mes impression sur cette 25e édition du marathon de Paris...
J'ai couru hier mon 3eme marathon mais c'était la première fois à Paris...
"mon record sur la distance" était (et est toujours) de 3 h32 mn (Marathon de
la Liberté à Caen en 1999)
hier, j'ai franchi la ligne d'arrivée aprés 4 h 08mn d' "effort"... au risque de vous surprendre, je ne suis pas déçu... je suis même plutôt content (désolé pour l'autosatisfaction :-)) j'ai terminé fatigué (mais pas "sur les rotules") mais je n'ai jamais senti le besoin de marcher...
Pourquoi suis-je satisfait de ma performance" ? tout simplement parce que j'ai pris le départ dans des conditions qui n'étaient pas idéales... loin de là... ;-)
Hormis les conditions météo qui n'étaient pas vraiment favorables (je rappelle le menu: pluie+vent+froid), mon entrainement a été réduit à son strict minimum...
"handicapé par un tendon d'achille (très) légèrement douloureux, j'ai couru en moyenne moins de 30 kms par semaine !!! (contre 50-60 pour mes 2 premiers marathon) depuis le début du mois de février...
Je savais donc dés le départ que je ne ferai pas mieux que lors de mon précédent marathon (3 h 32)... je suis donc parti sur une base de 4 heures tout en me consacrant davantage sur mes sensations que sur ma montre...
Résultat, je réalise une course relativement régulière (2 h 02 pour le 1er semi et 2 h 06 pour le second).. trés loin de mon record, certes, mais en me faisant plaisir... (pour vous donner une idée plus précise du rythme que j'ai adopté, j'ai couru le semi de Paris il y a un mois, en 1 h 38 mn)
je n'ai jamais eu de véritable baisse de régime, même si je n'ai pas toujours bien encaissé les sorties de tunnel entre le 25e et le 30e... j'ai évidemment quelques courbatures mais je marche déjà normalement :-)) et surtout, mon tendon d'achille me laisse tranquille (ce qui ne va pas m'empêcher de m'occuper de son cas trés rapidement... je vais le soigner si vous préférez ;-))
Petite précision: si mon entrainement n'a pas été un modèle du genre, sur le plan de la quantité, qualitativement, j'ai été aussi rigoureux que possible, en privilégiant notamment les sorties longues... J'ai également mis toutes les chances de mon côté en prenant soin de mon alimentation, que ce soit pendant la "préparation" que pendant la course...
Voilà ce que je peux vous dire sur "mon" marathon de Paris ... une dernière chose: personellement, j'ai trouvé l'organisation et d'une manière générale, l'ambiance, trés bonnes...
Cyril
| Compte rendu du Dahu : |
Salut les zouaves,
Me voilà déjà à nouveau aspiré par le tourbillon quotidien mais je tenais à
lire quelques CRs du marathon de Paris dans Escribe (rappel : je suis toujours
en "no mail") et à l'occasion me fendre moi-même d'un petit rapport (j'avais
pensé à une autre adaptation d'une fable de La Fontaine mais le temps est à
nouveau compté et il vaut mieux donner dans l'efficace) avant de me faire
avaler et de ranger mes runnings dans mon garage, avec les araignées... ;-)
Dans la série messages persos :
Le Mammouth, tu habites vraiment un quartier sympa, avec un beau jardin pour la
càp !
Le Ben Bruxellois, va falloir qu'on se boive une mousse en s'écoutant un petit
Charles Mingus, pourquoi pas à l'occase des 20 de Bxl ?
Le Benco, bravo pour ta perf, excellent, j'ai vu que tu avais essayé de me
joindre sur mon mobile dimanche soir mais je l'avais laissé dans la voiture,
qu'a fait l'ami Ziolkowski au fait ?
L'Papy, salopard toi-même ;-), raconte-moi pour ton 24 heures, je ne peux
matériellement pas me faire la totalité d'Escribe... Alors, ton 24 heures in a
nutshell ?
LTDB est de retour ? Tout arrive... ;-)
Cyril, je croyais que tu me parodiais en te racontant : c'était aussi mon 3ème
marathon, un record à 3h26' et j'étais aussi, disons, peu entraîné...
Grosses grosses félicitations à tous les colistiers participants à Paris 2001,
j'ai cru lire des perfs halucinantes !
Bon à mon tour donc :
Petit week-end sympa en amoureux à Paris, on a déjà bien marché tout le samedi !
