Les 24 heures du Papy à St-Fons

Papy en pleine action

Sommaire :

0/ Les images, sons et vidéos

1/ Le 24h par la ménagerie

2/ Etiquette de champagne commémorative

3/ Le 24h part I

4/ Le 24h part II

5/ Le 24h part III

6/ Le 24h part IV

7/ Le 24h part V

8/ Le 24h part VI

Les images, sons et vidéos

Le Papy apparait trois fois dans la video :

Le 24h par la ménagerie

***** Flash info n°1***** 24H du Papy

Bonsoir,   Come promis je vais essayer de vous tenir au courant des tribulation de l'avatar n° 574 du neurone fripé sparnacien !   Ce soir notre papy était en train de se reposer dans sa chambre tranquillos en attendant d'aller se restaurer ;-) Pour l'aider à se motiver, les lyonnais ont tout prévu... froid et vent... Comme ca si jamais l'idée lui a passé dans le crane d'aller faire un p'tit footing d'échauffement... il retera chaudement au repos dans sa chambre !    voilà pour ce soir... Globalement, tout va bien !   il ne nous reste plus qu'à lui saouhaiter une bonne nuit sans PDT jusqu'à demain matin...    Quand à moi, je vous retrouve demain matin pour le flash n°2 et  vous communiquer les objectifs "non avoués" du papy ;-)))  

***** Flash info n°2***** 24H du Papy

Après, une bonne petite nuit, je vais enfin vous délivrer les objectifs de not' papy   je vous copie tel quel son mail  

[mode copie on]   salut vite fait car speed... Objectif à mettre sur la liste samedi soir... 180 minimum pour les championnat de france... 200 pour être bien content... Et plus de 205 pour battre le record de Champagne  !!! Arf !!! A+ Et bon trail du cul de l'enfer... L'Papy_ki_sen_va_à_lyon  
[mode copie of]  

A suivre dans notre prochain flash d'infos cet après-midi (ben oui, j'ai un canal direct avec lyon ;-)))))))))) 

l'electron_attaché_de_presse_du_papy

***** Flash info n°3 ***** 24H du Papy

Bonjour,   Un petit point après presque 4 heures de courses.    Au moment de faire le point, not' papy terminait son 61ème Km pour 5h55 de course Bon... on évite tous de faire une simple mutiplication qui mathématiquement le porterai à plus de 240km ! On évite... ...non! non! n'insistez pas, je ne me livrerai pas à ce genre de calcul ;-)   Globalement son toutou de coach m'a dit que ca allait plutot bien, point confirmé par le papy lui même (que j'ai eu le privilège d'avoir 10secondes au téléphone pendant son ravitaillement) qui disait que c'était un peu dur ! En language papy, ca veut dire que ca va ! ! !   Par contre les conditions météo ne sont pas fameuses. Beaucoup de vent et une température suufisament basse pour que le papy ai déjà enfilé la tenue (polaire ) qu'il avait prévu pour la nuit...   A suivre donc de près!   Sinon, le parcours est un tracé d'un seul km, donc un soutiens "moral" assez fréquent.   Voilà pour le moment.   Je vous ferai un autre point ce soir   A+    l'electron_attaché_de_presse_du_papy

CR des 24h du Papy à 18h52 par le Trailer

Bonjour, Je viens d'avoir Eul'toutou au téléphone à l'instant et L'Papy avait 86km d'affichés à son compteur et était en train de se faire masser dans le camion des pompiers suite à un point de côté aussi subit que douloureux. Il faut dire qu'il fait un froid de canard et que la nuit ne s'annonce pas des plus simples pour les valeureux coureurs. Donc L'Papy compte sur VOUS TOUS pour le supporter à partir de 20h au numéro de tél. qu'il vous a donné. N'hésitez pas à l'encourager tant qu'il court, même au plus profond de la nuit pour les insomniaques ! LTDB_qui_a_piraté_l'électron_sur_le_coup ;-))) PS : au moment où il s'est arrêté pour se faire masser L'Papy était en position 4. Bien. Espérons que ce point de côté s'en aille vite et qu'il ne l'handicape pas trop pour la suite. Bye.

Echo du 24 heures par l'Empereur

Je viens d'avoir la femme du Papy au bout du fil... le numéro fonctionne ;o) Il a froid et a dur de maintenir sa chaleur corporelle, il continue mais la nuit s'annonce dur dur

***** Flash info n° 4 ***** 24H du Papy

Bonsoir, Avant d'aaler au lit, (pour les vieux) ou en boite (pour les moins vieux ) voici quelques nouvelles de notre papy au neurone de plus en plus fripp é ! à 21h55, soit après bientot 12 h de course,  papy en est à 10 9 km Depuis notre dernier flash, il a eu un petit passage à vide, mais c'es t reparti ! ! ! Eul'toutou, logisticien et assistant en chef (de gare ;-) désolé j'a i pas pu m'en empêcher) m'a dit qu'il avait toujours son mauvais caractère ... C'est bon signe... C'est quand il est aimable que le papy ne va pas bien ... Noooooooonnnnn n je décoooonnnnneeeeee ! ! ! Son rythme actuel se situe autou de 7mn/ tour (~1km) Il est actuellement 4ème de la course. Au départ, il y avait 31 inscrits, 30 partants et à 22h00 il n'y a q ue 2 abandons ! soit, 28 coureurs encore en course... ce qui tombe bien car not' papy à le dossard n° ......... 28 ! Côté météo, le vent s'est un peu calmé et donc il (semble) fai re moin froid - tout est relatif comme le dit le toutou- Un petit complément.... Malgrès la hargne, et et l'envie d'aller au bout de cette deuxième tentative, l'papy se fait un peu de PDT sur le fait de tenir jusqu'au bout... Je pense que c'est à partir de maintenant qu'il va avoir besoin de nou s... Alors, n'hésitez pas (même durant toute la nuit ) à lui passer un petit coup de fil pour le soutenir...

Les 24 heures par la Fourmie

Salut à vous les Z'anom os!!!!! J'ai appelé pour L'PAPY TOUT VA BIEN!!!!!!!!!! La météo est meilleur. Mais un coup de fil pour lui remonter le moral est nécessaire surtout dans ette épreuve. Une foumie qui à déjà eu l'occasion de vivre cela en tant que soldat.

Les 24 heures par la Linotte

Salut les Zanimos,   Il est 0h 20', je viens d'appeler l'Papy, tout va bien, il en est à 129 km, soit autour de 9km/h. S'il continue sur ce rythme il va dépasser les 200km et peut être battre son record de Champagne.........c'est tout le mal que je lui souhaîte.   J'ai presque honte d'aller me coucher alors que'Papy va courir toute la nuit dans le froid....allez on croise les doigts pour que tout ce passe bien.    A demain..  

Les 24 Heures par le Blueb

Salut a tous, Heureusement j'avais emporter le laptop; j'ai pu recuperer les dernieres nouvelles et surtout le numero de portable du Papy Il est 0h31; je viens de causer au Toutou et au Papy Ca tient toujours apres 14h30 et 130km et quelques de course (desole pour l'unite kilometrique exacte) L'papy, toujours 4eme, est en train de s'reveiller, dixit l' toutou; c'est bon signe... Je sens que ca va aller au bout ALLEZ PAPY, ALLEZ L'TOUTOU, ... A+ L'Blueb

Les 24 Heures par le Bouc Costaud

Et bien j'y suis allé moi aussi de mes appels : - à 00h10, il se trouvait au 127ème km, et quand je l'ai eu il avait dans le voix le moral, pour José le toutou, c'était la même chose, le tandem courant/supportant fonctionnait et pouvait envisager la suite avec sérénérité, sa 4ème place était sauvegardée ;o)) - à 05h25, là aussi José, me dit que ça allait bien, il faisait moins froid et le 170ème km était bouclé, il se trouvait en 2ème position. Derrière lui, un avion remontait à 12,5km/h... Record de Champagne en vue ... Voilà je vais tenter de me recoucher et dormir... A plus, Ciao, pace e salute --------------------------------------------------------

Les 24 Heures le point a 7h00 par l'Empereur

et les gars et les filles... vous savez quoi à 3h00 de la fin il est 1er et il a bouclé 182 km... Malheureusement, il commence a pleuvoir là bas aussi (je dit ça car chez nous cela a été toute la nuit...) Physiquement il semble bien, pas de blessure... Allez encore quelques encouragement et il est au bout... Je devrais attendre après midi pour connaître le kilomètrage final, car maintenant je pars courir un semi Houyet Chevetogne A+ l'empereur-émerveillé-par-les-capacités-mentales-et-physiques-de-notre-papy

***** Flash info n° 5 ***** 24H du Papy

Bonjour,   Après le suivi de la nuit fait par quelquez zanimos, voici un point à 7h15, c'est à dire à 2h45 de la fin de la course   Papy boucle son 183ème km et se trouve désormais en 1ère Position avec environ 1,5  Km d'avance sur le second...   Il est parti pour exploser les records qu'il y avait communiqué dans son mail   La nuit s'est globalement bien passée    Il commence à avoir du mal à se relever lorsqu'il s'accroupit au passage au ravitaillement, mail eul'toutou avait l'air confiant ;-)))) donc moi aussi...    La météo c'est calmée un peu côté température, mais la pluie commence à menacer ! ! !   PAPY, Plus que jamais nous sommes TOUS AVEC TOI ! ! !    Alleeezzzzzzzz paapppyyyyyyyyy ! ! !   et merci aux zanimos qui l'ont soutenu cette nuit   L'electron_attaché_de_presse_du_papy

24 heures par le Homard

Salut les zanimos Des nouvelles de Papy à 7 H 32 Papy 1er à 187 Kms. Il pleut un peu Les jambes vont bien, mais il faut l'encourager. Le Toutou me disait que le second ne pouvait mathématiquement pas le rejoindre Le record de Champagne me parait en vue ALLEZ PAPY

24h L'Papy, récit de la nuit...par le Trailer

Bonjour, Juste quelques extraits de mes conversations a'que Eul'Toutou pour connaître la progression du Papy dans sa folle aventure... 18h50 - 86km - 4° place (cf. précédent e-mail) Froid de cannard, Papy se faisait masser pour un point de côté. 22h00 - 111km - 4° place Le vent s'était arrêté et la température s'était réchauffée. 0h10 - 128km - 4° place L'Papy avait un bon rythme, les jambes ne coinçaient pas mais son halein commencait à sentir l'acéton, preuve que le foie réafissait. 5h10 - 168km - 4° place J'ai eu la chance d'avoir L'Papy au téléphone 10s, il serrait les dents mais il "en voulait" toujours. 8h25 - 191km - 1° place (le 2° à 1/2 tour soit 500m) L'Papy dans les temps pour ses objectifs : 1h35 pour effectuer les 9km restants afin d'avoir un "2" au compteur et... 1h35 pour les 14km qui lui permettrait d'avoir le record de Champagne. Ayant assez "piraté" l'Electron cette nuit j'ai dit à Eul'Toutou que je lui laisserai la primeur de mettre "en ligne" de résultat final de notre vénéré runner. Quoi qu'il en soit j'ai désormais 2 modèles : - Eul'Toutou pour les trails - L'Papy pour les ultras sur route Félicitations et j'espère que vous le ferez tous crouler sous les messages dès ce jour. C'est tout de même fantastique ce qu'il a réussi à faire. Encore bravo l'artiste. LTDB_ému_lorsque_l'exploit_humain_est_là

24 heures 3/4 avant la fin par l'Empereur

Je viens de les avoir juste avant de partir, il en est a 195 Km à la 2ème place (le 1er termine en force...) il est au bout, mais il tiendra A+ l'empereur

***** Flash info n° 6 ***** 24H du Papy

Ca y est c'est fini ! ! !   Le top de fin de course a été donné à 10h00 ce matin   Et notre papy la dedans ? ? ? ?   Rappelez vous on l'a laissé à 7h00 ce matin...   Et bien IL L'A FAIT ! ! !   Il termine ce 24h en seconde position avec une distance de ... 198,660 Km ! ! ! Si on replace celà dans ses objectifs, il lui en fallait 180 pour les championnats de France... Mission Accomplie !   Boonnnnn ! d'accord, s'il avait forcé un peu il aurait pu passer les 200 bornes ;-)))))))))), distancequ'il indiquait pour être, je cite " bien content". Je crois qu'on peut tout de même lui accorder ce point !   Reste les 205 km du record de champagne, et sur ce point, il faut le rassurer... Quel pourrait être l'interet d'atteindre tous les objectifs d'un seul coup ? franchement... quel interet ;-)))))))) comme celà, il en garde sous le coude pour son prochain 24h    Il est actuellement dans les mains de charmantes infirmières qui essaient de le "requinquer" comme a dit Mamy !   Il est déshydraté et en Hypotension, mais rien de très méchant !   Il s'est totalement arraché sur la fin de la course pour aller au bout... Donc vu qu'au raid 28 il était frais comme un gardon (alors que moi, j'en ai ch****)  ce 24h a du être vraiment dur dur    Encore une fois toutes mes félicitations    L'electron_attaché_de_presse_ravi_du_papy 

Etiquette de champagne commémorative

Le Papy à gauche son assistant le Toutou à droite

Le CR du Papy
24h de ST FONS, Part I : L'avant course...
Salut à tous....

