La Fortiche de Maurienne

Compte rendu du Lapouneur

Compte rendu du Toutou
comment vous dire tout ce que j'ai vécu...
pas facile.
je vais plutot vous dire ce que j'ai ressenti.
 
tout d'abord, vendredi après midi, arrivée à Valloire, 
nous retrouvons, Patricia, Maël et moi, nos amis réunionais, 
l'équipe 7 lieues aventures du raid gauloise, 
et enfin le lapouneur et sa charmante biquette...
sentiments mitigés sous le chapiteau de départ : 

- angoisse sourde de ce qui nous attend...
- envie de partir tout de suite pour faire "baisser 
cette pression"...
- joie de revoir d'autres amis traileurs et coureurs 
de montagne rencontrés dans tant d'autres courses de longues 
distances...  

- découverte de nouveaux amis qui ont couru l'anapurna mandala 
trail (la course qui aujourd'hui me fait le plus rêver), revenus de la 
bas avec une lueur d'humanité dans les yeux qui fait plaisir à voir, ils ont 
redécouvert les vertus de la vraie vie ! le monde n'est pas perdu tant qu'il 
reste des hommes comme ça ! ;-)
...
 
la nuit, après la pasta party va être courte, agitée... 
combien de fois vais je me relever pour vérifier mon matériel, la 
liste des obligatoires, mes objets fétiches : mes épingles, mon débardeur 
bleu et jaune... 
non, je n'ai rien oublié, je peux dormir.
 
3h du mat samedi, pas besoin de réveil, je suis déja debout. 
je m'habille en silence, patricia essaie de dormir encore un peu, son 
week end va aussi etre très long!!
 
sensation étrange de rentrer à l'intérieur de soi... 
calmement, méticuleusement, j'enfile tous mes vétements, je 
suis complètement à ce que je fais...
je souris, je repense à cette maxime Zen "quand je bois le 
thé, je bois le thé " !  Ca y est j'ai compris !! Soit 
tout le temps à ce que tu fais, le plaisir est là...
 
je suis prêt, je vais vers le départ, seul dans la nuit 
fraiche, il fait clair, le ciel est limpide... une main prends la 
mienne, c'est maël qui m'a rejoint, il ne pouvait plus dormir et ne voulait pas me 
laisser seul... il angoisse... 
nous voila sous le chapiteau, une agitation fébrile règne et 
paradoxalement une impression de concentration intense me saute au 
visage. nos pensées vont il me semble tous vers le même but... l'arrivée au 
bout d'une idéee, d'une envie, d'un objectif. 
 
le controle des sacs se passe dans un joyeux "bazar". raymond 
ramina essaie sans succès de nous discipliner, impossible, plus personne n'écoute.
 
l'heure avance, un à un les copains arrivent, pierre et ses 
équipiers et équipière (la pauvre brigitte, sa première course 
de montagne, elle, la marathonienne, sera la fortiche, joli challenge) , Nicolas 
(organisateur du grand raid) et Reine May, Bernard et Odile, lapouneur et sandra
Ca y est j'ai aperçu Patricia, elle me manquait déja... ma 
préparatrice mentale est là, tout va bien, je deviens dépendant !!
dernier controle, j'enfile la polaire, je l'enlève, je la remets... tout va bien !!
finalement, je pars en collant long, adidas de trail, short 
sur le collant, carline millet, débardeur "coureur du monde", 
casquette à saharienne amovible (un bien joli produit de chez raid light). mon sac 
est bien plein : couverture de survie, poche à eau de 2,5 l pleine de maxime à 60 gr au 
litre, boussolle, coupe vent gore tex, polaire au cas où, des barres, des tubes 
de gel, le sifflet et le matos de soins, bande et compeed, ca commence à faire du poids...
mes 2 batons, mes mitaines de vélo.
 
nous nous retrouvons dehors, c'est l'heure du départ... 
derniers bisous, derniers sourires, dernières poignées de mains, ca 
rigole mais l'atmosphère est lourde de tension accumulées...
5,4,3,2, 1, feu nous voila lachés.
va falloir avancer maintenant. il fait froid (0 ° à valloire, -8 au col de la plagnette).
 
je suis rapidement chaud et détendu, une longue, très longue journée commence !!
lapouneur me rejoint : il parait que je suis parti vite... je 
m'en suis pas aperçu, je suis bien, déja le col des rochilles se 
profile à l'horizon dans un soleil levant magique...
une première grosse cote... le lac des cerces, il gèle, le sol 
est glissant les nèvès scintillent... des instants hors du temps, 
hors du monde... je suis contemplatif.. je suis seul... je suis 
heureux...
le col de la plagnette 2530 m (déja 1150 de D+ et 12 k). la 
combe qui redscend vers le col des 3 croix est splendide, dans sa 1ère partie, 
plusieurs fois nous traversons un  torrent, les rochers sont couvert 
de glace, je glisse une fois et plonge la jambe jusqu'à mi mollet dans 
l'eau glacée, ca réveille !! la 2éme partie est bien moins sympa, une large 
piste cassante... rien à dire. la remontée vers valmeunier commence, de longues 
séries d'escaliers inégaux, une piste nous amène vers la station ou un ravito 
nous attends. Maël m'attends sur le bord de la piste, Patricia me passe les 
nouvelles provisisons de course que je lui demande. Pierre gagnère me 
rejoint, Lapouneur aussi, nous repartons quasiment ensemble mais rapidement 
chacun prend son rhytme, la montagne l'exige... à vouloir suivre le rythme 
d'un autre, on se "casse " rapidement....

