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Une première nationale digne de ce nom !
06/06/2005
- ( par tero )

Good feelingsPour la première fois, la ligue Nord / Pas de Calais accueillait une compétition nationale. Lors de l’attribution de cette nationale, beaucoup de personnes s’étaient demandés si cela valait vraiment le long déplacement vers le nord. Mais pour une première, ce fût un coup de maître.

Même si je ne participe pas à toutes les courses nationales, j’ai vraiment apprécié la qualité de l’organisation sur ce week-end. Commenter ce week-end de compétition sans être élogieux envers l’organisation va être une tâche difficile.

Pour moi, c’est probablement une des toutes meilleures nationales organisées en France. Evidement nulle organisation n’est parfaite, certains pourront trouver des choses à reprocher. Mais de mon point de vue de compétiteur, tout ce qui s’est passé en forêt m’a pleinement satisfait : choix des terrains, cartographies, traçage, etc… Rien à redire.
Et finalement c’est cela le plus important, et pas la cuisson des steak-frites de la buvette… On vient avant tout pour trouver des postes en forêt, faire face aux challenges proposés par la carte et le traceur. Et de ce coté là, on a été servi.

Bref, une nationale qui ne fait pas regretter les kilomètres de déplacement et qui donne envie de revenir dans le nord.

Je vais maintenant détailler le coté technique de chacune des trois courses du week-end.


SPRINT
Flying sim
Probablement le plus beau sprint que j’ai couru en France. Ce circuit a été tracé exactement dans « l’esprit du sprint » : poste facile à trouver, cheminements décisifs. C’était également la première fois qu’un sprint de niveau nationale était organisé en milieu urbain. Une vrai réussite qui a séduit l’ensemble des coureurs, même si l’ Issom sprint (standard de cartographie), encore trop peu utilisé en France, a pus poser des problèmes à certains coureurs.




Depart-1


Pratiquement pour chaque poste, il y avait des choix d’itinéraires. Mieux encore ceux qui sautaient aux yeux étaient rarement les plus rapides.
L’exemple le plus flagrant était le premier poste du parcours. La très grande majorité (totalité ?) des coureurs n’a pas vue le meilleur choix à la prise de carte, trop pressé de gagner quelques secondes en prenant un départ rapide en suivant la direction des coureurs précédents. Pourtant le passage à travers la citadelle permettait d’économiser plus d’une centaine de mètres. Encore une fois, cet exemple montre que s’arrêter 2-3 secondes lors de la prise de carte n’est jamais une erreur, même (surtout ?) en sprint.

3-4
Un autre choix intéressant. On a forcement tendance à être attiré vers la porte principale pour monter sur les remparts (choix bleu) comme le trait rouge est plus prés de cet escalier. Mais compte tenu de la première partie de l’itinéraire, le choix doit être réévalué à partir du premier croissement de rue. Et l’escalier de droite devient alors le choix le plus rapide. Cependant le choix de gauche (bleu) permet d’avoir le temps de bien comprendre la zone du poste 5, ce qui n’est pas négligeable compte tenu du piége tendu par le traceur ici.

8-9








Sur ce choix, il n’y a pas de grosse différence de distance à parcourir, même si le choix rouge offre un meilleur rendement sur l’asphalte. Cependant l’intérêt du choix bleu, sur les remparts, est de passer à proximité du poste 10 et de bien vérifier qu’il n’est pas de ce coté là du mur infranchissable (comme l’indiquait également la définition de poste).








15-16




Le poste 16 représentait la dernière difficulté du parcours. Beaucoup de coureurs se sont à nouveau fait piégés sur ce poste en le cherchant sur le pont alors qu’il était sous le pont. Une minute avant mon départ, en étudiant les définitions, j’avais bien noté cette subtilité. Mais la fatigue aidant, impossible de m’en rappeler en allant au poste 16. J’ai rapidement compris qu’il fallait que je trouve un moyen de descendre sous ce pont. Mais comme pour le premier poste, je n’ai pas eu le réflexe de traverser la citadelle et je suis partis chercher la porte qui m’avait permis d’accéder au premier poste.