Arf, quand je repense à l'avant course, je suis encore mort de rire.
(koike ce mot de "mort" m'interpelle un peu aujourd'hui...)

Nous sommes Vendredi 13 Avril 2001, et j'arrive, vers les 18H15', à coté du 
Stade G. de St Fons proche de la Gare SNCF chère au Toutou...
Première mésaventure qui aurait du me mettre la puce à l'oreille, en 
apercevant le stade de la Gare je prends la décision de tourner autour du 
stade et je me retrouve sur la route de feyzin sans possibilité de faire 
demi tour, alors que ma femme était pressé de repartir sur Bourgoin !

Visite touristique terminée, nous retournons sur St Fons et prenons la 
décision d'aller à l'hotel conseillé par les organisateurs par un alléchant 
"Super Sympa, petit déjeuner compris".

Nous trouvons rapidement l'hotel ou je m'adresse au tenancier pour obtenir 
la chambre que je lui avais demandé 1 semaine auparavent. Au milieu de la 
fumée de dizaines de cigarettes je note la stupeur du monsieur, son temps 
de réaction assez lent, puis, après longue réflexion et quelques échanges 
avec sa barwoman, il me demande de revenir dans 10' pour avoir ma chambre...

Aïe, ce n'est pas très bien parti...

Nous profitions de ce laps de temps pour tenter de retrouver les 
organisateurs du 24h au stade G.
Arrivant cette fois ci a bon port, je note qu'il y a 3 tentes d'installés, 
quelques barrières et 3/4 personnes qui papotent. Je les salue de loin, 
mais l'ambiance très glaciale du à un vent du nord très violent, me pousse 
à revenir me mettre au chaud à la voiture avec un moral météo de plus en 
plus dans les chaussettes...
Si demain le temps est pareil, je ne donne pas cher de la peau des 
coureurs, je ne sais même pas si j'en ferais partie...

Retour à l'hotel et... Surprise, rien n'avait été fait ! Devant mon 
désapointement, le tenancier prends une clef, m'invite à le suivre et après 
discussion avec la femme de ménage, me donne la clef...
Celle ci m'ouvre la porte d'un splendide 7m2 avec 1 lavabo, sous le toit, 
avec un velux sans rideau !!!
Point important... C'était TRES PROPRE !

Après emménagement et bisous d'Adieu à ma tribu, je me prépare à rencontrer 
la fameuse équipe dirigeante du Club de CAP de StFons !!!
Pas de déception au programme !
J'arrive au stade ou j'ai juste le temps de dire que je viens pour le 24h 
sans décliner mon identité, que je me retrouve dans une pièce ou une 
quinzaine de convives pouffent de rire par intermittence...
Voyant les couverts et l'état de mon estomac, je commence à me pourlécher 
les babines au plaisir d'une bonne pasta... Ne comprenant pas les rires 
discrets qui fusent à tout propos, je questionne et j'apprends que cela 
fait 30' que les organisateurs se bagarre avec la casserole des pates pour 
que celle ci chauffe. En vain, car celle ci, bombé ne chauffe pas sur une 
plaque électrique !
De plus nous avons tous de plus en plus faim... Voyant que la situation ne 
se débloquait pas, quelques coureurs ont aidé et trouvé des solutions pour 
que nous mangions à notre faim... Tellement qu'il y a du avoir des pates en 
trop à la fin...

Arf ! Et Alain Corgier ? Ou était il ?
Partout, en haut en bas, dehors, dedans, à l'écoute de l'un de l'autre, se 
multipliant, comme ses acolytes...
J'ai discuté un moment avec lui sans qu'il sache qui j'étais.
C'est la que j'ai pris l'engagement de tout faire pour qu'il ait au minimum 
180kms pour son label et son record... Il avait du souci car aucun coureur 
(Sauf Ch. Rochotte) ne lui avait écrit avoir déjà réalisé cette distance.
Plus tard, on se rendra compte que la qualité du plateau réuni, aurait pu 
faire exploser des sommets si le temps avait été plus clément !

Après les derniers échanges amicaux, je quitte ce beau monde pour un repos 
bien mérité...

Bibip...Bibip...Bibip...  Il est 6h, et je ne veux pas faire ma course à 
jeun comme d'habitude. Le tenancier du Bar m'avait annoncé le petit 
déjeuner à 6/6h15', je descends à 6h10'... Pas de chance, c'est fermé...
Je remonte vérifier mes affaires puis à 6h20' je redescends... Arf c'est 
toujours fermé...  :-(
Je re-remonte vérifier mes affaires puis à 6h30' je re-redescends... Arf 
c'est ENCORE fermé... :-((
Je RE-re-remonte vérifier mes affaires (y en a marre), je prends mon temps 
puis à 6h45' je RE-re-redescends...
Arf ? NON, c'est fini les arfinet.... Grrrrrrrrrrrrr !!!!!! Devinez ???? 
Est ce que c'était ouvert ?

Nonnnnnn ? A quoi vous étes vous rendu compte qu'à 6h45' j'étais toujours à 
me les geler dehors en train d'attendre un hypothétique petit déjeuner !!! 
A ma mine déconfite ? 8-(((((((((

JE RERERERERE......MONTE VERIFIER MES AFFAIRES (Elles n'ont jamais été 
aussi au poil qu'à cette course !) JE PRENDS ENCORE MON TEMPS ET PLEIN 
D'ESPOIR, JE RERERERERE..... DESCENDS ET......

Le bar était ouvert, avec un client qui fumait sa cigarette devant son café...
Je rentre, salue tout le monde et m'installe au comptoir... Passe encore 
5', jusqu'à ce que le tenancier me demande "un p'tit café ?", je lui 
réponds à son grand désarroi que je préfère un lait ! 30" de remue méninges 
permet de sortir un pack de lait, d'en remplir la moitié d'une tasse puis 
de compléter avec de l'eau bouillante sous pression. La tasse arrive devant 
moi, puis le tenancier s'en va...

2 cigarettes plus tard, n'y tenant plus, j'ose demander si je pouvais 
obtenir du pain ?
Mouarf ! les 2 convives rejoints par 2 autres fumeurs se regardent étonné 
et j'entends vaguement que la boulangerie doit être fermée... Devant mon 
air piteux, le patron se décide à aller dans la cuisine et revient 
triomphalement avec un morceau de pain et 2 morceaux de beurre....
Je me suis jeté dessus comme un mort de faim, sous les regards des 10 
fumeurs qui peuplaient le bar à ce moment là...  7h45' j'ai enfin fini mon 
plantureux petit déjeuner, je paye ma chambre, je rererere monte et... Vous 
avez compris, mes affaires en main, je sors fièr comme Artaban pour aller 
faire le 24h de St Fons...

La fierté a duré le temps que mes os ont mis à se glacer sous ce vent 
violent et glacial qui n'avait pas décidé d'arréter de souffler depuis la 
veille... C'est tout rabougri que j'arrivais vers Eul'TOUTOU, inquiet car 
ayant déjà vu Alain Corgier, celui ci lui avait annoncé que L'Papy n'était 
pas encore arrivé... C'était normal, quand nous avions discuté, il ne 
savait même pas qui j'étais...
(Koike, même si je lui avais dit, sans prononcer le mot Papy, il n'aurait 
pas tilté, tellement les hauteurs à laquelle il planait était haute !)

Nous n'étions pas au bout de nos surprises, Arf !

...

Mais moi, maintenant, je vais aller me coucher... J'ai présenté les Iono 
(analyses) que l'on m'a fait à la clinique, à mon médecin habituel, il a 
été bluffé par les niveaux que j'ai atteint... Il faudra vraiment que je 
fasse gaffe, mes amis me connaissant comme l'apotre de l'abandon raisonné 
ne comprennent pas, non plus, que j'ai pu établir ce genre de record... 
Mais je vous en écrirais plus dessus le moment venu...
Je vais donc, comme me l'a gentiment, mais fermement, demandé mon 
homéopathe, DORMIR !!!
24h de ST FONS, Part II : La ballade des gens frigorifiés !
NDP : Les kilométrages notés sont le rappel du neurone fripé shouté à 
l'Urée et à la Créatine... Il se peut qu'il existe une légère différence 
avec les chiffres que doit m'envoyer les organisateurs !
Je ferais le recadrage avec les papier voulu, j'en profiterais pour, enfin, 
envoyer à Claude Cretestto mes temps de gravigny et de St Fons. (J'ai enfin 
un scanner !)

2nd NDP : Je vais tenter de retracer tous les appels que j'ai reçu de la 
ménagerie... Nos excuses à ceux que l'on aurait oublié (ils sont autorisés 
à me faire un rappel en perso) mais il se peut que les neurones frigorifiés 
du Toutou, et ses doigts gelés aient oublié de noter quelques appels. Vous 
nous en excuserez, mais ils ont été quand même aussi important que les 
autres !!!

NDP=Note Du Papy... Arf !
************************************************************************

Salut...

Et bonjour à mon Toutou qui, inquiet m'appela sur mon portable, alors que 
j'étais à 200m de sa pomme. Il est vrai qu'avec les émotions que je venais 
de vivre, je n'étais même pas à l'heure au r/v, et que personne, sur place, 
ne pouvait donner de signe distinctif du Papy.

En apercevant Eul'Toutou, une chaleur bienveillante m'envahie, c'est 
vraiment rassurant d'avoir un assistant pareil... Mais rapidement, l'oeil 
vaguement inquiet du canidé me fait comprendre qu'il a saisi, comme moi 
même, les effets devastateurs que risque d'avoir cette bise du Nord, mère 
du Mistral !

En effet, outre le pb d'avoir ce vent de face sur la moitié du parcours, il 
était glacial et soulevait, par endroits une poussière désagréable. 
J'aurais, d'ailleurs, les narines, les oreilles et même les ongles, noirs 
en arrivant aux Urgences.
Nous tentons de nous installer avec notre matériel, mais ce n'est vraiment 
pas évident, car ce vent nous empèche de bien nous étaler ou de converser 
avec les organisateurs. En effet, nous n'avons qu'une envie, c'est de nous 
mettre dans la salle de repos ! Et il est difficile d'installer des tables 
ou des chaises dans un lieu ou on ne résiste pas au froid !
Je suis légèrement inquiet quand à la possible résistance du Toutou au 
froid glacial qui l'attend. Car pour ma pomme, je me dis que j'accélèrerai 
si cela ne va pas... Mais lui, transi de froid, à m'attendre ???

On verra que le courage du Toutou va bien au dela du sacrifice et qu'il a 
fallu que Bichounette lui fasse un rattrapage de pompoculthérapie pour 
qu'il accepte de mettre sur lui un polaire qu'il gardait en réserve au cas 
ou peut être un jour, une nuit, l'Papy en aurait eu besoin !!!
L'Papy a fini, sans ce polaire, avec 5 couches de vètements !
J'aurais pu mettre 3 doudounes de plus que cela n'aurait rien changé !
Si le ch'tite Bourrin arrive à mettre le film de Télé Lyon sur CD, vous 
verrez l'image du bonhomme Michelin que j'étais devenu à l'arrivée !
;-)))

Sur cet entrefait, arrive l'heure du départ...
Je me suis bien relaxé dans la salle de repos avec quelques coureurs dont 
Ch. Rochotte (ki a déjà réalisé des courses sur plusieurs jours).
Je fais connaissance de la Gazelle (Mister Leroux que j'ai appelé la 
gazelle pour ses qualités de vitesse), 13h15' sur Embrun, 2h40' sur 
Marathon (Zut j'ai oublié de lui demandé sur 100 bornes) tout en 
s'entrainant au max 6 fois par semaine... Un spécialiste, sans le savoir, 
de la Purée...
Il terminera pas mal, sans trop sans faire, malgré une stratégie un peu 
suicidaire. (il fini 4ème en boitant, comme le 3ème !).
C'est le 3ème CAP Purée De Pommes De Terre que je rencontre sous les 13h30 
d'Embrun !

