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Nous avons choisi Michel et moi de ne pas faire de boucle, pour se faire nous avons laissé une voiture
sur le long du Chéran après le hameau de Carlet. Là où la route n'est plus déneigée, ce sera notre point
d'arrivée. Le départ est sur la route menant au parking de la réserve de chasse des Jarses, là encore nous
nous sommes arrêté à la limite du déneigement de la route.
Il est tout à fait possible de faire une boucle en choisissant l'un ou l'autre point pour laisser la voiture. L'avantage de ces deux parkings est d'une part de ne pas faire de boucle et de l'autre de commencer par une
montée lente mais régulière sans difficulté, qui au retour serait plus que pénible, et de rentrer par une bonne
descente rapide sur la voiture.
Donc nous partons du bord de la route, et nous rejoignons tranquillement le parking de la réserve de chasse.
La route n'est que faiblement enneigé et les traces de 4x4 permettent de marché facilement en laissant les
raquettes sur le sac à dos. Toujours en discutant et en profitant du paysage malgré le plafond gris, nous
continuons vers le val d'Arclusaz par la route forestière. Rapidement les traces de voiture cessent, mais
il est toujours plus facile de continuer sans équipement.
En arrivant aux granges du Prés d'Arclusaz, nous apercevons des groupes arrivant de la chapelle Notre Dame
de Bellevaux (notre chemin de retour). Ils dament la neige pour nous, tant mieux.
Nous faisons une petite halte, afin de reprendre des forces, d'admirer
le paysage et de laisser le groupe
prendre un peu de distance. En fait, ce n'est pas un mais deux groupes, l'un allant vers le Chalet du Lauzarin
et l'autre prenant la même route que nous vers le chalet de la Praz. Michel habitué des lieux n'a de cesse de
me nommer les sommets, les randos sympa à faire en été ou à l'automne, les coins moins agréables. Ainsi tranquillement nous arrivons au chalet du Praz, insensiblement nous avons gravi
700 mètres depuis la
voiture. Un peu moins de 500 depuis le parking de la réserve. Ce chemin est bien pour une randonnée en famille
ou pour des personnes ayant des problèmes dans les fortes pentes.
Cela dit nous laissons les traces du groupe nous précédant, ils vont vers le col. Nous prenons tout de suite
à droite sur un chemin dont on ne devine que la forme sous la neige. Après deux pas, nous faisons demi-tour
et chaussons nos engins.
C'est un baptême, ou presque pour Michel. Il n'a qu'un ancien et mauvais souvenir de la randonnée en raquettes.
Mais courageusement, il s'attache à elles.
Nous reprenons, notre progression dans de la neige vierge. Enfin ! Quelques passages en devers un peu délicat,
au début, sont vite passé. La suite du chemin ressemble au début de la montée mais en un peu plus raide. Aussi
nous mettons les cales de montée. Et là, c'est la révélation ! Michel découvre le plaisir de ce petit accessoire
qui soulage avantageusement la jambe dans les montées. C'est donc d'un pas plus léger que nous continuons
jusqu'au bout ce chemin. Tout d'un coup, plus rien. Devant un talus, à droite une étendue blanche en descente, à gauche une autre
étendue blanche mais qui monte. Ne se sentant plus d'aise, Michel escalade le talus pour découvrir une neige
recouverte d'empreintes animales récentes, et le surplomb sur la vallée d'Ecole en Bauges. Un rapide tour
d'horizon, nous montre que cette crête est fort praticable.
Après un bosquet d'arbres, nous faisons bien attention à ne pas partir trop à gauche. Une barre rocheuse est
là pour dégager la vue. Quel plaisir que cette montée dans la neige, vierge, seules les traces des animaux nous guident. De plus dame
Nature a mis de côté les nuages afin de nous faire découvrir cela sous le soleil.
Tout d'un coup, la montée s'arrête, nous sommes sur un dôme. A notre gauche le Val d'Arclusaz, à notre droite
la vallée et le col du Frêne, devant nous la côte 1816.
Ce nouveau sommet doit être bien agréable à faire…en été. De là où nous sommes la descente sur un petit col et le début de la montée, semblent bien trop risqué avec de la neige. Rendez-vous est pris pour le printemps. Un espace dégagé et quelques pierres servent de coin pique-nique. Là aussi, un plaisir immense que celui de
déjeuner avec le monde à ses pieds et dans le calme. Partout où se pause le regard la tranquillité et la beauté.
Par curiosité nous prenons les jumelles pour retrouver dans le val les deux groupes de ce matin. Nous les
plaignons, être en bas avec une vue limitée alors qu'ici … nous sommes maintenant en plein vent et que
la pause se termine vite !
La vue semble plus belle et plus complète sur les sommets des Bauges, que depuis la dent d'Arclusaz pourtant
300 mètres plus haut.
![]() ![]() Pour la descente, nous reprenons le même chemin qu'à l'aller. Mais rapidement apparaît à droite un espace de
neige vierge dans la direction de la fin du chemin. Hop ! Nous laissons nos traces dans ce paysage. Avant
de reprendre plus sagement le chemin. Puis de couper à nouveau vers les grands Bassins.
Nous enlevons les raquettes et rentrons presque bien sagement vers la voiture.
Une descente en glissades contrôlées le long du torrent nous ramène rapidement à notre point de chute. Que nous retrouvons après un périple de 5 heures. Le tout sans chercher à faire de la vitesse, bien au contraire. |
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