Aucune prise de tête excepté un poil samedi soir en mettant au point avec
Carole les points de rencontre sur le parcours et puis peut-être un peu,
immanquablement, pendant le petit déj dimanche. Sinon, grande sérénité sur la
ligne de départ, j'ai bien profité de l'ambiance qui était fort sympathique
autour de moi en tout cas. De manière générale, j'ai bien profité du parcours,
assez sympa si l'on fait exception des tunnels sur berges...
J'ai couru sans chrono, tout au plus mon cardio qui m'a amicalement indiqué que
j'avais dévalé (comme beaucoup de monde, je pense) les Champs un peu trop vite,
je me suis vite calmé et je me suis calé sur un rythme cool et apparemment
régulier.
La météo m'a causé quelques petits soucis : froid et pluie, ventre super-froid,
diarrhées au km 10, au km 16, au km 18 et au km 20. Mais j'ai pris ça avec une
décontraction tout à fait étonnante pour un dahu...
Jusqu'au km 30, tout roulait formidablement et j'ai même eu la faiblesse de
croire que je pouvais rentrer sous les 4 heures, oubliant presque que je n'ai
recommencé à courir que depuis 7 semaines (j'ai couru 0 bornes du 15 décembre
au 15 février), et que depuis lors, mon entraînement s'est limité à 0, 1 ou 2
(exceptionnel) sortie(s) par semaine. Alors là, ça a été un peu la traversée du
désert, les cannes qui durcissent, l'échine qui se courbe, l'émotivité qui
s'accroît, les pensées qui fusent mais le mental est là et il est hors de
question d'arrêter.
Au km 32, je me fais doubler par le groupe pace-maker parti pour faire 4
heures, aïe ! Au km 36 environ, je suis obligé de marcher pendant 200 m, c'est
la côtelette avant de rentrer dans le bois de Boulogne, ce sera mon seul arrêt
outre chacun des ravitaillements.
Je termine en 4h14', content, cassé mais content ! Pas de commentaire...
Ensuite, retour dare-dare à la maison pour récupérer les mômes restés chez
leurs grands-parents...
Le lendemain, hier donc, pas de douleurs anormales, j'entends, autres que les
méchantes courbatures qui sont particulièrement méchantes lors de la descente
d'escaliers, peut-être un léger grincement près du tendon d'Achille et sur
l'extérieur du pieds gauche mais j'ai bu beaucoup de flotte et ça a déjà
presque disparu. Si le concours du beau pied belge court toujours, je pense
pouvoir postuler à quelques nominations... ;-)
Bon, et maintenant alors ? J'ai une soif de recourir ! Dès le passage de la
ligne d'arrivée, j'ai eu une super-envie de me fixer un autre objectif, j'ai
déjà quelques idées en tête mais je vous préviendrai la veille au moyen d'une
adaptation fabulesque.
Portez-vous bien
A bientôt
| Compte rendu de Rémi la souris : |
Arrivé la veille vers 17 h au marthon expo après qqs frayeurs SNCFesques, je
récupère fièrement mon dossard 4683 et me ballade parmi le joyeux petit
monde de la CAP.
Pfff, y en avait des choses et des gens à voir mais Sabine avait déjà
déserté son stand, tant pis.
Lever à 06 h 45 et gatosport chocolat + eau : c'était une découverte,
vraiment efficace.
Un fidèle suiveur avait décidé de m'accompagner, mon beauf et ami d'enfance
en même temps dès le départ.
Bien que cela soit interdit, il m'a ravitaillé en actifood et athlon grâce
au métro et à mes fidèles supportrices (femme, enfant, belle soeur,
cousine), chacun leur tour.
Nous prenons le métro vers 07 h 15 et là, à chaque station, de plus en plus
de coureurs arrivent facilement reconnaissables à la puce, au sac poubelle,
à la bouteille d'eau+fructose+lactose+maltose+glucose et autre chose à
l'intérieur.
Là, mon beauf me chuchote" J'ai l'air con en chaussures de ville et en jean
!!!" :o)))))
Arrivés à 07 h 45 au départ. Je m'installe assis dans mon sac poubelle vers
le sas 03 h 15. Objectif : moins de 03 h 30.
Je sirote de temps en temps ma bouteille d'eau et patiente en tapant la
causette avec un vétéran de 63 ans, 20ème marathon de Paris et courant pieds
nus dans ses baskets : admiratif que j'étais, il partait pour moins de 03 h
15 !!
2 italiens juste derrière moi ont entretenu plus qu'un fond sonore continu
pendant plus d'1 heure : ils en avaient des choses à se dire avant le départ
!!!