On se positionne pour la photo du sponsor, arrive 10h et PAN !!!
Même impression qu'à Gravigny d'être au départ d'un 100 bornes !
Il est vrai qu'il y a quelques spécialistes en 8h (et même moins sous 
réseve, pour le 1er).
Je pars à 10/11 kms/h et rapidement je suis à la traine...
Dès le début les comparaisons de mon état avec mon 24h de Gravigny l'an 
dernier se feront, toujours à la défaveur de la course en cours...

1er tour du parcours, et reconnaissance...

Cela commence par +-200m de goudron en pente douce ou il faut faire gaffe 
au racines des arbres, je le note... Au bout on tourne à gauche pour 
grimper une butte de +-50cm de haut sur 2m ou le goudron laisse des trous. 
Il faudra faire gaffe, car des douleurs aux mollets me viendront lors de 
certains passage ou mon pied appuiera à cheval sur le goudron et la 
terre... Cette butte fera des dégats !

Nous continuons par une chicane, des fois qu'avec le vent de face nous 
allions trop vite, puis, pour atteindre les 400m, nous traversons la 
pelouse du stade de foot. Franchement mécontent de cela lors des premiers 
tours, je me demande finalement si la qualité de l'amorti du à une pelouse 
pas trop courte n'a pas été plus bénéfique que les contraintes liées à un 
sol plus meuble que le goudron.

Arrive la seconde butte, 30cm sur 1m, pour passer sur le chemin le long du 
terrain de foot. Chemin en terre, qu'avait conscensieusement balayé les 
organisateurs, mais que le vent rendait pénible. La portion 500m/600m était 
pénible pour les chevilles car des graviers et quelques galets parsemaient 
le parcours le + court. Le dilemne était de taille, soit on passait par la 
soit on rajoutait 3/4 m en plus (=600/800 m en plus pour moi)... J'ai coupé
en faisant gaffe de bien poser les pieds.

Virage à gauche ou un chemin goudronné prenait 100m avant de terminer sur 
une nouvelle boucle sur terrain stabilisé...
J'ai compté +- 13 virages !

Je salue mon Toutou au premier tour, je m'arrète pour boire, 6'/7' par 
tour, c'est parti !!!

La première heure se passe bien, même si je me fais dépasser par des avions 
(4'50" au tour m'indiqua l'Toutou), je persiste dans ma stratégie, j'ai 
bien envie de savoir si elle tiendra après 12h de course !!!

La seconde heure se passe toujours bien, CAD dans le meilleur des cadres 
possibles vu les conditions... Mais déjà je sens que je ne serais pas aussi 
bien qu'à Gravigny et même si cela se déroule comme sur du velours, le vent 
et les bosses usent le corps insidieusement...

La troisième heure se conclut sur 31kms, mon tableau de marche se poursuit 
bien. L'indiscipliné de service (dixit l'toutou) appelle vers 13h30, 
l'toutou me passe ses encouragements tout en me disant que la Normandie 
est, parait il, mal couverte par les ondes GSM... J'ai nommé L'Lapouneur et 
Lapoupoue !

La 4ème heure, lancinante, arrive avec ses 41 et quelques kms, j'ai déjà 
entamé ma remonté puisque le troupeau de gazelles qui était partis à 
4'15"/kms s'est étiolé... On voit quelques arrêts, mais le premier est 
toujours régulier suivi à distance par les zôtres... Je dois être dans les 
10/15 à ce moment là, peinard, calé dans mon fauteuil ! J'ai quand même le 
ciboulot qui analyse que la machine peine contre le vent et que cette 
p..... de bosse va certainement me couter très cher cette nuit, d'ailleurs 
lorsque je ne fais pas gaffe, une petite douleur dans le mollet me rappelle 
qu'il me faut bien placer mon pied lors de la poussée verticale.
Mon genou gauche me tire un peu, rajoutant un peu de Pommes De Terre (PDT) 
mais lorsque j'en fait part au Toutou, son sourire calme et serein me 
rassure. Même si lui est presque congelé ! Arf !)

La 5ème heure me permet un échange de quelques kilomètres avec C. Rochotte. 
Je dois être dans les 10, et celui ci fait une remarque à son compagnon de 
course : "Tu vois la foulée de celui là ? Et bien c'est la meilleure de 
toutes, il va gagner !" J'avoue avoir été légèrement ébranlé à ce moment 
car le 1er devait avoir quelques 8/10kms d'avance sur moi. Nous avons 
dialogué un peu, lui était venu faire des bornes et se demandait si il 
continuerait après 12h de courses... Il abandonna effectivement, conscient 
que ces derniers temps il en avait un peu trop fait. Par contre, ce doit 
être un grand monsieur vu le respect qu'il impose aux habitués
des longues distances !
Dans le même ordre d'idée j'ai eu la chance de recevoir durant plusieurs 
heures les encouragements de l'organisateur de la Fortiche, un grand de 
l'effort solitaire aussi, qui s'est entrainé plusieurs heures en sens 
inverse de la course. (Les coureurs sans dossard ou autres accompagnateurs 
étaient interdits dans le sens du parcours, les ravitos hors zones 
interdits) Il y aura d'ailleurs quelques mots doux échangés avec le délégué 
de la FFA, mais rien de bien méchant, chacun faisant son boulot ! ;-)))

La 6ème heure se passe avec les premières douleurs inquiétantes sur les 2 
genoux, l'action antalgique du sourire du Toutou continue à me faire 
oublier ces bobos...

La 7ème heure arrive et 2 faits se passe (ou se sont passé)... L'Electron 
m'a pris la température par Téléphone avec le Toutou, et il vous fera vivre 
la course sur la ML et sur le NG avec une ponctualité et un lyrisme digne 
d'un des plus grand bouffeur de cacahuète de notre époque ! (L'toutou 
marque 16h30, mais le 1er msg est de 15h20... Les doigts gelé du Toutou ont 
mal écrit ?)

****
NDP : Je viens de me rendre compte que les heures de Sorengo ne sont pas 
bonnes, alors faisons plus confiance au Toutou, koike....
*****

Hors ce fait dont la détermination du temps est floue, je commence à avoir 
un point de coté intestinal ! Reflexe instantané, je me fais un pb 
d'assimilation intestinal de mon glucose ! C'est un peu tôt pour se dire 
que l'on va s'accrocher et se faire mal pour terminer.
Je tente des expirations de plus en plus fortes, l'toutou m'invite à 
respirer par le ventre, je me fais bibendum, obélix ou tarzan "gras du 
bide", rien n'y fait et je suis de plus en plus coupé en 2...
Il m'arrive, d'ailleurs, de prendre l'inimitable style du "coupé en 2" 
popularisé lors du Défi des Vosges. Je m'imaginais mal, quand même plus de 
15 heures à courir plié en 2... :-((((((

Arrive la 8ème heure ou malgré mes 82kms je négative de plus en plus car il 
est déjà sur que je ne ferais pas 9h45' aux 100 bornes comme à Gravigny et 
que, de plus, je suis dans un plus mauvais état que l'an dernier. Le vent 
ne faiblit pas , au contraire, il est de plus en plus vigoureux et de plus 
en plus froid... Je commence à me dire que ma préparation était un peu 
courte et que, a part le magnifique Raid28 que m'ont offert mes 
coéquipiers, je n'avais rien fait de probant depuis mes 7 semaines d'arrêt 
cet été !

Notre Tartarin De Bormes (L'TDB pour les intimes)  m'appelle au moment ou, 
relativement écoeuré par ce mal au bide et lassé par ce vent, je suis en 
train de me faire "masser le point de Coté" tout en buvant goulument une 
bonne rasade d'eau ! (Notez bien ce passage !)

Je ne sais plus à quelle heure exactement (entre 9h et 10h) je repars, mais 
cela va mieux. Je fais un bilan... Je ne pourrais pas faire l'exploit que 
je pensais à ma porté l'an dernier, d'approcher les 220 kms, par contre il 
me reste la possibilité de prouver, dans la même configuration que l'an 
dernier, que je peux tenir 8kms/heure jusqu'au bout...(rythme que j'avais 
tenté l'an dernier avec ma déchirure, mais qui c'est terminé en Ambulance)

La maison est fortement ébranlé, toutes les images positives que j'avais 
amassé de l'an dernier, s'écroulaient en heurtant frontalement cette 
maudite météo... Le mental, c'est important, la philosophie Purée De Pommes 
De Terre (PDPDT=Pas De Prise De Tête) de la ménagerie aide, mais je me 
demande si la somme des souffrances que je risque d'endurer vaut un 
possible 200 kms dans les meilleures conditions.

Le sourire du Toutou puis quelques appels du Homard, de l'Empereur, du 
ch'tite Bourrin, de Tartarin , de l'Electron, du Fluet, etc... me 
convaincront que nous sommes tous ensemble dans la même galère.
Je me remémore les CR récents ou c'était moi qui était le spectateur 
supporter, celui qui avait envie de crier "Zooooo" derrière son écran pour 
vous pousser dans vos derniers retranchements... Je me suis dis que je 
n'allais pas vous faire passer une nuit blanche sans vous accompagner.

Un détail qui vaut son pesant de cacahuète. Bichounette (Ma'ame Papy pour 
ceusses qui ne sont pas du Zoo) est venu rejoindre l'assistance Toutou vers 
16H/17H et des cousins sont venus faire le déplacement pour m'encourager.
Il se sont frigorifiés, m'ont vu 2 tours puis sont parti alors que j'étais 
dans l'ambulance des secouristes, pensant bien que j'allais abandonner.
"Vous êtes cinglés..." m'ont il dit avec un sourire bienveillant avant 
d'aller promptement se mettre au chaud !

Un dernier regard inquiet envers mon assistance, Bichounette se met dans 
l'ambiance et m'encourage, l'toutou me tape dans les mains, me couve du 
regard...
J'étais 4ème à ce moment là, et malgré mon arrêt de 35' j'étais toujours 
4ème en repartant... Mais que c'était dur de faire repartir la machine à 
chaque tour !!!
Puis soudain, je me suis rappelé ma promesse de la veille ! Faire les 
180kms pour le label FFA d'Alain Corgier !
Je me sui remis à tourner, moins vite, mais la machine était repartie... 
180kms, ce n'est pas le bout du monde ?

Heureusement... Le vent tomba au début de la soirée...

Voilà...Je vous laisse vous reposer...
A bientôt.... ;-))))))))))))))))))
24h de ST FONS, Part III : Le tourniquet !
Salut à tous...

Vous êtes encore là ? bien au chaud ? Avec une p'tite mousse pour certains 
rhonalpins absent à Paques ?
(Suivez mon regaaaaard ! ;-)   )

Le vent est tombé ou va tomber (je ne sais plus, mon neurone fripé 
s'embrouille) nous sommes aux environs de 9h30'/10h de course, l'objectif 
est de tenir 8kms/h pour, au pire j'espère, faire les 180kms dont à besoin 
Alain Corgier pour son label...

Il est vrai que qu'à ce moment, au vu des efforts déployés par son équipe 
tout au long des heures, ils ne nous vient pas à l'idée, à nous coureurs, 
de les abandonner là. Surtout quand on remarque la bonne ambiance 
assistance/organisateurs qui se maintiendra même pendant les heures les 
plus dures. Je teins à souligner que même si les effectifs n'étaient pas 
pléthoriques, je n'ai pas relevé une contestation à la table de marquage 
des tours. Pourtant sur 1 kms, cela revient souvent !!!!
Donc, faire 180kms me semble réalisable, d'autant plus que les 3 qui sont 
devant moi me donne l'impression de pouvoir faire beaucoup plus !!!
(J'aurais jusqu'à 15kms de retard, me semble t'il, sur le premier au moment 
de son sommeil)

Nous voilà reparti en appelant de mes voeux les plus cher, la nuit le plus 
rapidement possible... Pour me requinquer et arréter ce fichu vent !
La dixième heure tombe, pas loin des 94kms, les 100kms en un peu moins de 
11h, puis la 12ème heure en environ 109kms. Je ne peux m'empécher l'une de 
mes dernières comparaisons avec Gravigny ou j'en étais à 120kms à la même 
heure et beaucoup plus frais !!! (hors déchirure musculaire, ;-(  )
J'ai du mal à repartir à chaque tour, et cela sera d'ailleurs l'un des 
soucis des prochaines heures. Au fur et à mesure des kms, que je fais 
toujours à la vitesse de 6' (10kms/h), j'ai de plus en plus de mal à me 
relancer après la pause ! Je repars fréquemment en marchant, en agitant les 
bras, mais les cuisses ont du mal à se relancer. Je note, et appliquerais 
dans les dernières heures, que moins je marche et mieux je suis. Alors à 
chaque tour, après la pause réparatrice et les soins du duo 
Toutou/Bichounette, le calvaire revient. Je me souviens que les tours les 
plus durs (hors l'heure final bÎsÛr) sont ceux ou j'ai marché plus de 100m 
après la pause !

