|
Ce matin, le temps est gris, voire pluvieux sur Chambéry lorsqu'à 7h30 nous montons dans la voiture
direction la basse Maurienne et le massif du Grand Arc. C'est dire si l'optimisme n'est pas vraiment au
rendez-vous. Surtout que maintenant que la route grimpe vers Montsapey et que le brouillard se fait de
plus en plus dense. Miracle, arrivé au parking de Lieulever, la grisaille a laissé la place à un ciel bleu. |
![]() |
Il fait frais, le soleil n'est pas encore passé par ici afin de réchauffer l'atmosphère.
Le but de la sortie est de monter au Lac Noir, a mi hauteur du Grand Arc, et si la forme et l'envie nous en prend de monter un peu plus haut vers le Petit Arc. Pour l'instant nous regardons tous les rando-skieurs se préparer et partir. Finalement nous prenons
José et moi, notre courage à deux mains avant de nous extraire de la voiture pour finir de nous équiper.
Le chemin est très dégagé et damé par le grand nombre de passage, aussi laissons nous les raquettes
sur le sac à dos. Nous doublons, le long du torrent, plusieurs groupes avant de sortir du sous bois. On se croirait en station tellement la neige est lisse et ferme, tellement il y a de monde le long de la trace montant vers le Grand Arc. Pour une sortie dans la solitude de la montagne, c'est râpé. Mais le spectacle des grands espaces est toujours là. |
|
Pour le coût, nous tentons de monter dans le lit du torrent, enfin je pense que c'est ça, d'après mes
souvenirs de ma venue cet été. Ça monte dur, pour moi, je n'arrive pas à trouver de rythme, je suis rapidement
fatigué. Mais vaille que vaille, je continue à monter en me concentrant sur le prochain pas à faire et sur le
paysage. José, quant à lui, caracole devant, il se vide physiquement afin de vider aussi le cerveau.
|
![]() |
|
La trace fait une traversée sur la courbe de niveau, tranquillement je la suis, quand je vois descendre rapidement
deux skieurs à la poursuite …de leur téléphone portable ! Ils l'ont finalement retrouvé en état de marche, un
vrai coup de bol.
Pour moi, ce n'est pas le cas, dans un petit raidillon, je décide de boire à ma poche à eau. Un faux mouvement et l'embout blanc tombe dans la neige. Je cherche, je tâte et finalement abandonne mes recherches. Cette traversée nous à décaler vers le nord du lac, il reste une montée entre deux mamelons pour être à
son niveau. Comme il est l'heure de pique-niquer nous nous posons sur le sommet à notre droite. Nous mangeons
avec vue sur la mer de nuage au niveau du parking, les processions de randonneurs en raquettes ou à skis montant.
|
| La vue depuis le coin pique nique | |
|---|---|
![]() | |
![]() |
![]() |
Cette pause bien méritée fini nous mettons les raquettes au pied pour la descente. Elles étaient restées dans
le sac à dos depuis ce matin. Nous décidons de fuir le monde et allons vers le lac, que l'on devine sous la neige et la glace, et de descendre par le chemin d'été. Comme aperçu lors du repas, il n'y a pas de trace ici. Voilà enfin un moment de plaisir solitaire. Nous faisons la trace, nous amusons à glisser le long des pentes. Seules deux traces de surf venant du char de la Turche sont visibles, et encore sont-elles anciennes. |
![]() |
![]() |
|
Arrivé en bas du vallon, plutôt que de partir sur le chemin de ce matin, nous décidons de traverser les
arbres pour rester seuls le plus longtemps possible, avant de revenir le long du torrent et de rentrer à
la voiture.
|
|
Nous nous changeons et entrons prendre un verre à l'auberge.
|
|
Au final une grande matinée de raquettes, en plein soleil. Le seul regret une neige un peu trop transformée
par les épisodes de dégel successifs de ces derniers temps.
|
| Accueil Lapouneur | Retour Randonnées |