la longue montée vers le col des marches est bien entamée.
je repense à cette expression latine "Carpe diem", "Cueille le 
jour" et en effet, je le cueille, je le goute, j'ai choisi et j'assume, 
tout va bien...
nous sommes des privilégiés de pouvoir ainsi utiliser notre 
corps comme nous l'entendons, sans autres limites que celle que nous 
nous sommes fixés.
 
Cathy Freeman l'a tatoué sur son bras : " 
 'cos i'm free" .
et c'est bien de ça qu'il s'agit, d'une de ces dernières 
libertés que nous laisse notre société aseptisée, policée, 
réglementée, controlée, assurée...
ici rien de tout ça, je suis libre et j'en profite....
je pense aux miens, à ma femme, à mes fils... 
merci d'être derrière mes folies, mes impulsions et de m'aider à les vivre.
 
voila le passage du col encore 1240 m de D+ . la descente vers 
bissorte commence, des névés nous offrent quelques glissades rafraichissantes, 
des joies d'enfant qui dévalent des pentes ennneigées. je suis resté un enfant 
et espère le rester encore longtemps.
déja la montée vers la crête des bataillères est devant moi.
vers la fin de la montée, des crampes sur l'avant des cuisses 
me causent pas mal de soucis !!
le comble : c'est bernard un réunionnais qui me dit de me passer de la neige sur les cuisses... et il a 
raison, les crampes passent rapidement et la longue descente vers Modane 
commence. il est 13H34, j'ai parcouru 50 k et 3110 m de D+.
je sais que je vais revoir la famille à val fréjus, je ne suis 
pas au mieux, je doute... "carpe diem", mais je suis moins lyrique, pour 
l'instant je suis mal; mon genou droit est très douloureux. je descends en crabe 
pour le soulager... je commence à penser à m'arrêter. je dois etre en forme pour le GR5 !!
 
je repars de valfréjus avec Nicolas et Reine May, ca refait un peu de moral.
la traversée de modane n'est pas des plus agréable, ma 
décision est prise j'abandonne à Avrieux, au point éliminatoire avec médecin.
dans la longue portion faux plat montant vers ce ravito, je 
réfléchis... je n'abandonnerai pas en arrivant mais simplement après avoir vu 
les kinés, j'ai l'impression que ce sont les muscles qui souffrent et non 
l'articulation du genou. il doit y avoir quelque chose à faire....
 
à avrieux patricia et maël m'attendent pour m'accompagner 
jusqu'au médecin : tension 13/??, glycémie 1,67, j'ai perdu 3kg.. de ce coté là, ca va.
je me présente aux kinés, je leur explique. de leur efficacité 
dépend la suite de ma course. je me retrouve entre les mains de 2 
kinés aux mians magiques.
après 10 min sur leur table, je me sens bien mieux.
Kévin m'a dit au tél tous les espoirs qu'il met en moi, je ne peux pas ne pas tenter !!
Tous vos appels, tous vos soutiens me regonfle....
je mange une assiette de pate et ma décision est prise. j'en 
parle à Patricia, je vais jusqu'a Bramans et si ca passe, je vais 
jusqu'au bout. 
dans cette portion il y a de tout, du plat, de la montée et de la 
descente. un bon test. si ca coince, cligno à droite et je rejoins l'arrivée en 
voiture pour voir les copains.
ma préparatrice est d'accord, GO!
 
j'arrive à bramans en bon état, je continuerai donc....
(80 K et 3700 m de D+)
il est 21 h 00

la nuit va etre longue, j'ai un peu oublié "carpe diem", je sais 
que je dois avaler le "monstre" qu'est le mont froid 1800 m de D+ d'une seule 
traite, sans aucun replat...
surtout que le co-organisteur traceur, thierry mermoz, nous y a tracé une 
directissime de chez directissime, droit dans la pente !!!
il me dira après la remise des prix qu'il s'en ait beaucoup voulu, il a 
participé à la course (il finit 3ème), la trace qu'il avait voulue 
pure était vraiment très difficile.
 