Comment, mentalement se passe les tour ?
C'est à dire, comment mentalement sont dirigés les efforts pour que se 
passe le mieux possible le km présent.... (je traiterais le support 
ménagerie plus tard, Arf !)
Le premier effort est de redémarrer en contournant les tentes de 
ravitaillement. Dans le faux plat descendant (200m) c'est la période ou il 
faut se relaxer, tenter un sommeil flash (attention les racines d'arbres 
!), mais également préparer la grimpette du bout. En effet, je tenterais 
plusieurs méthodes pour amortir les effets néfastes de cette bosse. Tant 
que physiquement j'ai eu de la réserve, je montais en marchant, puis je 
relançais... Dans le courant de la nuit, l'effort devint plus difficile 
dans la relance, que dans "l'agitation des bras" et l'effort abdominal de 
maintient de la foulée... Il me souvient avoir mis, quelques fois, presque 
70/80m à pouvoir relancer mes foulées... Alors plus les tours passaient, 
plus la préparation était importante pour passer avec le moins de dégat 
possible cet obstacle, j'ai utilisé toutes les reserves possibles de 
hargne, gnac ou pugnacité, pour tenir à cet endroit.
La partie chicane et traversée du stade, hors un tour difficile vers la 
14ème heure, se fera toujours sans trop de difficulté, avec la préparation 
mentale de la seconde bosse !
Les 400m passé, après la seconde bosse, arrive un moment délicat, jusqu'au 
600m ou la réserve physique, emmagasinée lors de la pause, n'existe plus. 
La musique du ravitaillement est lointaine, c'est l'endroit ou le vent a le 
plus soufflé, on se sent loin de tout, il faut s'accrocher d'autant qu'il y 
a quelques cailloux perfides qui pourraient faire sauter une cheville. 
Alors la concentration sur la foulée devient maximale ! (Un coureur s'est 
arrété de longues minutes chez les secouristes après s'être foulé un genou 
!!! Il terminera en marchant !).
Virage à gauche, il reste moins de 400m et mentalement on visualise la 
pause, la musique est plus forte, les images positives rendent la foulée 
plus fluide, la dernière boucle se termine presque dans l'euphorie... (De 
la joie de pouvoir s'assoir et profiter de son assistance)

Voilà comment se passe les différents moments d'un tour relativement bon 
qui, pause comprise, tourne entre 7'30" et 8'30". Je note que les 13ème, 
14ème, 15ème, 16ème et 17ème heure me permettent de gratter 1kms sur la 
moyenne de 8kms/h, je suis relativement serein pour les 180kms.

La première alerte sérieuse pour moi sera vers la 15ème heure où l'envie de 
dormir, tout à fait inconcevable pour un insomniaque comme moi, me prends !
J'ai du mal à réagir placidement à ce souci, car ce n'était absolument pas 
une de mes préoccupations. Ayant déjà, plusieurs dizaines de fois, fait des 
nuits blanches avec succès, je suis en train de refaire toutes mes nuits 
précédentes pour savoir d'ou me vient cette subite et indésirable envie de 
m'allonger dans l'herbe ! Seule solution à court terme, la prise de 
vitamine C de manière urgente. J'ai eu une autre explication médicale, que 
je soumettrais au Sapide Docteur, dont je parlerais dans la dernière partie.

La vitamine C me donne un coup de fouet, je n'ai plus sommeil et je 
continue mes tours... Cela devient lancinant et légèrement fastidieux, 
heureusement que le ballet de mon assistance casse un peu ce rythme. Légère 
au début, de plus en plus "pro" et performant au fil des heures, 
l'assistance à une part prépondérante dans la performance que l'on peut 
réaliser. Pour ma part, il est EVIDENT que sans elle, je n'aurais pas été 
très loin... Je n'aurais pas été du tout d'ailleurs ! ;-))) 
Essayer  d'imaginer le contexte suivant...
Vous voyez les arrêts ravitaillement lors des grands prix de Formule 1 ? 
Alors concevez un contexte similaire à chaque tour...  ;-)

J'arrive vers la tente de ravitaillement, l'assistance s'écarte pour que je 
vienne poser ma "machine" à l'endroit réservé (un banc le long d'une 
table). Tout de suite Bichounette à gauche, L'toutou à droite s'occupe de 
me masser, suivant mes indications, les mollets ou les cuisses. En même 
temps ils sont aux aguets pour être les plus vifs à répondre à une demande 
de ravitaillement précise, de plannification à revoir ou de problème à 
résoudre. De plus ils apprendront à décoder mes râles car les phrases bien 
conçues pour faire une demande bien précise seront rapidement oubliés pour 
être remplacés par des onomatopées, des clins d'oeils ou des regards 
inquiets... C'est vraiment du grand art que l'on suppose seulement en 
voyant le reportage de la télé Lyonnaise.
(Si je me décide à prendre du temps pour envoyer la K7 au ch'tite bourrin, 
il peut que la sauterelle vous en mette quelques morceaux choisis sur le 
site kivabien d'ici quelques semaines !)

Je tiens à signaler que je me suis retrouvé, au début de la nuit, comme la 
cigale, fort dépourvu face au vent qui, température baissante oblige, se 
faisait glacial, et que, *sans que je fasse une demande précise*, tel un 
MAGICIEN, L'Toutou m'a sorti un salvateur Gore Tex, qui a pris une part 
prépondérante dans mon résultat (Si pas Gore Tex, l'Papy n'aurait 
certainement pas terminé la nuit) Vraiment, sans assistance, le coureur 
n'est pas grand chose !!! ;-))

Tout au long de ces heures, j'apprends que mes camarades de course coincent 
un petit peu. Je rattrape la gazelle, qui, me voyant et apprenant que l'on 
est dans le même tour, remet les gazs et me reprend plusieurs centaines de 
mêtres en 3 ou 4 tours. J'ai bien peur qu'il ne consumme ses dernières 
cartouches, en tout cas, je ne l'ai plus en point de mire, même par de là 
les virages.

Je commence également à connaitre une certaine lassitude en particulier sur 
les 2 points chauds décrits précédemment, juste après les 2 bosses... J'ai 
vraiment du mal à enchainer mes foulées, et il m'arrive de faire plusieurs 
dizaines de mêtres en marchant, jusqu'à ce que la colère me prennent et que 
je me secoue le cocotier pour relancer. Je me rappelle un banc public vers 
les 500m, ou je me serais volontiers assoupi...

Je ne sais pas vers quelle heure je vais passer la Gazelle, ni vers quelle 
heure je vais passer Robert Bertin (un habitué des ultras), mais je suis 
étonné d'apprendre que je suis 1er alors que le sir Oliéro avait tant 
d'avance sur moi ! Il est parti se coucher vers la 14ème heure et n'a pas 
entendu sonner son réveil, il ne s'est donc réveiller que 3h plus tard !
Il est d'ailleurs reparti comme avant, et je revois la mobylette me doubler 
régulièrement. Je fais rapidement mes calculs, si aucune erreur de 
stratégie ne vient encombrer mon chemin, je devrais pouvoir résister à son 
retour, d'autant plus qu'il connait des ratés, comme tout le monde et que, 
par moment il marche... J'ai un léger moment d'euphorie, car, malgré tout 
les avatars que j'ai pu connaitre, je peux espérer une bonne place à 
l'arrivée... Les images positives me viennent en tête et j'imagine déjà que 
j'ai une place sur le podium, avec une photo encadré de mon assistance. Je 
visualise à l'avance les passages au 180 kms puis, pourquoi pas, au 200kms 
que je signalerais à Alain Corgier, Je rêve déjà d'offrir au Toutou les 
bouteilles avec étiquettes spéciales qu'il a déjà largement mérité. (Vous 
pouvez voir l'étikette sur le site kivabien)
En résumé, je me fais déjà un film positif de l'arrivée qui me permet 
d'oublier un peu les contingences que je subis au fil du temps.

18ème heure qui se termine (allooooo Alain, tu m'envoie quand le détail ? 
Mon neurone fripé à du mal à se remémorer les kms exactes) en environ 157 
kms. Une dernière comparaison avec Gravigny ou j'avais fait 159kms en 17h 
(dont 4h30 de marche) m'indique bien que je ne suis vraiment pas aussi 
performant que l'an dernier... Je reprends de la vitamine C car le sommeil 
revient, c'est incroyable, j'aimerais tant avoir sommeil comme cela tout 
les soirs vers 23heures ! Arf ! Je suis de plus en plus déstabilisé par ce 
souci. La vitamine C n'agit plus !!! Il m'arrive de m'arréter sur le 
parcours, de m'appuyer sur une rambarde et de fermer les yeux ! 
Heureusement, à chaque fois, j'ai comme un petit diable qui vient me piquer 
car dès que je ferme les yeux, j'ai des papillottes qui apparaissent et je 
risque de m'effondrer.
Je ne peux plus, depuis plusieurs tours, m'accroupir moi même, c'est mon 
assistance, chacun de son coté, qui me lève, m'accroupit et me relève.
Dès que je ferme les yeux,Bichounette me crie de ne pas m'endormir et de 
regarder droit devant moi. J'ai l'impression d'être un boxeur au bord du KO.
J'ai même eu, lors d'une pause, les yeux qui se sont révulsés... Mais les 
secouses du Toutou m'ont remis d'aplomb !
De plus, m'obligeant à courir le plus rapidement possible, je gagne 
quelques secondes de plus au tour !
J'ai de plus en plus mal au ventre, j'axe de plus en plus ma prise de 
boisson sur les glucose car je fais une fixation, quand j'ai ces symptomes, 
sur une hypoglicémie possible. De ce fait je réduis mes apports hydrique à 
la seule Caloreen, puis une soif soudaine, m'a fait rajouter de l'isostar 
(qui m'a fait du bien car j'ai multiplié par 3 mon apport hydrique durant 
quelques tours). L'état se dégradait au fur et à mesure, Les 3 tubes de 
Sporténine, savamment dosé par l'Toutou (n'est ce pas coquin ?), n'avait 
plus d'effet, la vitamine C n'ont plus, le reste de lucidité qui me restait 
m'a servi à garder ma stratégie du tout Caloreen ou Isostar (et non, 
malheureusement, Caloreen + Isostar).
Les autres boissons, malgré les tentatives de réchauffement de mes 
acolytes, n'ont presque plus attiré mon attention... La lente descente aux 
enfer commençait !!!

Je me voyais dériver de plus en plus, malgré une vitesse conservée, les 
bouffées de reconnaissance pour ceux qui travaillaient d'arrache pied dans 
ce froid glacial pour moi, me permettait de tenir et bien sur vous...