J’ai pris beaucoup de plaisir durant ce sprint, alternant les allures au maximum, marchant parfois pour lire précisément les définitions de poste.
Avec beaucoup plus de lucidité et de calme, il était probablement possible de courir ce sprint une minute plus rapidement.

Un sprint qui j’espère fera méditer les futurs organisateurs de sprint en France : Une zone de course très réduite mais offrant un terrain de jeu idéal pour le sprint.

Voir la carte compléte

Résultats Résultats SI


MOYENNE

Ready for JWOC…D’après les extraits de carte publiés sur internet et les rumeurs qui avaient circulées, cela devait être LA course du week-end.
J’étais vraiment très motivé pour cette course, c’était mon objectif du week-end. Les sensations lors de l’échauffement étaient bien meilleurs que ce que laissés penser les derniers entraînements de la semaine. Mais je dois avouer que durant l’échauffement j’avais « d’autres problèmes à gérer… ».
Après une centaine de mètres sur la carte d’échauffement, j’ai vite fait demi-tour et je suis allé chercher ma loupe dans mon sac… Trop de détails à lire ! Armé de ma loupe, j’arrivais enfin à distinguer les sommets des dépressions. Mais l’autre problème maintenant, c’était la végétation… Le blanc, cela correspondait au vert 1 habituel…alors le vert 3 !
Il a fallu que je revois ma tactique de course durant l’échauffement. En moyenne distance, j’ai l’habitude de rester assez près du trait rouge en sélectionnant les détails pour ma progression. Mais là, j’étais près à faire le double de distance pour rejoindre le poste suivant, mais en restant sur un chemin…
J’ai également essayé de rester positif dans ma tête en me répétant qu’il fallait que je me batte au maximum dans la végétation, que tout le monde allait avoir des difficultés et que c’était « normal » si j’avais l’impression de ne « pas avancer ».

Je ne suis pas parti très vite, préférant prendre le temps de rentrer dans la carte et de « rentrer dans le vert ». J’étais également très vigilant avec l’équidistance de 2,5 mètres. Une fois le poste 3 trouvé, j’ai profité des zones plus courantes pour changer de rythme.
Mis à part le poste 6, où je perds quelques secondes, je n’ai pas fait d’erreur jusqu’au poste 16 où je rattrape Nicolas partit deux minutes devant moi.
En confiance, j’essaye des approches plus directes (poste 17 et 18), perdant à chaque fois du temps. Je décide donc de conserver ma tactique de départ en privilégiant les zones les plus courantes pour ma progression.
La fin de course (poste 22, 23, 24) est plus rapide et très plaisante. Je profite de quelques traces pour me rapprocher du trait rouge sur les derniers choix.
Je coupe la ligne d’arrivée satisfait par la qualité de mon orientation. J’évalue mon temps perdu à une minute, ce qui est, compte tenu de la difficulté du terrain, une très bonne course.

Même si je suis parti dans les tous premiers (11° à partir), j’ai déjà pus bénéficier de traces faites par les autres concurrents. En voyant le terrain à l’échauffement, j’ai souhaité « bonne chance » à « l’ouvreur du jour » (premier départ), François Gonon…
Sur ce type de terrain, j’évalue le gain de temps, par passage d’un coureur, entre 5 et 10 secondes sur le temps final. Evidement, petit à petit, ce temps gagné grâce au « damage » des autres concurrents à tendance à diminuer. Mais le passage d’une dizaine de coureur sur une clairière de ronce donne déjà une belle piste…

Pour résumer cette course était dur physiquement, techniquement et mentalement. Mais qui a dit que la CO était un sport facile ?!

Voir la carte

Résultats Résultats SI


LONGUE

Après une journée de samedi pratiquement parfaite, les informations de course laissées penser que l’on allait avoir une course moins enthousiasmante d’un point de vue purement technique.
Ce n’était pas faux, mais la veille la barre avait été placé très haute. Cependant une cartographie irréprochable rendait la course plaisante. Les traces pour les derniers partants jouant encore une fois un rôle important.