l'année dernière, j'ai mis 1h45 pour sortir du mont froid avec mon ami 
xavier, cette année il me faudra 3 heures pile, tout seul tout le long 
pour avaler cette  terrible montée...
comme le dit raymond ramina, la course commence avec le mont froid... pour 
moi l'aventure ne fait que continuer, j'aime la nuit... et là, je suis 
gaté, une limpidité que rien ne vient troubler, les étoiles scintillent (j'ai 
même vu Miss Pao - private joke), la voie lactée brille de tous ses feux. j'ai 
même surpris quelques étoiles filantes ! un régal !
quelques uns de vos appels téléphoniques me surprendront, essouflé, fatigué 
mais heureux d'etre la ! vous m'avez bien aidé. 
ah! si seulement tous les gars du monde voulaient se donner la main...!!!
pendant un grand moment yannick Noah m'a accompagné : 
"...j'entends la voix des sages et je chante avec eux..."
j'oubliais, dans la montée, j'ai délivré un mouton coincé dans un grillage 
électrifié, ca pique !!! il n'a pas demandé son reste et se demande peut etre 
encore pourquoi ce toutou était là.
je garde l'image sublime de ces lucioles nous tracant le chemin droit 
dans la pente et qu'il ne faut pas perdre de vue, la nuit est si noire !!
 
la crète me laisse le temps de changer mon message sur le portable et de 
vous avertir que je suis sorti de cette bosse.
jusqu'à 13 h je ne pourrais plus vous entendre, mais je sais, je sens qu'il 
y a du monde avec moi.
 
la courte descente vers le col de solliéres me rapproche d'un 
ravitaillement fort sympathique. à une heure aussi tardive, dans 
un froid intense, une bande de bénévoles généreux nous attend avec des 
couvertures. un grand feu de bois flambe. au moment ou je m'y trouve, un groupe de 
coureur est en train de manger les cotelettes et les saucisses qu'ils s'étaient 
préparées... 
pour un peu je me coucherais, les yeux mi clos à savourer l'instant... 
"carpe 
diem" est revenu !!
et puisque je suis libre, je vais repartir courir les chemins et sentiers 
pour aller au bout de mon objectif, "cos' i'm free".
 
à ce moment de la course, il y a un changement, le col des randouillards 
étant vraiment trop dangeureux, nous sommes contraints de redescendre 
par les pistes de ski jusqu'à environ 2000 m d'altitude. la prochaine 
remontée fera donc 700 m au lieu de 300, une paille !!!
 
la longue remontée vers le fort de la turra commence par une 
piste forestière bien monotone. après une montée directe et une 
traversée déversante à souhait, le point de controle m'apparait, pas un bruit, seul le feu 
brille, à mon approche, un jeune sursaute et s'extirpe péniblement d'un sac de 
couchage. c'est vrai qu'il fait vraiment froid... quand on bouge pas et que l'on 
attend l'arrivée d'hypotétique "fadas"  lancés dans une course de 
"fadas" comme me l'a dit en anglais approximatif, un allemand que je rattrapais : "it's 
crazy run for crazy runner made by a crazy boy !"
 
il me reste à aller vers le pas de la beccia que tout le monde annonce 
comme périlleux. le passage des barres rocheuses, dans l'état de fatigue dans 
lequel je me trouve, me semble fort long et périlleux. je trouve même que 
l'organisateur a du "culot " de nous faire passer par là... mais enfin 
patricia et maël m'attendent à savalin et j'ai vraiment hate de les voir.
j'arrive au petit jour à ce point de controle, il est 5h35 lorsque je 
réveille patricia qui dort dans la voiture, nous entrons ensemble sous 
la tente du controle, maël s'est endormi sur un lit de camp, veillé, 
dorloté par une équipe de gens du cru au service des coureurs depuis hier après midi....
 
il ne reste plus qu'une derniére bosse et j'en aurais fini....

je me restaure, reprend un peu de chaleur humaine, d'amour et 
je me sauve, le confort est difficile à quitter. dans l'entrée de la 

tente,  je croise mes amis du raid gauloise, il sont ensemble 
depuis Bramans et semblent bien fatigués. l'impression de solidarité qu'ils 
dégagent fait plaisir à voir.
 
la montée à pattacreuse se fait dans une espèce de cheminée où 
beaucoup poseront les mains tellement la pente est grande. heureusement 
il n ' y a que 300 m de D+.
un nouveau replat puis la longue crète jusqu'à malamot, 
point culminant de la course à 2900 M. plus rien ne peux m'arrêter, 
je sais que je ne suis pas encore au bout de mes peines mais je sens déjà 
l'écurie. le soleil se lève sur le lac du mont cenis et la vue est grandiose. 

 
la longue descente jusqu'au barrage m'est très pénible. les 
névés du début de la descente ne m'amusent plus, je ne glisse 
plus, mes muscles sont trop raides.
au détour d'un rocher, un chamois aussi surpris que moi de 
notre rencontre me subjugue par son démarrage et sa facilité à 
courir en pleine cote... "court chamois, court..."
 
je sais que je dois retrouver mon assistance au pied du 
barrage et du plus loin que je peux, j'essaie de les apercevoir.
ca y est c'est eux, je les vois. nous traverserons le barrage tous les 3 ensemble 
et maël va m'accompagner dans la dernière partie. il y a encore 5K et 300 m de 

D+.
 
je commence à regarder la montre... et si je finissais en 
moins de temps que le grand raid... allez Maël, aide moi , on accélère...
le fort de ronce est là tout proche, il faut le contourner, je tremble, 
j'ai froid, je suis bien...
dernier pointage, il est 9h55...
plus qu'une légère descente, mes yeux piquent, je crois que je pleure, j'ai mal, maël me 
donne sa main, les haut parleurs m'encouragent... Patricia est là !!
j'ai vraiment une boule d'émotions au fond de la gorge, c'est dur mais c'est beau, c'est 
bon, j'y suis arrivé.
raymond ramina m'attend les bras ouverts, comme il attendra tous les arrivants... un drole de mec !!
 