Car dans ces descriptions, j'ai volontairement omis votre appui, pour mieux 
m'en délecter maintenant... Arf...
Car il est vrai que par delà l'assistance physique de l'équipe "Zoo", 
j'avais l'appui téléphonique du reste de la bande...
Je ne sais plus ou j'avais laissé la marque, mais l'Electron a appelé 
plusieurs fois et a fait son rapport circonstancié sur la ML et le NG.
J'ai même noté, pour l'équipe ZOOSorengo du raid28, que ma'ame Neutron 
s'est levé vers 7h15' pour savoir si j'étais toujours vivant ? Merci au 
Electriques !
Tartarin (L'TDB) à piraté, également plusieurs fois, la ligne de l'Electron 
et je l'ai même eu en direct (grace à sa fille insomniaque, il me semble), 
Le Homard, également en direct à 19h20, puis vers 7h42 (kelle précision ce 
Toutou ! ;-)  ), avec un accent qui fleure bon la région toulousaine.
Mon Empereur est venu m'apporter l'air frais de Belgique avec un "Vas Papy, 
continue...", il a recommencé vars 7h du matin.
Toute la nuit, des joueurs de belote, entre autre, ont rappelé, que ce soit 
le ch'tite bourrin, plein de peps, 5 ou 6 fois, Philo le fluet, inquiet, la 
fourmi également, ainsi qu'un nouveau courant d'air d'outre quiévrain avec 
l'Aveugle, pas loin de minuit !
A Minuit Une, l'Bouc costaud me met face à mon projet puis vers 5h du mat 
affirme qu'il f       aut positiver pour continuer à avancer!!!
La linotte vient me rappeler, vers minuit vingt, que je n'ai toujours pas 
renvoyer les suggestions sur le dessin du Logo, que, comme je suis 
réveiller, je pourrais m'y mettre... Puis il a un choc, il se rend compte 
du nombre de kms et ne s'en remet pas... (j'espère qu'il a réussi à dormir 
après !)
L'Lieutenant Blueberry, préparant son marathon d'Annecy, me secoue les 
puces vers Minuit trente, après un p'tit footing ?
L'Empereur me refait un coucou namurois vers les 3h13 ? L'Toutou aura cette 
réflexion : "A priori les coureurs de la ML ne se couchent jamais" !)
A 7h10', un Alain (l'Empereur, la Marmotte, un autre ?) souffle un 
"Continue, Bravo..." avant de partir faire un semi...
7h12', c'est le Criquet, coureur du Jogging Club d'Epernay, lurker 
intermittent de la ML, qui pousse derrière moi et qui tente de me faire 
tenir à 8h45'.
Linstit, également, qui a appelé 3 fois durant la nuit, s'inquiétant pour 
mon état de santé, L'Empereur, encore une fois,...
Il y a également ceux qui ont appelé en même temps que d'autres et qui ont 
été sur la messagerie vocale...
9h...
Philo_le_fluet avec une voie encore inquiète, mais fier de faire partie de 
l'équipe
9h41'...
Le Homard, avec son accent vraiment ensoleillé, m'adresse ses félicitations 
anticipés...
10h35'...
Ma fille Mylène qui commence sérieusement à se faire du souci... :-((((
10h56'...
Le Loup hurlant qui me fait une Pomme De Terre FFA, :-), et qui comme 
l'Fluet est fier de faire parti de l'équipe...
Lundi 10h...
Linstit inquiète de ne rien voir sur la ML, se rappelant la fin de l'an 
dernier...
Voilà pour les appels que nous avons gardé en mémoire, L'Toutou, 
Bichounette et moi même, il est clair que nous en oublions car des fois le 
téléphone a sonné toutes les 10' (dixit l'assistance !)
Alors que ceux que j'ai oublié fasse preuve d'indulgence envers ma personne.
Ceci écrit, même si, sur le coup, je ne percutais pas complètement à vos 
encouragements, c'est, quand même, un formidable réservoir d'images 
positives. Un formidable lien trans-frontalier qui m'a fait avancer et 
courir durant les heures les plus difficiles...
Merci encore à tous, que vous soyez un animal de la ménagerie, un lecteur 
du NG ou autre, merci de vos témoignages de soutient pour un Papy qui se 
délabrait au fur et à mesure du temps...
J'ai reçu pas moins de 300 messages de soutien ou de félicitation sur la 
ML, sur le NG ou en messagerie personnel. Je vous parlerais de la vacuité 
de la vanité personnelle lors des actions post-courses, mais le Lundi en 
sortant de la Clinique, ces messages ont été un puissant tonifiant, aussi 
puissant, dirait le Sapide Docteur, que l'homéo...Heuuu... pathie ?

Voilà, j'en suis à la 18ème heure, je n'ai toujours pas réalisé les 180kms 
pour Mister Corgier, mais il va falloir s'y mettre !

Je vais, maintenant, tenter de recourir un peu. C'est ma 1ère tentative 
depuis les 24h ! Le clown va être de sortie... Arf !
A bientôt....
24h de ST FONS, Part IV : La déchéance...
Bonjour,

Vous allez bien ?

J'espère car la course n'est pas finie... ;-)

Comme écrit dans le tome(sic) précédent, le clown fut de sortie Jeudi 
soir... Arf, 35' d'(E) à la vitesse d'un escargot... Pire, j'avais même du 
mal à courir à la vitesse d'(E), il fallait que je me secoue. Il faut noter 
que j'ai vraiment l'impression de n'avoir plus aucune cuisse et que 
l'amorti s'effectue au niveau des genoux et des hanches !!! Heureusement 
que j'étais accompagné par un ami vigneron (coach de l'équipe Zoo du raid28 
lors de la préparation oenologique), il m'a permis de ne pas rentrer trop 
tôt à la maison !

L'imbécile, que je suis, à voulu remettre le couvert dès vendredi matin...
Le genou gauche n'a pas aimé... Je suis vraiment très faible... Je sens que 
je vais adorer mon vélo ces prochains jours... Y aurait pas un sorcier par 
ici pour me faire la danse du soleil ? Car faire des heures de rouleaux, ce 
n'est pas très jouissif (n'est pas l'bouc costaud ?)

Nous en étions donc à la 18ème heure, je n'avais toujours pas réalisé les 
180kms pour Mister Corgier... Et je commençais à battre de l'aile...
Les envies de sommeil revenaient plus vite qu'à leur tour, et pourtant... 
Pour avoir lu L'Toutou et L'Mammouth Rose, je savais que le sommeil pouvait 
prendre un coureur, mais jamais dans ces proportions là...

Imaginez... Vous êtes dans un brouillard, en entamant le tour vous vous 
retrouvez dans la pénombre crée par l'ombre des arbres sous les 
projecteurs, vous agitez frénétiquement les bras pour que les "poteaux" qui 
vous servent de cuisses suivent. La dessus, mécaniquement, vous tentez le 
sommeil flash récupérateur, inefficace, qui manque de peu de vous mettre 
par terre. Vous vous ressaisissez et...
C'est à ce moment là qu'un long train de marchandise passe à coté et vous 
casse les oreilles. (ya même un chauffeur, voulant être sympa, qui nous a 
klaxonné, Grrrrrrrr !) Le souffle du convoi vous rappelle le vent apaisé et 
c'est bien énervé que vous arrivez à la butte n°1. 30m avant vous tentez de 
rassembler vos Neurones (avec mon neurone fripé, c'est plus rapide pour moi 
que pour les autres !) pour coordonner vos foulées et ne pas f.... TROP 
TARD, vous venez encore de mal positionner votre pied droit, direct sur le 
bord du trou, la douleur qui irradie votre mollet vous indique qu'il faut 
que vous notiez sur la fiche ravitaillement "Massage Toutou mollet droit". 
Le temps de ranger papiers et crayons (au milieu de vos neurones) vous 
apparaissez sous les projecteurs du stade, en pleine lumière (quelle star 
vous faites !!!)
Le temps pour vos pupilles de s'habituer, vous faites mécaniquement la 
chicane, vous vous arrétez mains sur les genoux (pour voir si LA sauterelle 
ne serait pas dans la pelouse), tout en écarquillant bien les yeux. Vous 
repartez péniblement et traversez ce stade ou la butte n°2 du fond vous 
parait insurmontable...
Après l'avoir grimpé avec piolets et chaussures à crampons (Vi, vi, je me 
rappelle très bien que vous aviez ce piolet !), vous stoppez de nouveau 
pour vérifier que vos lacets sont bien fait. (On ne sait jamais...) Vous 
venez, quand même, de déjà faire 400m, vous avez horreur des petits détails 
qui clochent, alors la vérification s'imposait...
Malgré votre insistance, ils ne sont pas défaits, alors vous tentez de 
repartir, quand... Vous apercevez ce magnifique banc public, déjà évoqué... 
Mais, droit dans vos bottes, vous êtes l'exemplarité même, vous vous 
détournez de cet objet de luxure car la débauche n'aura pas raison de vous...
Vous ignorez également les barrières qui sont autant d'appel à reposer 
votre carcasse bien fatiguée... Vous êtes au 600m, après avoir évité tous 
ces poissons... Heuuuu... Galets qui jonchent votre parcours, vous virez à 
gauche et... Déception... Vous craquez... vous voyez une séduisante 
barrière avec qui vous faites un brin de causette... C'est alors qu'il vous 
vient à l'idée les histoires de l'Iliade et de l'Odyssée, avec ses 
monstres, ses bétes curieuses et vous vous voyez emporter par cette 
maléfique barrière... ACCROCHEZ VOUS ! Tenez bon, tendez l'oreille... 
Ecoutez bien, c'est le CD "boum-boum" du Papy à la sono, la pause n'est pas 
loin... Un dernier sursaut, vous vous arrachez des bras de la barrière(sic).
L'entrée sur la boucle d'arrivée est enfin là, quelques bancs  tentateurs, 
ou il vous arrivera de poser une fesse, (mais pas dans ce tour là !) et 
enfin le banc "ravitaillement" ou vous tentez désespérément de vous 
rappeler tout les points notés pour l'assistance...
Voilà, schématiquement, comment se déroule les tours pour atteindre les 
fameux 180 kms. Si vous désirez savoir comment mon "sur-moi" considérait ce 
que j'étais en train de faire, relisez ce chapitre 15 fois au moins, d'une 
traite !..... C'est fait ? Alors ? Vous en pensez quoi ?

Un souci, qui m'avait déjà arrété la veille, commençait à réapparaitre. En 
effet, mon point de coté intestinal refaisait des siennes. C'est vrai qu'à 
la lumière de l'après course, je ne peux qu'être content d'avoir, malgré 
tout, pu continuer à courir, mais, dans mon brouillard, cette douleur me 
pertubait et me poussait à optimiser de plus en plus ma prise de boisson 
glucosée.  Je n'ai pas fait attention aux différents signaux d'alertes qui 
me poussait à boire de l'eau. Au contraire, cette douleur de plus en plus 
tenace me dégoutait de boire et tout les liquides avalées, je les "machais" 
pour les réchauffer avant de les déglutir. Dans mes souvenirs je me 
rappelle avec délice, de la fois ou L'Toutou m'a fait mon Caloreen avec de 
l'eau chaude. Je crois que c'est la seule fois ou j'ai pris 2 gorgées. Mais 
le fait que nous n'arrivions pas à réchauffer suffisamment ces liquides, 
m'a poussé à conserver cette stratégie, que l'on sait aujourd'hui, suicidaire.

J'estime que je devrais passer les 180kms en 20h45', je lutte pour 
maintenir mon rythme. 19ème heure en 165Kms, 20ème en 173kms, c'est 
excellent, surtout que je suis en tête, au grand étonnement de la Gazelle 
qui semblait un peu encalminé à ce moment là. J'espère quand même qu'il 
accrochera les 180kms, il le mérite... Je coince quand même de plus en 
plus, même si j'atteins les 180Kms quelques minutes à peine après mes 
prévisions. Je sens que les 207 risque de m'échapper, mais les 200 
devraient être possible.
J'avise Alain Corgier que j'ai fait ses 180Kms, mais je note, en même 
temps, que si je suis dans le brouillard, ses temps de réaction à lui, sont 
également moins performants ! Arf ! La fatigue agit sur tout le monde...

Tout le monde ? Et oui, même l'assistance !
Bichounette a de plus en plus froid, s'enveloppe dans doudoune et duvet, 
tente des sommeils flashs pendant que je cours... Il lui arrive de même pas 
se rendre compte que je viens de m'asseoir à coté d'elle !!! C'est mon rale 
qui l'interpelle et lui fait se lever pour s'occuper de ma jambe gauche. Le 
Toutou marque également quelques accès de faiblesse, mais, comme peuvent le 
certifier ses coéquipiers du Raid28, il faut être vraiment perspicace pour 
s'en rendre compte ! Il est tellement discret sur ses propres 
atermoiements, qu'il a fallu un sursaut de lucidité de Bichounette (et de 
pompoculthérapie) pour que l'Toutou s'occupe un peu de lui même avant de 
tomber malade.
Ce moment de lucidité coutera cher à Bichounette car c'est peu après 
qu'elle faillit tomber dans les pommes et qu'on l'amena dans le camion des 
secouristes. Ce fait, d'ailleurs, marqua le début de la descente aux enfers...

