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La Seine du pied au cap |
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Le dernier matin, il ne reste que 25 Km. Aussi ai-je décidé de prendre mon temps. De faire sonner plus tard
ma montre... Rien n'y fait je suis prêt comme d'habitude, voire un peu plus tôt. Je suis en pleine forme, aucune
douleur ou courbature, extraordinaire.
Je quitte le camping pour retrouver quelques hectomètres plus loin le GR qui longe une grande route, rien
de bien réjouissant. Vite, rejoindre le chemin entrant en sous bois. Et ne pas louper l'intersection avec le GR25.
En effet, je dois le prendre pour aller sur Rouen. Et bien cette partie est la moins bien balisée depuis le départ,
ou presque.
Le temps est gris et le paysage de banlieue pavillonnaire n'est guère enthousiasmant, pas très gai tout cela.
Je pensais m'en tirer à bon compte, c'est à dire du camping monter sur le plateau puis le suivre pour ne descendre
que pour entrer dans Rouen. Mauvais calcul, le chemin recommence ses allées et venues entre la Seine et le
plateau. Cela au moins quatre fois. |
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Le chemin remonte une première fois, vers Gouy, un petit village dont le nom me dit quelque chose.
Et effectivement, lorsque j'en sors pour descendre dans un petit val, je reconnais l'un des tronçons de la
Galopée, course que j'ai faîte en 2000 et 2002. Et pendant de longs moments, jusqu'à Amfreville-la-Mi-Voie,
je reconnais tel ou tel édition.
Cela pourrais être finalement une promenade de santé, si une douleur à la cheville droite n'était là.
D'où vient-elle ? D'un frottement entre l'os de la cheville et la chaussure. Bizarre, car je ne pense pas avoir
fait de faux mouvement ou avoir un problème de chaussure. En tous cas, cela est très douloureux, et je dois
trouver une position spéciale pour marcher. Il est surprenant de voir que cette douleur, presque intolérable
un moment, va disparaître après une heure. Enfin disparaître n'est pas le terme, disons plutôt passer à l'arrière
plan de mon esprit, car à chaque fois que je me disais : "Tiens ! Je n'ai plus mal." La douleur refaisait
surface. |
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A Amfreville-la-Mi-Voie, je découvre que le quartier s'est construit depuis la Galopée 2000. Le GR traverse
un lotissement en construction, pas toujours facile pour se repérer. Puis je quitte le parcours connu pour
monter sur Bonsecours, pour une longue période de rues pavillonnaires. Je suis récompensé après le monument
à Jeanne d'Arc par un premier panorama sur Rouen, la ville aux cents clochers, dans la descente de l'ancien
tramway. |
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Rouen, terminus. Non, il faut remonter sur le plateau, d'abord par une rue qui change de nom à chaque demi
lacet, suivant que l'on soit sur Rouen ou Bonsecours, amusant. Je passe en marchant vite devant quelqu'un en train
de peindre son garage. Je l'ai senti surpris par ma vitesse de montée. Puis, on quitte cette rue pour prendre
un sentier donnant de temps en temps des échappées sur Rouen. |
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J'arrive à un belvédère, le chemin descend et moi avec en courant sur Rouen. Où plus tôt qu'indiqué
par le topo-guide les balises cessent. Mais les indications pour rejoindre l'hôtel de région, fin officiel
du balisage sont loin d'être évidente. J'y arrive et pars ensuite rejoindre le point de rendez-vous avec
ma femme. |
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4 heures de marche pour 25 kilomètres (certainement un peu moins) avec cette douleur dans la cheville
droite, je suis content de moi. Demain, il ne me restera plus qu'à faire les derniers kilomètres pour rejoindre
le Cap de la Hève.
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