29 H 08, environ 120 k et environ 8000 m de D+ plus loin !! 

je fait partie des privilegiés qui peuvent s'offrir ce genre de ballade... 
merci la vie, merci les miens !
"carpe diem"...le plus longtemps possible, 
comme s'il s'agissait simplement de le vouloir et  " 'cos i'm free"... 
et je compte bien le rester !!! 
 
Voila, c'est fini, je pars ma polaire finisher sous le bras 
vers les kinés, je tiens à les remercier de m'avoir remis en état 
à Bramans. le massage qu'ils vont me prodiguer ne me rendra pas mes jambes de vendredi 
mais ils font un boulot remarquable....
 
 
 
Et bien voila, je vous ai tout raconté...
 
merci à vous tous.
 
A+
l'toutou
CR du lapouneur
	Cela fait plus d'une semaine maintenant que je suis tombé dans les bras de
Raymond Ramina au bord du lac du Mont Cenis, j'ai refait le parcours
plusieurs fois et je n'en reviens toujours pas.

	Cette course commence en 2000, en rentrant de mes vacances pyrénéennes et
de la course du Canigou, je fait mon CR et lis celui du Toutou et de la
Linotte: voilà ce que je veux faire!! Courant mars dernier j'épluche les
calendriers de course et demande des renseignements à plusieurs
organisateurs, je suis tenté entre la raison (6000D) et la folie (Fort'iche
ou Mercantour). Le Toutou semblant partant pour remettre le couvert sur la
Fort'iche je me lance sur ses traces. Ma Biquette s'associe à ma folie en
m'offrant l'inscription pour mon anniversaire.

	Je ne suis pas anxieux pour affronter ces 115 Kms et 7200 m de D+ mais je
vois bien que mon entraînement n'est pas au top, mais en Normandie les côtes
ne sont pas légions!
Nous partons début juillet pour La Bourboule, le programme de ces vacances
est rando ou 40' de course en alternance un jour sur deux.
La première côte en courant me fait craindre le pire, j'explose après 300m
et moins de 30 m de D+. Enfin il me reste 2 semaines pour travailler les
montées en rando et en course.

	Mardi 17 juillet, nous plantons les piquets de notre tente au camping de
Valloire, et je passe un coup de fil au Toutou. Rendez vous est pris pour le
lendemain, une rando vers la crète des Bataillères avec des amis réunionnais
et hautes savoyardes du raid gauloise.
Rando tranquille et bonne enfant malgré un temps de chien. Nous en profitons
pour découvrir le balisage: d'horribles flèches oranges taggées sur les
rochers, dommage de n'avoir pas renforcé le balisage déjà existant du GR,
mais il parait que c'est un projet pour l'an prochain.

	Vendredi 20 juillet, récupération du dossard, je me sens tout petit malgré
mes 1m87, devant moi un coureur bulgare montre son certificat médical et ses
"diplômes" d'ultra marathon: mon dieu! que suis-je venu faire dans cette
galère? Mon état d'esprit chute encore d'un niveau devant la carte du
parcours, ma Biquette est quant à elle plutôt confiante, merci!
	La pasta party du soir, nous réunis tous. Sous une tranquillité  et des
sourires de façade, on devine que chacun plonge en lui même pour se donner
la force de passer une bonne nuit, se mettre dans les meilleures conditions
possibles pour la promenade du lendemain.
	21h30, dodo, la nuit fut brève mais de qualité, à 2h45 je m'extirpe de mon
chaud duvet pour me mettre en cuissard court et T short en carline, dehors
il fait -2°, je met une polaire en plus. Sandra dors, je ne la réveille pas
malgré sa demande d'hier au soir.
	En partant, petite pause aux toilettes où je croise notre voisin de camping
surpris de me voir ainsi accoutré en pleine nuit. Il se demandera même le
lendemain s'il a rêve ou non!
	3h00, je suis au petit déjeuner sous le chapiteau de Valloire, l'ambiance
est studieuse sous l'œil inquisitoire de la caméra de France 2. La
tranquillité de la veille a disparu chacun vérifie qui le contenu de son
sac, qui se pommade, qui passe son temps aux toilettes, l'anxiété est
palpable.
	Vers 4h00, je retrouve mes acolytes pour la vérification des sacs et
l'attente du top départ. Raymond Ramina en bon militaire nous demande de
coordonner nos montres pour le départ, personnes n'a la même heure que lui,
enfin un sourire bon enfant sur nos visages.
	4h55, il faut rejoindre la ligne de départ.
	5,4,3,2,1 TOP! le peloton s'élance, Toutou me l'avait dit: "je partirai en
marchant, c'est pas très dur alors on peut se laisser entraîner et le payer
plus tard", j'applique ses conseils et le vois qui pars en courant!