Arf ! Est ce que j'arrète là ?
?
??
???
. 
..
...

Non, je ne peux pas vu le titre de ce tome là... Arf... Il me faut bien la 
décrire cette déchéance.

Donc, il est 7h du matin, j'ai fait plus de 180kms et j'ai de plus en plus 
envie de dormir...
J'arrive à une pause ravitaillement ou je note que beaucoup de voyants sont 
au rouge sans que je sache vraiment quoi faire pour les remettre au vert. 
La vitamine C n'agit plus sur le sommeil, cela fait quelques heures que je 
ne peux plus me lever ni m'accroupir tout seul, il me semble que la source 
de sporténine se tarit, mais la malice du Toutou tente de me le cacher. 
J'ai un léger moment de panique... Je vois sur la table une bouteille avec 
un liquide rougeatre... Anticipant une réaction négative de l'équipe, je me 
jette dessus et prends le risque d'en boire plusieurs gorgées froides sous 
l'oeil inquiet de mes acolytes... C'était un peu le geste du désespoir... 
Euréka !!! L'effet est immédiat et je retrouverais quelques couleurs 
pendant plusieurs tours, malheureusement, mon diagnostic fut erroné. Je fut 
persuadé que le surplus de sucres apporté par isostar était l'élément 
prépondérant de ma dernière résurrection... Ce fut ma dernière erreur de 
stratégie...

C'est à ce moment là que je situe ma cassure, symbolisé par "l'abandon" de 
bichounette. Lorsque j'arrive au ravitaillement, je remarque que l'Toutou 
est tout seul, (j'ai un reste de lucidité ! Arf !) je lui fait part de mon 
désarroi et... L'Toutou, ne voulant pas m'affoler en me disant que ma femme 
reprends ses esprits dans l'ambulance, m'explique qu'elle est partie se 
détendre en salle de repos. L'impact négatif fut énorme ! En effet, la 
clairvoyance, à 2h de l'arrivée, n'étant pas l'apanage des coureurs de 24h, 
je me suis senti abandonné par ma femme... Mentalement tout s'écroulait, 
fini les massages récupérateurs, fini les différents choix de bouteilles, 
il me semblait que le pôv Toutou était débordé... En fait je commençais à 
ne plus savoir ou j'étais...

En effet, je ne pourrais plus vous dire, à partir de cet instant, comment 
les kms suivants se sont passés car je n'étais plus dans le brouillard, 
mais, de pire en pire, je me retrouvais quasiment dans le noir presque complet.
Je n'arrivais presque plus à courir, juste à marcher relativement droit, 
avec des difficultés de respiration du à des courbatures sur les muscles 
thoraciques. (Sous les conseils du canidé, j'ai très souvent respiré avec 
le ventre pour faire passer les points de coté... 10' c'est bon, mais 
plusieurs heures marque physiquement)

Le futur vainqueur, Mister Oliéro revient à 1 tour de moi. il m'approche et 
me demande si je suis bien le señor Papy Ming. Devant mon rale affirmatif, 
il m'annonce que je suis premier et que nous allons finir ensemble car je 
mérite de gagner la course. "Grosse colère" de ma part (sic, enfin soupir 
plaintif serait plus approprié), car je lui dit qu'il peut passer les 
200kms alors que je commence à défaillir sérieusement sans espoir pour ce 
kilométrage. J'étais fini... Il rechigne, m'assurant que je mérite de 
gagner, qu'il est mort, etc... Il a fallu que je lui dise que le reste de 
force qui me restait allait me servir pour lui mettre des coups de pompes 
dans le C.., pour qu'enfin il reparte ! Et fasse 203/204 kms !!!
NOTEZ par ailleurs que, même avant qu'il ne me double, sa femme me prodigua 
de très gros encouragements !
Il est un fait que la fraternité qui peut lier les coureurs et leur 
assistance, au fil des heures, lie les coureurs et les assistances entre 
eux mêmes. J'ai reçu, par courriel, des félicitations et des remerciements 
pour l'Toutou et Bichounette de la part d'autres coureurs. (Aïe, tapes pas 
sur la tête, mon Toutou, j'ai oublié de transmettre... :-(  )

Je suis de plus en plus fatigué, je ne sais plus ou j'en suis... (ou en 
étais je ?)
Ah oui... Je ne sais plus ou j'en suis, arf, le soleil s'est levé depuis un 
moment, quelques gouttes tombent, j'ai froid... Pour les dernières heures, 
je me mets une nouvelle couche de vètement sous la forme d'une doudoune 
3/4, pas faite du tout pour courir. Sous la pluie, l'Toutou me met la 
capuche sur la tête (je suis bien incapable de le faire moi même !) et je 
marche... Je marche... Je marche... Enfin... J'essaye de marcher... C'est 
de plus en plus difficile... J'ai du mal à ouvrir les yeux pour situer le 
chemin, nous entrons dans la dernière heure, je savais à combien de kms 
j'étais car la barre des 197,500 kms me taraudait, mais aujourd'hui, je ne 
m'en rappelle plus ! :-(  Les seuls souvenirs que j'ai sont ma persévérance 
dans la réalisation de ce kilométrage puis, une fois réalisé, mon explosion 
totale... Heureusement que nous avions le droit d'avoir l'assistance sur la 
fin de course... J'ai d'ailleurs bénéficier d'une légère dérogation, sous 
la bienveillance de l'officiel de la FFA, car mon toutou m'a accompagné 
bien avant les 10 dernières minutes réglementaires. Il m'a tout d'abord 
encouragé, puis, avec sa main dans le dos, il m'a dirigé, car je n'arrivais 
plus à marcher droit. Voyant que cela ne suffisait plus, il m'a pris la 
main et enfin, pour les derniers mêtres, il m'a quasiment porté...
Je savais à quel endroit du circuit je me trouvais, mais je ne pourrais pas 
vous dire s'il faisait beau ou pas... J'avais beaucoup de mal à garder les 
yeux ouverts, je commençais à devenir inquiet sur mon état de santé car 
j'avais rarement souffert d'une hypoglycémie aussi difficile à supporter.
Ma femme nous avait rejoins, les ultimes minutes s'égrenaient, la fin était 
proche... La fin arriva...
L'Toutou s'immobilisa, et moi avec ;-)
Bichounette inquiète pris la place et l'Toutou, le plus rapidement 
possible, m'accompagna jusqu'à.... Jusqu'à...

Il va me falloir réfléchir pour me rappeler la suite, surtout que j'attends 
l'éclairage d'un Sapide Docteur bien connu... (Qui va surement me répondre, 
sans me répondre, qu'il n'a rien à rajouter, mais il me faudra lire entre 
les lignes... Arf !)

Alors je vous laisse sur cette déchéance, vous devez être bien fatigué... 
Non ? Comment NON ???
C'est que vous n'avez pas fait les 15 tours d'une traite que je vous ai 
conseillé précédemment...
;-))))

Une dernière précision toutefois, quand à mes souvenirs... J'ai tenté de 
vous faire vivre l'action de la ménagerie et nous avions, avec l'Toutou, 
tenté de noter tous vos appels. J'étais taraudé par le doute, car il me 
semblait que nous en avions oublié... Effectivement, après vérification, 
j'avais eu, en direct siouplé, un meuble de la ménagerie, notre flambeau en 
CO, le plus titré du coin, notre ex-champion de France... J'ai 
effectivement eu L'Mammouth Rose Himself, le samedi soir... Cela démontre 
un peu l'état de délabrement dans lequel j'ai terminé cette épreuve...
Alors comme j'ai d'autres doutes, SVP, si un zanimo se trouve oublié, qu'il 
n'ait pas honte de me le faire savoir en perso, car si nous n'avons pas 
noté l'inoubliable tafanar n°1, il se peut que l'encre ait également gelé 
pour d'autres appels. Merci de me le faire savoir ! ;-))))))

Bien à vous tous... Courage, la fin approche...  ;-)))))
24h de ST FONS, Part V : L'après course...
Bonjour,

Vous allez TOUJOURS bien ?

Depuis mes 24h j'ai noté de belles performances Zooesque, aussi bien 
chronométrique (Nous avons Ôssi nos vedettes, arf !) mais surtout mentales 
et RAISONNE ! Arf !
En effet comme thème chèrement au coeur de notre Raton Laveur, je vais 
revenir sur le "pourquoi on cours ?". D'ou peut venir notre plaisir de 
repousser nos limites le plus loin possible ?
Du moins, vais je tenter de le faire ou je vais avoir l'impression de 
tenter de le faire... (Vous suivez ? Non ? Moi non plus, ce n'est pas grave !)

Et surtout, comment moi, apotre de l'abandonné raisonné, j'ai pu me faire 
avoir et risquer ma vie à ce point !
Alors... Reprenons...

Ou en étions nous ????
. 
..
...

"...J'espère car la course n'est pas finie... ;-)
...j'avais rarement souffert d'une hypoglycémie aussi difficile à supporter.
Ma femme nous avait rejoins, les ultimes minutes s'égrenaient, la fin était 
proche... La fin arriva...
L'Toutou s'immobilisa, et moi avec ;-)
Bichounette inquiète pris la place et l'Toutou, le plus rapidement 
possible, m'accompagna jusqu'à.... Jusqu'à..."

Jusqu'à ? Je me rappelle avoir tenté de continuer sur le parcours alors 
que, beaucoup plus lucide, le Toutou me fit faire, ou plutôt m'imposa de 
manière musclée, un détour, pour arriver plus vite à l'Ambulance des 
secouristes. Une fois allongé je me laisse aller à mes pensées, pas trop 
positive...
La déception était grande de n'avoir pas encore pu exprimer toutes mes 
possibilités dans ces conditions difficiles. Déception également par le 
fait que j'aurais pu gagner cette course et faire la photo entouré de mon 
assistance. Photo qui a fait partie de mon imagerie mentale de la nuit.

Les minutes s'égrène, la tension baisse, j'ai froid, j'ai sommeil et les 
secouristes s'agitent de plus en plus frénétiquement autour de moi. 
J'aperçois l'Toutou, a qui je réclame une photo puis on tente de me 
déshabiller. Me voyant m'endormir, on tente de me réveiller et de me mettre 
sous oxygène... Tout content, je me suis dis que j'allais me shooter à 
cette chimie source de vie... :-( Bof ! A part un air frais sur le nez, 
cela ne m'a rien fait. Ma femme tente de trouver le médecin de la course. 
Penaud, Alain nous apprend que le médecin prévu les a planté le matin de la 
course !
Bichounette (je rappelle qu'elle est infirmière) voyant mon état et le 
début de panique chez les secouristes devant l'inanité de leurs efforts, ne 
tergiverse plus et appelle les pompiers.

Plusieurs fois on tente de me réveiller, par des claques, des questions... 
Je me demande même pourquoi tout ce bÔ monde veut m'empécher de me laisser 
aller à un sommeil réparateur. Surtout pour une simple hypoglycémie dont je 
MAITRISE tout les tenants et aboutissants. En effet, à l'Ironman d'Embrun 
et l'an dernier au 24h de Gravigny, de simples perfusions d'eau, de sels et 
de sucres m'ont remis debout (ou presque !) J'ai l'habitude de ce genre de 
souci. J'ai d'ailleurs limité volontairement ma prise d'eau pour ne pas 
empécher plus mon absorption de glucose. Le fait que les secouristes 
n'aient pas les poches désirées me maintient encore en réveil... 
Heureusement !!!
J'espère que les pompiers sont équipés !

Ceux ci arrive, cela me donne un petit coup de fouet car la perfusion tant 
révée s'approche... On me change d'Ambulance et les images fortes 
remontent. En effet, comme à Gravigny l'an dernier, ou j'ai eu droit à une 
haie d'honneur, j'ai droit aux applaudissements des personnes présentes. Je 
tente de faire bonne figure, m'excuse auprès d'Alain de ne pouvoir être 
présent à sa remise des prix (une déception de plus, Arf !) et Zou, on 
m'embarque...
Malheureusement, il n'y  a plus de perfusion que plus d'un neurone fripé 
dans la tête à Papy. Je commence à m'impatienter, je vais bientôt faire une 
crise de calcaire et taper de mes petits points nerveux sur la table ! ;-)))
Je ne sais pas si c'est sirène hurlante que je m'en vais, mais je me 
souviens l'air inquiet de Bichounette assise à coté de moi. Pourtant, ce 
n'est pas si terrible ce qui m'arrive ? Les pompiers ont l'air serein !!!
La polyclinique de la Roseraie (A coté des Minguettes) peut m'accueillir, 
je me prépare à mon plantureux repas perfusionnel !