10 minutes avant le départ, grosse envie de pipi. Aïe, aïe, aïe, j'avais
pris une bouteille vide mais là, sur place, impossible de m'en servir, je
n'ai pas pu m'y résoudre.
Une précision : après un accident corporel en 07/98, j'ai perdu l'usage de
ma main gauche en quasi totalité alors imaginez vous tenir tout d'une main
!!!!
Tant pis, je programmai un arrêt aus stands le plus tôt possible.
15 secondes avant le départ, je me débarasse de mon sac poubelle, mon beauf
récupère mon sweet et le décompte commence : c'était incroyable. 28000 CAP
qui décomptent ainsi, je n'avais jamais connu cela.
Mon premier marathon, c'était en 10/2000 à EPINAL, 92 participants !!!!!!!
(je finis 44ème avec 3 h 42).
Top départ, le sourire aux lèvres et enfin, ça y est, j'y suis.
La descente des champs fut délicate jusqu'à l'arbre qui reçut une longue
offrande de ma part puis c'est reparti pour de vrai.
La concorde, .., je passe vous connaissez sans doute le parcours.
Au 1er ravitaillement, je prends juste de l'eau.(j'ai bcp de mal à manger
solide en courant)
Avant le 10ème, je retrouve mon beauf qui me donne un ravitaillement: il me
suit 200 m puis s'arrête : "à toute à l'heure, après le bois " me lance
t-il.
Les pom pom girls des nations me font bien rire, l'ambiance est chaude, pas
l'atmosphère.
Pour les chronos, je suis parti plus vite que prévu en 4'45" au 1000 alors
que j'avais prévu 5' sur le 1er semi. Je n'arrive pas à ralentir mais je
suis trés régulier.
Le circuit dans le bois se passe trés bien (ravitaillement au 15 avec eau +
banane) et la sortie encore mieux : le passage au semi était étroit et plein
de spectateurs étaient présents ce qui me fit penser à une étape de montagne
cycliste, sans rire. (Prétentieux ça, non ?). Je regarde mon chrono : 1 h
42. (whaaouuu, mon record sur semi est en 1 h 37).
Je retrouve mon beauf un peu plus loin pour un autre ravito vers le 22 km.
Je ne le retrouverai qu'au 35ème km.
On repart vers le centre de Paris puis les quais. Tout va bien si ce n'est
une légère douleur à la cheville. Le moral est au beau fixe pas comme la
météo, tant pis, j'y suis, j'en profite.
Sous le pont de l'alma, je trouve mes fidèles supportrices et un ravito,
cela fait du bien et j'atteins alors le 30éme en 2 h 25, encore une heure me
dis-je : et si je tentais moins de 3 h 25 ? Mmmmm, à voir ...
Je commence à avoir mal aux jambes mais sans plus, je retrouve mon beauf au
35éme et mon dernier ravito avec lui. "On se retrouve à l'arrivée, ok ?"
Oui, oui, mais je ne souris plus beaucoup car je tourne en 5' au 1000 depuis
le 33éme km. Mes 3 h 25 s'éloignent car je pense n'être qu'au début de la
galère.
Arrivée dans le bois de Boulogne, plus de spectateurs (ou vraiment trés peu)
et j'aperçois ceux qui ont déjà fait leur boucle.
36, 37, 38 en 5' 10 maximum. Arrivée au 39ème, dernier ravito avec mes
supportrices mais je ne prends qu'à boire (et un bon coup de fouet au moral
avec leur pancartes et leur bonne humeur) et passé sous les 40, j'accélère à
la limite des crampes aux cuisses. Je sors du bois, il y a de + en + de
monde, j'aperçois l'arrivée, je fonce, double un CAP (porté par 2 amis qui
veut finir) et passe la ligne après avoir battu le pavé parisien pendant 3 h
27' et 10 secondes.
Je finis les 2 km 195 en 9' 20 soit 4'15 au 1000 m. Mon objectif principal
est atteint, l'inavoué m'échappe, dommage.
Après la ligne, la puce et la couverture lustucru, coup de blues, j'ai envie
de pleurer (cela ne m'est jamais arrivé) puis je remonte l'avenue pour
retrouver mon beauf et le remercier de son soutien. Mes jambes me font trés
mal et je suis incapable de m'assoir. Au bout de qqs minutes, je commence à
m'étirer puis le moral revient : mon entraînement a payé mais je veux encore
progressé.Je retrouve les supportrices un peu plus tard dans la cohue, on se
félicite mutuellement, tout est fini, vivement le prochain !!!