	Nous y voilà, c'est parti, plus le temps de penser à autre chose.
Il fait froid, il fait nuit! nous avons chaud au cœur et une envie grande
comme ça  d'y aller.
	Bizarrement je ne me souviens que difficilement de cette partie de la
course. Si cela me reviens, j'ai laissé, comme beaucoup de monde ma frontale
dans mon sac pour la mi-course. Heureusement le chemin n'est pas trop
difficile, rapidement je double Reine-May et Nicolas (des copains
réunionnais) et retrouve le Toutou. Nous attaquons ensemble le raidillon
vers le col des Rochilles. Je m'arrête pour prendre une photo de ces crêtes
autour de nous qui s'illumine alors que nous sommes toujours à l'ombre et au
froid. Cette pause artistique permet au Toutou de s'envoler  devant moi de
quelques dizaines de mètres. Je suis content pour lui, même si secrètement
j'aurais aimé rester à son contact et profiter de son soutien moral et de
son expérience, mais ses doutes semblent partis tant mieux, vas-y fonce
José!
	Au col (2496m),1er ravitaillement, je vois derrière moi Reine-May et
Nicolas, je les attends et nous partons ensemble pour le col de la Plagnette
(2530m), le chemin est gelés, les rochers très glissants je rattrape de
justesse Reine-May qui partait en glissade vers le lac en contre bas. Nous
franchissons ensemble ce 1er sommet de la journée. La descente est entamée
par un névé où je marque le chemin et guide mes comparses réunionnais. Le
sol est toujours gelé, les torrents sont omniprésents, mais que le paysage
est beau!!
On récupère rapidement une route d'exploitation - piste de ski qui descend
lentement sur les hauts de Valloire, là quelques coureurs manquent le chemin
qui coupe quelques lacets, je les rappelle. Nous retrouvons ainsi Bernard
(un ami à R-M et N) qui était parti sur la route.
	Nous arrivons à 4 au 2d ravitaillement. Là j'aperçois un coureur italien
qui dans la descente a glissé sur un névé et s'est ouvert le front, les
secouristes lui mettent un bandage des plus impressionnants.A partir de
maintenant, il faut émarger à chaque point de contrôle. Je viens juste de
signer que mes partenaires sont déjà repartis vers d'autres cieux.
 NON!!! je ne dois pas partir sur leur trace, je prend le temps de me
restaurer et de souffler, je tombe la polaire. Je repars tranquillement vers
le col des trois-croix (Km 26), je suis en pleine forme, mon esprit
vagabonde sur les paysages, je tente d'imaginer le retard, certainement
conséquent, sur José... Que la descente sur Valmeinier est longue sur cette
route forestière. Jamais content!! Je profite de ce passage pour doubler
quelques concurrents. Sur la route qui nous remonte sur le village de
Valmeinier j'aperçois les 3 réunionnais de tout à l'heure, je gagne du
terrain sur eux!! Au détour d'un virage une copine avec un appareil photo,
elle est surprise de me voir aussi près des premiers ( de notre groupe) et
me trouve en pleine forme.
Pendant la montée vers la station de Valmeinier et le 1er gros
ravitaillement, je rejoint un légionnaire qui ne semble pas être en grande
forme (il abandonnera dans la montée du col des marches, un truc dans le
dos?) et nous pestons ensemble contre les escaliers.
	Grande surprise au ravitaillement: José est là!!avec femme et fils, à
moitié nu, mais là! Il se changeait! Patricia me demande de mes nouvelles et
tente de téléphoner à Sandra qui n'a pas voulu me suivre sur le parcours.
José m'annonce être en forme et avoir trouvé pourquoi il était là.
	Après mettre sustenté, je pars dans la longue foulée du Toutou. Le principe
est simple, il faut suivre les pylônes du télécabine, donc un mur à prendre
plein pot, pour rejoindre le GR. Je laisse immédiatement José partir à son
rythme. Dans ce raidillon, deux coup au moral me frappe: j'ai perdu ma
casquette dans la première partie du parcours, mon appareil photo n'est pas
à sa place je pense l'avoir oubliais au ravito! j'hésite même à faire demi
tour (je ne pensais pas être aussi fragile psychologiquement à ce moment de
la course). De plus, la chaleur est à son comble, j'ai un méga coup de
bambou, je n'arrive pas à monter, je me fait dépasser par une vingtaine de
personne. Je cherche au plus profond de moi quelque chose pour continuer:
rien!! je fais ma énième pause dans cette montée vers le col des marches. Je
décide de faire des portions de montée d'une cinquantaine de mètres puis de
faire une pause. Allez, maintenant jusqu'au rocher après le virage! Oui,
réussi, maintenant encore deux lacets et la pause! etc...
	Vers le sommet, je retrouve les motards avec qui je parle 30 secondes, des
randonneurs me sorte leur bouteille et m'offre de boire une gorgée, je n'ose
refuser malgré ma poche à eau dans le dos, "reprenez en encore! vous en avez
besoin pour finir votre exploit!!" C'est bien plus que de l'eau qu'ils m'ont
donné ces messieurs, il ne peuvent pas le savoir mais il m'ont offert la fin
du col des marches.
J'y suis! 2725 mètres d'altitude, 40 Km de couru! Que c'est dur!!!
je signe et regarde les temps, je viens de perdre 25 minutes sur José dans
cette montée!!
	La descente vers le lac de Bissorte est relativement rapide, je m'offre
même un névé en glissade pour le plaisir. Oui mais ce plaisir n'est que de
courte durée (~35 minutes) déjà il faut se remettre en marche vers la crête
des Bataillères (2804m).
	J'utilise la même technique que pour finir le col des marches, je monte par
petites étapes. C'est toujours aussi dur, mais je m'accroche. Une pause pipi
et on repart! Mais voilà que pour corser mon affaire un autre besoin naturel
se fait sentir!! Je n'ai rien pour le satisfaire dans mon sac à dos!
	Je peut vous dire, que  la fatigue, le manque de pèche et ce nouveau
désagrément cela ne vous amène à penser qu'à une chose: abandonner! De
toutes façons il faut passer la crêtes des Bataillères, j'y suis enfin.
Maintenant la descente vers Valfréjus, je reconnais le chemin, c'est celui
de la rando de mercredi, mais je n'arrive pas à regarder le paysage je ne
pense qu'à 2 choses, mes jambes douloureuses et cette envie d'aller aux
toilettes.