De mon coté, mon objectif était d’accumuler des expériences positives et de la confiance nécessaire à une performance de qualité au Japon lors des championnats du Monde sur cette distance.

Je voulais partir sur un bon rythme sans toutefois partir en surrégime comme à mon habitude. Sur les trois premiers postes, j’ai maintenu un rythme correct tout en prêtant attention à la cartographie. Je compris que je pouvais utiliser tous les détails cartographiés sans problème.
En compagnie de Pena Adamski à partir du poste 3, j’ai progressivement accéléré en essayant d’éviter les zones les plus vertes. J’ai ensuite rattrapé Fabrice Vannier (partit 4’ devant) et Jean-Michel Parzych (8’) pour aller au poste 8.
La bonne cartographie permettait de trouver les postes 9,10,11 et 12 sans trop de problèmes.
La première difficulté est arrivée entre le poste 14 et 15, ne sachant pas à quelle hauteur je ne situais dans le flanc. Il devenait urgent d’arriver au poste boisson. D’autant que j’avais remarqué les postes plus courts avec beaucoup de changement de direction en fin de course; la course devait se jouer dans ce secteur.
Même si le rythme était plutôt bon, l’orientation n’était pas toujours très fluide comme en témoigne les approches des postes 19 et 20.

Exercice carte blanche…Au poste 24, j’ai du faire face à l’imprévu : une grosse partie de la carte s’étant effacée lors d’une chute. Après avoir hésité à attendre Fabrice, qui n’était pas loin derrière, pour être sûr de ne pas prendre de risque avec l’approche des postes 25 et 26, j’ai décidé de partir seul.

J’ai approché le poste 25 en faisant une large erreur volontaire sur la droite du poste, sur la partie de carte encore lisible et en m’appuyant sur la zone interdite.

Le poste 26 étant plus problématique puisque je n’avais aucun détail à lire entre les deux ronds. Je savais simplement que d’après les déf’ et le petit extrait de carte qui me restait, le poste était au sommet du marais. J’ai essayé de conserver la direction générale avec la boussole en attendant un éventuel marais. Même si je n’étais pas très serein, j’espérais surtout qu’il n’y ait pas de marécage avant le poste. Ce n’était pas le cas et je trouvais mon poste sans trop de difficulté. Mais à partir de ce moment là, j’ai encore plus apprécié le travail du cartographe car c’était une situation assez inconfortable…

Je coupe la ligne d’arrivée dans un temps un peu rapide pour une longue distance (1h40 au WOC) avec quelques erreurs. 1h15 aurait été un très bon temps mais pas irréalisable.

Voir la carte

Résultats Résultats SI


Quelques jours de repos avant le proche départ pour la Finlande devrait permettre de retrouver un peu de fraîcheur pour les compétitions à venir.

Remerciements à Nicolas Gritch pour les photos prises en forêt...

made in ozone Définition de poste : bateau… Au pied du bateau base jump… Coquillage Couteaux en vrac Zone de départ Sprint spécialiste… from Frso, Fabien Pasquasy Bibi On the beach Le roi de la photo 2° place pour Lise au sprint Nico court tranquille paysage Ozone trace d’orienteur passage étroit porte Numero Uno Couche d’Ozone Leader de la coupe de France des couples poste piége Postes 6,7,8 Flying sim Tourisme Champion de PACA de sprint Céline et Damien Thib Teamers en tourisme poste 5  Flying sim Bastien Mengin Burni Charly Relocalisation Cots Porte déf Eddy en approche Belle forêt          made in INSA Mister Dechavanne juan-marco Le manager du PSB en action Jo Lasouche Johann Léopold Stefanini Road to Jukola Bon week-end pour Pena Pierre Mahieu Robert Monschein Robin Devrieux from OK Hallen Tam Tero Thib Thomas Leclerc Pena Tero

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