Je voulais tenter le negative-split mais là je pencherais plutôt pour un
positive split : 1 h 42 au 1er semi puis 1 h 45 au 2nd.
Au bout de 4 jours, les traces physiques ont disparu , en apparence. J'ai
envie d'aller courir mais parait-il qu'il faut couper un peu. J'attendrai le
lundi suivant pour faire 1 h d'endurance, sympa et vraiment cool.
Dimanche (le 22/04), je dois faire un 10 km avec un ami qui compte faire 44
ou 45'. J'aurais préféré tenter battre mon record perso sur semi mais est-ce
raisonable 2 semaines après le marathon ?
Le bilan de cette course ? Inoubliable, émouvant, plasir, plaisir, rien que
du plaisir.
Merci de m'avoir écouter et bonne course à tous pour ce week-end.
Au fait, bravo Papy !!!!!
Rémi la souris (parce que ça rime et que qq'un me la souffler).
| Compte rendu du Croco : |
Départ de Montpellier le Samedi, puis passage au marathon expo pour le dossard passage au stand de JI, une seule personne personne (un homme donc pas de Sabine :-((, prochaine fois), puis un passage à temps course discussion avec Eric F.) et nous voila dehors à la recherche d'une station de metro pour aller à l'Hôtel. Une fois à l'hôtel préparation du maillot et des boissons, pour info l'hôtel se situe à 800M du départ et le prix est 400Frf par personne(Hôtel de Berri). Mausaise nuit que dis je plus mausaise nuit d'avant course, peut-être que j'étais pas sûr de moi (voir plus tard). Lever 6H, petit dej puis preparation pour aller dans le sas. RDV devant Yves Rocher avec le reste de la troupe vers 8H, et là superbe surprise on doit aller aux vestiaires pour poser la consigne d'un collégue (vous pouvez imaginez l'echauffement), mais bon on est cool on est içi pour se faire plaise. Retour dans le sas vers 8H30, boisson isostar (450ml) pendant les dernieres 20 minutes. Le compte à rebour commencent c'est super génial j'ai la chair de poule, et mes 2 pots aussi (1er marathon pour eux). C'est parti, cool, cool dans ma tête, profite du départ. J'essai de trouver les ballons pour 3h45 (mon objectif avant course), je les trouve et les suis. Passage au 10e en 55', j'ai l'impression que l'allure est un peu rapide mais bon pour l'instant je me sens bien, je continue passage du semi en 1H50, je retrouve un pot et on continue ensemble. Je ne parle pas de la météo et de la pluie. Passage au 22e, petite douleur à la hanche et au genou, et la HOHOHOHO miracle de mon cerveau plus rien dans la tête, mais vraiment plus rien. Envi énorme d'arreter, d'ailleurs arrêt. J'essai de positiver ou de penser à une horde d'animaux furieux qui me botte le cul pour avancer, mais rien n'y arrive. Je me dis qu'il faut essayer de marcher, je regarde mes puls elles sont à 120 Puls. Je trottine, je marche, et cela dure. Aucune envie de souffrir. :-((. Cela dure presque 10 kilos marche, course, marche course aucune envie, pas d'idée positive (C'est là qu'on voit que L'Papy avait raison, mais bon l'experience cela se transmet pas, il faut l'apprendre par soi même ;-))). Puis vint la vision de mes 2 banbins qui sont devant la télé et qui essaie de voir leur papa courrir, et là au miracle du cerveau, larmes sortent d'ailleurs en écrivant ce mail elles reviennent, puis l'envie de courrir revient les jambes sont là les douleurs sont moins genantes. Et je continue, les kilos passent je tourne à moins de 5' au kilo (entre 4'50 et 4'55), dès que j'ai une baisse de régime la vision de mes 2 enfants revient et je repars comme de plus belle. Je passe la ligne en 4h16, chrono en 4h14. J'ai la sensation de pouvoir continuer. Voila je passe la ligne retrouve mes pots qui terminent en 4h et 4h12. Le GROS GROS point positif de ce marathon et que j'ai trouvé l'image positive qui me ferra avancé la prochaine fois. Maintenant j'ai vraiment compris les coups de pieds au cul que L'Papy écrivait souvent lors des interventions sur cette liste. La fameuse pensée positive. J'ai repris l'entrainement par de l'endurance 1 semaine après le marathon, tout va bien, et je me sens grandi de cette épreuve. VIVEMENT LE PROCHAIN..................... Sportivement El_Croco
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