Un petit topo sur mon état, pendant le transport dans la salle des 
traitements, m'inquiète un peu. Je ne peux presque plus mouvoir mes membres 
inférieurs... J'ai bien de la sensibilité, je remue mes petits doigts, je 
n'ai presque pas de courbatures, MAIS, je n'ai aucune puissance, mes jambes 
sont trop lourdes à bouger pour mes muscles (ou ce qu'il en reste !) Etant 
par nature optimiste, je me répète qu'après ma "biture"(C'est dans le dico 
pour ceusses qui ne savent pas ce que c'est, p'tit Larousse) au sirop 
glucosé, je me porterais comme un charme.

Le sieur Antonio Rodriguez m'accueille, me regarde d'un air soupçonneux 
puis m'ausculte. Je m'agite pour affirmer mes certitudes, pour obtenir ma 
mixture qui me permettra de me sortir de cette hypoglicémie quand, d'un 
geste, il m'intime l'ordre de me taire et de me soumettre à des analyses...
Je proteste encore jusqu'à ce qu'il m'explique que je suis dans état 
"grave", confirmé par Bichounette, corroboré par le passage de mon 
Toutou... C'est la première fois, depuis le début de la compétition, que je 
vois l'oeil du Toutou dans cet état là ! Alors si même lui est inquiet, il 
doit y avoir le feu dans la baraque... Je patiente donc et me soumet aux 
analyses.

Pour vous faire patienter, je vous rapellerais que, comme prévu, j'ai 
oublié de noter certains appels. J'avais et j'ai toujours des doutes sur 
des Zanimos, et l'un s'est effectivement rappelé à mon esprit. El 
Pokémonito m'a effectivement appelé cette nuit là, et je l'ai eu en direct 
puisque je me rappelle avoir imaginé la Pokémonita courir derrière notre 
Mozart Galopant, rouleau à patisserie en main, pour qu'il réduise quelque 
peu son entrainement. Ceci dans l'espoir qu'il fasse le REV avec L'Biquet 
et que nous soyons dignement représenté... Je rappelle, pour les humains 
qui lisent ces lignes, que Pokémonito a eu droit aux honneurs de la presse 
(Jogging International) avec son marathon zodiacal proche du pole Sud ! 
(Son Nom d'humain est Christian Pociello).

Ahhh, je vois le médecin revenir avec les analyses, nous allons pouvoir 
reprendre le fil de notre histoire et moi, me faire une orgie de 
"plasmalite"... Devant la mine grave du médecin je tente de mettre ce qui 
me reste d'attention à l'écoute.
Très pédagogique et TRES intéressant il se met à détailler les résultats de 
l'analyse... Je résumerais très succinctement et pas très scientifiquement 
par :" J'étais complètement déshydraté, les reins bloqués, l'Urée dans le 
sang commençait à m'empoisonner, mes muscles sont complètements détruits, 
etc..., etc..., etc... "
J'ai vu ma femme passer par toutes les couleurs car tous les termes 
techniques qu'employait Mister Rodriguez était bien compris d'elle...
J'étais bien loin de ma soi disante hypoglicémie. Cela fait des années que 
je me trompe sur certains de mes signaux d'alertes qui me servent à gérer 
mes différentes épreuves. La majeure partie du temps ou je me suis focalisé 
sur un problème d'hypoglicémie du à une difficulté d'absorption du glucose, 
je faisais, en fait, une deshydratation. Ce n'est pas évident de bien 
assimiler que cela fait des années que je me trompe et que je fais des 
erreurs de stratégie de course basées sur des analyses erronées. La secte 
du neurone fripé accueillait en son sein les égarés ou les amoureux de 
parking de gare, elle peut, aujourd'hui, virer les déficients en sucre pour 
accueillir les fous déshydratés !!!
C'est dans un cadre pareil que ma signature prend toute sa valeur et même 
une nouvelle dimension. Car MA vérité d'aujourd'hui, n'est plus la même que 
celle datant d'un mois !!!
Pour la changer il fallu pour cela que je risque ma vie...

Juste un chiffre qui symbolisera le reste (je ne vais pas vous assomer avec 
les autres)

La créatine phosphokinase (CPK, il me semble) a une valeur référence de 24 
à 204 UI/L (je ne sais pas ce que c'est les UI/L... La Marchande de Sable 
ou le Tripier pourrait nous éclairer ?)...
L'Papy, de plus en plus inquiet sous sa couche, avait, 10h après l'arrivée 
(je n'ai pas les résultats juste à mon arrivée aux Urgences) 24410 UI/L !!!

Cette enzyme est révélatrice d'un taux de destruction des muscles !!!
Vous imaginez à quel point je me suis massacré ? Pourquoi ?

C'est là qu'a commencé durant quelques instant un débat en moi, ma personne 
et celui qui était couché sur "La VACUITE de la VANITE humaine !!!"
Mais comment j'ai pu me mettre dans un état pareil ??? Et pourquoi ?
Je n'arrète pas de conseiller à ceux qui sont mal de bien réfléchir et de 
privilégier la santé, voire la carrière future, plutôt que de se détruire 
et... J'ai fait plus grave, j'ai joué avec ma vie !!! Je veux bien 
fanfaronner en me rapellant que je viens de prendre une bonne assurance vie 
et que l'avenir financier de ma tribu est assuré en cas d'accident, mais 
est ce que cela remplace une présence ?
Ce qui me chagrine le plus c'est que je n'ai rien vu arrivé !!!
Je n'ai pas souffert comme à l'arrivée d'un marathon difficile ou comme 
lors de coup de bambou important qui m'ont convaincu d'arréter les frais 
lors de compétitions. Non, juste une langueur importante ponctuée par une 
envie de dormir de plus en plus insistante... Une mort douce en quelque sorte !

Suite à ces explications de textes, il me semble que c'est le moment ou 
l'Toutou nous quitte, à moins que j'inverse les évènements, mais je me 
rapellerais longtemps cet oeil inquiet du canidé et surtout, mon 
impossibilité de lui montrer toute la gratitude que Bichounette et moi même 
voulions lui témoigner. J'ai tenté de le faire par courriel, mais les 
équipiers de la ZOOSORENGO@42KMS.COM savent ce que altruisme Toutoutien 
veut dire... La Gazelle t'envoie ses remerciements également pour ton 
soutien dans ses moments difficiles (181kms quand même pour la Gazelle !!!)

C'est également durant ce laps de temps qu'est passé Alain Corgier, très 
inquiet, m'engueulant même (très gentiment) d'avoir été aussi loin. Je lui 
exprime quand même ma satisfaction du devoir accompli en ayant réalisé les 
180kms et battu son record. Il me confirme que ses craintes furent balayées 
car nous sommes 4 au dessus des 180kms !
Heureusement qu'il n'a pas appris sur le coup dans quel état exactement 
j'étais, (il pensait que j'allais sortir dans l'Après Midi) sinon, il 
aurait été capable de me mettre une fessée ! ;-)))
Il ne s'est pas empéché tout de même, de me passer un petit savon le 
lendemain pour l'avoir tardivement alerté que nous étions scotché à la 
polyclinique. Qu'il soit encore ici remercié, ainsi que sa comparse 
Christine, pour sa disponibilité, sa chaleur humaine et son approche 
conviviale de la Course A Pieds. Son 24h est inoubliable, non du fait de la 
course, mais par sa typicité, son enthousiasme et sa convivialité. Il est 
intéressant pour avoir une première approche du 24h, dans un esprit 
d'entraide et de solidarité.

J'ai de plus en plus faim (sic) et les perfusions arrivent finalement. 
L'infirmière de garde tente une petite toilette des pieds pour crever les 2 
énormes ampoules que j'ai à chaque pied. (La vieille technique de la 
chaussette à l'envers, couplée à l'utilisation de chaussures usagés, mais 
pas trop, avec semelle amortissante supplémentaire, m'a évité des 
désagréments de ce coté, en dépit d'un parcours propice aux inflammations 
plantaires, je réécrirais dessus !)
Ces ampoules ne m'ont pas géné, par contre, je découvre, avec "horreur", 
l'état de saleté dans lequel je me trouve... J'ai même les ongles des pieds 
et des mains qui sont noirs !!! Vivement que je sois capable de prendre une 
douche !!!

Une douche ??? Douce pensée... Mais irréalisable !!!
En effet, lorsque l'on me transporte dans ma chambre, j'ai la confirmation 
que je suis pas entier à la clinique. J'ai certainement du laisser quelque 
part sur un stade de St FONS, une bonne partie de mes cuisses... Ce n'est 
pas possible autrement, je n'arrive pas à soutenir mes membres inférieurs. 
Et tout cela SANS DOULEURS !!! J'ai également confirmation que je n'ai pas 
de courbatures et pas énormément de toxines puisque je n'ai pas de réaction 
à mes perfusions. D'habitude je suis pris de tremblote dans les jambes et 
les muscles sont agités de mouvements parasites. Rien de tout cela 
aujourd'hui, le Sapide Docteur confirmera cela en m'écrivant, à la lecture 
de mes analyses,
"Ca expliquerait des bicarbonates élevées le lendemain, car
logiquement, lorsque tu fais un effort et que ton rein ne marche pas
bien, ils sont bas (au moins, tu ne travaillait pas en anaérobie, car
l'augmentation du taux de lactates fait baisser les bicarbonates)"
Je ne devais donc pas être lactaté ! ;-))))))))))))))

Pour en revenir à la douche, il est clair que je n'y aurais pas droit, ni 
d'ailleurs à un quelconque repas tant qu'ils ne seront pas sur de ma 
récupération. Au dialogue entre infirmière, j'ai bien l'impression que je 
risque d'en avoir pour plusieurs jours, de plus au commentaires agréables 
habituelles de l'accueil, se joint de plus en plus des "... vous êtes 
fous... Il n'y a pas des morts dans ces compétitions ?... C'est autorisé ce 
genre de course ?... Faudrait l'interdire... Vous en avez pour quelques 
jours... J'espère que vous vous en remettrez...
La coupe remporté, qui tronait sur ma table de chevet me mettait un peu du 
beaume au coeur.

Un appareil m'a pris la tension toutes les 20', j'ai eu une prise de sang 
toutes les 4heures jusqu'à 8h le Lundi Matin, ou, au vu des résultats, j'ai 
eu le droit, enfin, de m'alimenter !
J'ai pu me lever et, péniblement aller me prendre une douche. Contrairement 
à ce que vous croyez, coureurs invétérés, spécialiste des démarches de 
pingouins dans les parkings d'après course, je n'avais pas mal. Toujours 
pas de puissance, MAIS, EN PLUS, mes muscles avaient "comme RETRECI" !!!
Quand j'essayais de me baisser, je n'avais pas mal comme un étirement, 
j'avais l'impression que le muscle n'avait plus d'élasticité et que si je 
tirais un peu plus, il cassait...   :-((((

Je suis sorti Lundi en début d'Après Midi, non sans une dernière visite du 
Cardiologue qui m'a regardé comme un fou furieux, me prévoyant une mort 
certaine si je recommençais ce genre de "bétise"...

Quelques chiffres et commentaires avant de conclure sur cette aventure que 
vous avez vécu avec moi...

Je pesais 72 Kgs quelques jours avant le 24h, 65 Kgs le Dimanche soir après 
8h de perfusions.

"Plus de 24h..." Cri de Bichounette après la révélations des analyses...

"...Ben dis donc, c'est impressionnant
On en hospitalise en réa pour moins que ça..."
Première impression du Sapide Docteur.

"...Comment tu as pu te faire aussi mal alors que tu nous conseilles 
l'abandon raisonné..." Réflexion du Criquet ainsi que d'autres Zanimos...

"...On ne voit des taux de CPK comme celui là que lors de crash, rarement 
sur des vivants..." par le médecin Urgentiste Mister Rodriguez...

"...Enfin, bref, félicitation d'être revenu d'un tel périple entier..."
1ère conclusion du Sapide Médecin...

"... C'est vrai ces taux de CPK se retrouve souvent chez des personnes que 
l'on retrouve sous des éboulis..." par mon médecin homéopathe...