		Valfréjus!! Que voici un nom synonime de fin de Fort'iche pour de nombreux
coureurs. Heureusement que sandra ne suivait pas la course, car la voir là
avec la voiture aurait été une tentation bien trop grande pour moi.
	Enfin, j'arrive et vois Maël et Patricia qui me demande ce que je vais
faire: "je vais aux toilettes et je vous réponds après", je file dans le bar
à côté me soulage en y prenant un plaisir incommensurable, ressors du bar et
réponds "je repars! je verrai bien à Avrieux!"
Pendant que je prends mon temps pour me ravitailler je suis rejoint par deux
camarades de jeux qui m'avaient déjà doublé dans la montée du col des
marches et que je n'avais pas redoublé depuis. Ces messieurs avaient été
faire un tour au refuge du mont Thabor, soit un détour de quelques
kilomètres.
	Nous faisons ensemble la descente sur Modane. Au ravitaillement  en bas
nous demandons des yaourts ou du riz au lait, il n'y en a pas, mais une des
bénévoles nous récupères des petits suisses destinés à ses enfants, sans
scrupules nous les dévorons. Ce petit geste  nous fait le plus grand bien,
mais à chaque contact avec les bénévoles, depuis la remise des sacs jusqu'au
pot d'après course, il y a toujours eu un contact humain très fort: des mots
d'encouragements, des marques d'attention. La montagne a été très belle
durant cette course, mais la chaleur des bénévoles a été sans limite, merci
encore à eux!!!
	Dans la traversée de Modane je perds mes compagnons, ils vont trop vite
pour moi. Commence ici, la partie la plus plate et paradoxalement la plus
pénible de la course, remonter les rives de l'Arc jusqu'à Avrieux et le
point de contrôle de mi-course, le tout en plein soleil. Je suis rejoint
pour la xième fois depuis le départ par un coureur réunionais, ça tourne
présque à la plaisanterie entre nous sur cette course en accordéon que nous
faisons.
	J'arrive dans la salle d'Avrieux et grande surprise: toute l'équipe est là!
José me demande si je continue:"je suis venu pour voir les forts, je les
passe et après on voit", pendant que je vais passer le contrôle médical,
tout ce petit monde repars.
	Prise de tension: 11/7, comme au repos ou presque, glycémie: 1,7, perte de
poids:1,9Kg, "Ca ne m'étonne pas vous avez une bonne tête!" me dis cette
charmante docteresse! Massage, protection des ampoules, pâtes, compote,
chaussettes propres, et Zou! je repars, j'aurais mis 13h50 pour ralleir ce
1er point  de contrôle.

	Je me sens en forme, je monte en marchant vite sur le fort Victor Emmanuel,
descent plus tranquillement sur le pont du Diable (150 mètres de trou en
dessous) et montée vers la redoute Marie-Christine. Je repars avec un
concurrent allemand par le tunnel sous la RN, au milieu demi tour j'ai
oublié mes bâtons de randonnée. Je repars toujours en pleine forme, mais je
suis un marquage qui n'est pas le bon (traçage pour EDF ou France Télécom),
je ne m'en rendrai compte qu'après un très long moment et un dénivellé
positif assez marqué. J'arrive à Bramans il fait nuit et j'ai 40 minutes de
retard sur l'Allemand de tout à l'heure. Je repars pour l'ascension du Mont
Froid (1880m de D+ sur 5Km) en companie de mon comparse réunionais.
	La montée commence par un chemin en sous bois vers un premier
ravitaillement, nous décidons de monter ensemble cet épouvantail.
Rapidement, cela devient un chemin de croix pour mon camarade pris de
vomissement, j'arrive à le faire continuer jusqu'au ravitaillement où il
décide de jeter l'éponge. Cela me fait un coup au coeur, mais il faut
repartir surtout que devant moi à 5 minutes il y a un groupe de 3 coureurs.
Je profite d'une portion sur une route forestière de faible dénivellé pour
accélérer et les rattraper: ils sont trois, un couple Philippe et Marianne
accompagné d'un coureur italien roberto (?).
	La montée dans la forêt n'était pas de tout repos mais là cela devient de
la folie, il faut prendre pleine pente vers le sommet, il n'y a plus de
chemins seulement des lumières vertes de loin en loin. Heureusement que nous
avons fait cette escalade de nuit,je pense que voir l'ensemble du parcours
nous aurait clouer sur place. Nous sommes un groupe de 4 au départ de la
montée, nous serons  un groupe de 4 au sommet. Nous ferons tout notre
possible pour aider Marianne qui semble vraiment au plus bas. De devoir
aider quelqu'un dans ce mur me fait oublier mes propres problèmes, ou
presque. J'ai vu des photos des premiers dans la fin de l'ascension de ce
mont Froid, il sont à 4 pattes par momment!!!!
	Nous y sommes, nous faisons une dernières pause devant la plaque
commémorative du sommet, cela fait 5 heures que j'ai quitter Bramans, 5
heures que j'ai sué sang et eau, 5 heures que j'admire ce ciel sans lune, 5
heures où je me dis :"si tu passes ça, tu finis".
	La descente est courte et rapide vers le col de Sollières.

	Le col de Sollières, au milieux de la nuit me laisse un souvenir ému. Un
grand feu de bois, des couvertures pour se réchauffer, un thé bien chaud,
Ahh! que le bonheur tiens parfois à peu de chose. Sont là aussi un coureur
américains qui se réveille de quelques heures de sommeil, un autre qui a une
tension trop faibles pour pouvoir continuer.
	Mes camarades de montée partent rapidement avec un groupe qui nous avait
doublé dans cette même côte. Je prend mon temps, rien ne sers de courir, il
faut se reposer à point. 4 à 5 minutes après ce groupetto je me lance, le
chemin est sans difficulté aucune. Il s'agit d'une route forestière qui nous
mène au pied de la montée vers le Pas de la Beccia. Je remonte le groupe,
retrouve Marianne et Philippe en tête, mais ils ne veulent pas suivre mon
risque, ils ont peur de se faire mal, je les laisse. Si seulement il y avait
eu de la lune, j'aurais pu courir, mais là c'est beaucoup trop dangereux.
	J'arrive en bas d'une piste de ski, un feu de bois, une tente, une table de
camping pleine de bouteilles vides (Coca, eau...), un duvet où dors
quelqu'un et plus loin une lampe verte. Il s'agît d'un point de contrôle ou
d'un campeur? Je regarde de plus près et vois une chemise où sont rangés des
papiers, je me risque, j'ouvre et vois le listing des coureurs: il s'agît
bien d'un point de contrôle, je tente de réveiller le responsable, mais son
chien monte la garde quand je m'approche trop il se met à grogner. Cela
suffit à tirer des bras de Morphée son maître. Il s'excuse de s'être endormi
mais cela fait plus d'une heure qu'il n'a vu personne. Je l'excuse très
facilement il doit être entre 4 et 5 heure du matin et tenir éveillé en
pleine forêt seule depuis l'après midi, c'est un exploit.
	Je pars vers le Pas de la Beccia (2117m), je suis seul sur ce chemin avec
le jour qui accepte de guider mes pas. Peu avant ce Pas pause au fort de la
Turra, l'antépénultième je tiens le bon bout, je fini ma pause et vois
arrivé Marianne et Philippe, je décide de repartir avec eux vers le Pas de
la Beccia. Là en plein courant d'air nouveau pointage et j'aperçois au fond
Savalin et la deuxième barrière horaire, il faut une heure de descente
d'après notre commissaire de course. J'attaque tranquille, je ne veux pas
prendre de risque, surtout qu'il y a encore la montée sur Malamot à
enchaîner. Quelle est longue et pénible cette descente (1h30), mais je ne
suis pas assez lucide pour me rendre compte de l'écart entre le temps
annoncé et celui réalisé. Cette erreur ce reproduit à Savalin, où demandant
le temps de parcours restant (15 km et +1200m de l'arrivée) on me dit 3
heures, repartant du point à ~8h20, je me vois au repos pour 11h30, de plus
on me dit que l'arrivée est fixée à 14h donc 2h de bonus!!! Je ne m'inquiète
pas, je SAIS que j'ai gagné mon pari.
	La montée vers le fort de Patacreuse, est dure, en pleine pente. Philippe
et Marianne qui sont parti avant moi de Savalin creuse l'écart et me mine le
moral, mais je m'accroche, il FAUT que je m'accroche, je me retourne, que
les tentes de Savalin sont petites. J'arrive au fort c'est plat, ça va
descendre!! NON, il faut encore monter le long de la crête, je n'ose
imaginer certains passage de nuit avec seulement une frontale et le trou à
droite, et le trou à gauche. Allez, il faut atteindre ce pylône très haute
tension qui défigure ce superbe paysage. C'est long, mais ça devient bon,
j'y suis! Il faut descendre par des névés qui recouvre la route, je ne
prends pas de risque mais je ne traîne pas non plus, me semble-t-il. Le
ravitaillement de la descente, il est 11 passé et l'arrivée est bien à 13h
pas à 14h. Je poursuit la descente par le tracé et non par la route plus
facile mais plus longue. Mon choix est le bon je rattrape et double le duo
Marianne-Philippe qui lui suit la route.
	Là, c'est bon je suis au point de contrôle avant le barrage, je ne me sens
plus, je trottine vers le barrage, j'y suis, la course est fini! Ce ne sont
pas 5Km avec 300m de D+ qui vont m'arrêter, je passe donc le pont en
marchant vite. La montée vers le fort de Ronce me déçoit, je m'étais préparé
pour un tout droit dans la pente en sortant du parking du lac, mais non pour
une fois il faut prendre un sentier qui fait un long détour. Mon
découragement se voit les responsable du point de passage sur la RN6 me
remotive et marche avec moi sur  quelques centaines de mètres.
	Le cerveau c'est mis depuis quelques temps déjà en mode: "peu importe le
classement et l'allure il faut terminer" aussi je regarde me doubler un
concurrent qui ne fait que marcher un peu plus vite que moi, il me demande
de le suivre, non impossible. Puis le choc je regarde ma montre il est 12h15
et je ne suis toujours pas au fort de Ronce, j'accélère un peu arrive au
fort et fait la descente en courant vers l'arrivée.
	Au détour d'un virage, j'aperçois un chien, c'est le mien! je le siffle, il
me fait la fête et manque de me faire chuter à 500 mètres de la ligne, je
repars fait un signe à Sandra et Patricia qui m'attendées, elle me dise de
faire attention dans la descente que j'ai fini de toute façon. Non je
continue, j'ai trop envie d'en finir de passer cette maudite ligne qui me
nargue depuis ce matin de bonne heure.
	J'entend les encouragements des copains, mais je ne les vois pas, je passe
la ligne et tombe presque dans les bras de Raymond Ramina qui me félicite,
je le remercie pour sa course prend la polaire et marche encore un peu.