"...ton bilan étant revenu à la quasi-normale après réhydratation,...(il 
aurait pu en avoir un [NDP: de pb] si la réhydratation ,n'avait pas été 
efficace ou s'il y avait eu des anomalies notables non expliquées par la 
déshydratation"
Ouf Merci Sapide !!!!


.....

Quoi conclure ? Pour les dinos (et non Le dino orange à points verts) ils 
ont déjà mes conclusions dans le CR de Gravigny, l'an dernier, consultable 
sur www.escribe.com, de plus... Je n'ai plus le temps car il se fait tard...
D'ailleurs le Ratounet que j'avais alléché va rester sur sa faim, même si 
des bribes de réponses se trouvent au dessus...

Je vous laisserais conclure ce que vous voudrez, car j'ai des tas de 
pensées contradictoires qui me passent par l'esprit. Mais je retiens quand 
même la phrase que je me suis répété au fond du lit sur  "la vacuité de la 
vanité humaine est grande !!!"
Sachez TOUS, je répète et j'insiste, sachez TOUS PROFITEZ de vos bons 
moments, mêmes les plus insignifiants, faites attention à ce que votre égo 
ne vous emmène pas dans des lieux, des comportements, des attitudes ou vous 
ne désirez pas aller... Et ceci ne concerne pas que la CAP !!!

Le bonheur se construit avec de petites choses, sachons en profitez...
N'est ce pas le pompoculthérapeute en chef ????
;-)))))

p.e. j'ai pu faire mon 3ème entrainement Jeudi soir ou, malgré cette 
impression d'être un vieillard sans amortisseur, j'ai apprécié les 40' que 
j'ai pu faire avec un pote.

Je dois faire DAMERY (la course au champagne) le 19 Mai (Miss Loop y sera 
?) mais avec un objectif de le faire en moins de 2H !!!   Ne riez pas les 
Belges ou vous serez à l'amende d'une Corsendonk !!! Vous pouvez imaginer 
dans quel état je me trouve encore aujourd'hui 21 jours après les 24h de St 
FONS ! Faudrait qu'il fasse bÔ pour le vélo... Pfffffffffffffff...

Dernier chiffre relativement comique... L'Papy était persuadé d'avoir eu 
une hypoglicémie... Je l'ai suffisamment répété (Même ahuri, L'Lieutenant a 
du le comprendre...) Ma glycémie à jeun lorsque je suis rentrée aux 
urgences était de... 2,39Gr/l !!!
J'étais loin de rencontrer le fameux mur du Marathon ;-)))
Cela me rassure quand à la pertinence des dosages de mes bidons... (Je me 
rassure comme je peux, il faut bien que je me trouve quelque chose que j'ai 
bien fait... 8-)))   )


Sur ce, merci d'avoir participer à cette aventure, j'ai beaucoup appris, 
beaucoup apprécier votre aide, MAIS... Maintenant j'attends quelques 
commentaires de votre part... Papy a travaillé, a vous maintenant...
24h de ST FONS, Part VI : Le Débat...

Bonjour les Zanimos (et les Zotres zossi...)


Komment ? Je crois entendre des persiflages ?
"Il revient avec une version 6 ?"
"Cela ne suffit pas ?"
"Faudrais pas qu'il nous fasse un 48h, sinon je ferme ma BAL !!!"

;-)))))

Je m'empresse de présenter mes excuses à la majorité d'entre vous, mais le 
débat induit par la partie 5 et les messages reçus, dont la majorité par 
délicatesse envers moi en perso, me pousse à vous faire un message commun 
pour rétablir certains axiomes de départ et tenter de comprendre 
l'évolution. Je tiens à dire que l'excellente intervention de la Marchande 
de Sable m'a quelque pertubé dimanche soir, je vais rapidement lui envoyer 
mes ionos car, j'espère, que certaines conclusions auxquelles elles est 
arrivée sont conséquence d'un manque de paramètre...

Mais tout d'abord quelques axiomes de bases :

1/ La préparation.

Il est clair pour tout le monde que j'étais beaucoup moins bien préparé que 
l'an dernier... Mais il était évident que je ne partais pas pour les mêmes 
objectifs. Autant je visais 210-220kms l'an dernier, et au vu de mes 
différentes analyses, c'était du domaine du possible en m'hydratant mieux 
(sic). Autant cette année 200/210 paraissait le maximum dans les meilleures 
conditions.

Dans mon rythme biologique annuel, un 24h est top fin Juin, alors que 
mi_avril il ne doit être qu'une aimable balade.
De plus, avec mes 7 semaines d'arrêts de l'été dernier, je ne pouvais 
espérer une grande performance. Ma préparation technique se réduisant au 
minimum (100kms de vélo depuis le 1er Janvier, c'est légèrement ridicule, 
arf !)
Jusqu'à la fin de l'an passée j'ai tourné entre 3 et 4h MY (moyenne) par 
semaine, sans vélo (que j'avais arréter fin septembre), avec des résultats 
du type 1h37' sur semi et 46' sur 12kms...

Même si, et j'en suis le premier surpris, en sortant une statistique de mon 
logiciel CrossTrack, je note 4h28' MY d'entrainement de CAP, 5h2' en y 
ajoutant tous les sports, et cela par semaine... Ceci depuis le début de 
l'année en cours !
Je restais figé sur mes 4h MY, mais j'avais oublié les 2 semaines de 
Piscine, ski et CAP en Belgique fin février...

Donc j'étais légèrement mieux préparé que je le pensais, mais bien moins 
que l'an dernier et relevant d'une blessure.

2/ L'envie, la gnac.

Elle n'était pas vraiment présente comme l'an dernier. Je me suis régalé de 
vos différents CR, du marathon de Paris entre autre, avant de me rendre 
compte que je n'avais rien fait comme l'an dernier...
Je n'avais même pas chauffé les troupes, alors la motivation de passer un 
moment spécial avec L'Toutou était bien présente, mais je ne pensais pas 
que vous seriez autant à m'appeler. Quand j'ai eu mon premier arrêt et que 
l'envie d'arréter tout est venue, je ne me suis pas dit que j'allais vous 
laisser tomber puisque je ne vous pensais pas si nombreux.
Vous avez bien été présent, mais ce n'est pas pour cela que j'aurais été au 
dela. Au contraire votre soutien m'a tenu éveillé pour que je puisse le 
plus longtemps possible alimenter notre contact, mais ce qui s'est passé 
n'était pas le but, PUISQUE L'AN PASSE j'avais déjà "joué" l'ambulance et 
les perfs. Comme je désirais faire évoluer le scénario, il n'était pas 
prévu une fin aussi scabreuse.

Autant l'an dernier, il aurais pu m'arriver quelque chose car la motivation 
était extrème. Quand je me remémore la rage que j'avais quand je ne pouvais 
plus courir, mais que je marchais plus vite que d'autres coureurs, je me 
dis que j'aurais pu me faire très mal. Linstit, qui faisait mon assistance, 
avait un visage de plus en plus inquiet, mais c'est après, que l'on s'en 
rend compte.
La symbolique furent les pleurs de rage que je n'ai pu réprimé une fois que 
je suis tombé et que je ne pouvais plus bouger... Idem dans l'ambulance et 
à chaque fois qu'un Zanimo m'avait au téléphone...

Mais alors cette année... J'en étais loin de chez Aouuuuuu, encore plus loin...

3/ La gestion du risque.

Je n'ai rien vu venir... En dehors de l'acétone que ressentais l'Toutou et 
Bichounette, et dont il ne m'ont pas fait part, rien, nada, nothing, 
kapouik... C'est pourquoi la notion d'équipe est TRES importante sur ce 
genre d'épreuve... Je n'ose imaginer comment j'aurais pu terminer tout seul.
Maintenant, comment gérer le risque ? J'avoue que je me prenais pour un 
expert dans ce genre de travail, l'histoire nous a prouvé que je n'étais 
qu'un simple débutant.
Alors pour repérer le plus rapidement les risques et les éviter tout en 
améliorant ses performances, une grande qualité est nécessaire, et je pense 
que je n'en ai pas eu suffisamment...
L'humilité ! Devant un 24h, un trail, un 100 bornes... Ou tout simplement 
devant un 9kms qui représente une première course après des années d'arrêt 
;-)...
On est tous égaux devant nos propres limites, il n'y a juste que celles ci 
qui soient différentes. Mais notre approche se doit toujours d'être teinté 
de beaucoup d'humilité car la nature est toujours plus forte que nous !!!

Tout cela rajouté au doute que m'a induit la Marchande De Sable par son 
post dévastateur >:(
Aurais atteint mes limites physiologiques ou seule la déshydratation est en 
cause ? En grande partie les éléments de réponse que j'arriverais à me 
constituer me permettront de mieux gérer les prochains risques !

Mais, vraiment, je n'ai rien vu venir.... Ce qui, vous me l'avez écrit, 
fait un peu "tache" dans mon CV d'apôtre de l'abandon raisonné !
Mouarf ! Mais je pense que beaucoup d'entre vous feront plus attention, 
n'est ce pas le Tartarin de Bormes ? (J'ai bien aimé le Tripoteur, pas toi ?)

4/ Les ravitos.

En réfléchissant quelques peu, je reste quand même accro de ma mixture.
Elle se boit comme de l'eau, elle a les avantages de l'eau en étant encore 
plus absorbable (Faible Osmolarité).
Je rejoins l'Toutou pour y apporter du gout différent par des soupes salés, 
et non par du SEL PUR. Mais je reste persuadé, encore(sic), qu'il est 
possible de faire un 24h avec cette mixture, d'autant plus si est confirmé 
le fait que mes ennuis gastriques (léger par rapport à la majorité des 
concurrents) soient causés par la déshydratation...

Mes réflexions ont avancés encore hier ou, histoire de faire un peu de 
sport, je suis parti faire 100kms de vélo avec quelques cyclistes genre le 
Lapin palmé. (je rappelle que musculairement je suis incapable de faire 
plus de 45' de CAP !)
J'ai pris 2 bidons d'eau et j'ai tenté de boire souvent ! J'étais 
d'ailleurs celui qui avait tout le temps son bidon à la main... Je n'ai bu 
que 0,7l pour 3h30' d'efforts car après 2h, l'assimilation de l'eau pure se 
faisait mal et j'ai terminé avec des "floc,floc" dans l'estomac. J'avais 
essayé mon mélange sur la seule sortie de vélo faites 1 semaine avant le 
24h et la différence au niveau digestion a été notable... Faudra que je 
recommence...
Cela, d'autant plus, que vers le 80ème kilomètres, me sentant bien, j'ai 
sprinté sur une bosse pour passer en tête... Et au 90ème j'étais en 
travers, en train de m'enfiler toutes les barres énergétiques qui 
garnissaient mes poches. J'avoue que je l'ai un peu cherché pour bien noter 
les différentes approches avec une déshydratation. Mais je sais un peu 
mieux, aujourd'hui, faire la différences entre hypoglicémie et 
déshydratation, cela me permettra de plus savoir moduler mes prises...

La différence la plus appréciable est qu'après une hypoglicémie en vélo, 
comme l'estomac n'est pas massacré, l'appétit est grand ouvert et il est 
fort agréable de passer à table ! Je me suis imaginé l'Festnoz me préparant 
avec l'Toutou un de leur plat préféré... Va vraiment falloir que je me 
fasse invité !!!

Voilà pour les axiomes posés, le débat peut faire "rage" et je vais tenter 
de répondre aux premières questions...
D'ailleurs il serait intéressant que le Raton Laveur donne son sentiment 
sur l'aventure et que le Toutou nous donne sa conclusion.

Je ferais des réponses perso à ceusses qui le désirent (mais faudra 
patienter un peu car je n'ai pas de secrétaire pour s'occuper de ma 
messagerie ! Arf !)

Pour ceusses qui ne sont pas sur la Ménagerie, ils pourront si cela les 
intéresse, suivre le débat sur l'historique http://www.escribe.com
en mettant jogging dans la recherche...

J'arrète là mes posts 24h de St Fons en vous remerciant encore du soutien 
que vous m'avez tous apporté... Ce fut une aventure au de là de mes 
espérances(sic) et après le raid28, la deuxième grosses émotion de 
l'année... Je vais redevenir un simple supporter prêt à vous héler... Je 
vais de ce pas demandez des cours de pompoculthérapie au Chef Canidé !

Bien à vous tous...

Merci...

A vous lire...

Retour 42kms.com