	Je ne me rend pas compte de ce qui m'arrive, mais tout le monde à l'air
très content pour moi, me dit que j'ai fait un truc super, mais je n'arrive
pas à être à la hauteur de leur joie pour moi, j'ai peur de les avoir déçus,
d'être paru bien terne maintenant. Par contre je ressent une grande joie
quand mon couple fétiche arrive juste à la limite du temps final, je leur
tombe dans les bras.

	CONCLUSION:
	1	c'était dur, mon entraînement n'était pas suffisant.
	2	Quel pied.
	3	Je n'ai que 2h 40 de retard sur José à l'arrivée, alors qu'il part 20
minutes au moins avant moi d'Avrieux que je  perds 40 minutes sur des
chemins détourné avant Bramans, que je mets 5 h pour faire le Mont froid
contre moins de 3, et enfin que je fini en marchant alors qu'il finit en
courant avec Maël, Où ai-je été plus rapide que lui????
	4	Je suis surpris d'avoir bouclé plus de 100 bornes et un grand raid alors
que la Linotte non.
	5	De retour au camping, les voisin au courant de ma course m'ont fait une
ovation. En 2 jours tout les campeurs étaient au courant de mon exploit.
	6	Je ne savais pas que notre Toutou faisait une course avec téléphone de la
ménagerie, mais je suis sur que cela a fait beaucoup pour son moral et son
chrono.
	7	L'année prochaine, je serais peut-être au départ d'une autre course de
fou de ce style, mais pas sur la Fort'iche, il faut varier les paysages, la
fraîcheur d'esprit est très importante.


Les Chronos:
	le premier : Jans LUKAS, un membre de l'équipe d'Allemagne de 24h, il
boucle le parcours en 17h18!!! (au printemps il a fini 2e du championnat
d'Europe de 24h avec 268Km)
	la première femme: Julia Alter, une autre allemande, elle est 25 au scratch
avec 25h 52. Elle était au camping de Valloire le lundi matin, j'ai préfèré
être à ma place qu'à la sienne, je marchais relativement bien après une nuit
de sommeil.
	Le premier zanimal : José Toutou, 53e en 29h 08.
	Le dernier zanimal : Votre serviteur 67e en 31h 47.
	Les derniers de la course: Fabienne et Michel Plantaz 74e et 75e, main dans
la main en 32h.

	75 arrivant sur 143 partants!!

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