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Présentation du trail Nivolet-Revard |
En ce samedi midi de 1er pont du mois de mai, nous nous retrouvons Gé Lébomolés, Miss Pao, la Lapoupoue
et moi pour mettre au point notre stratégie du lendemain devant une platée de pâtes. Bien difficilement, il est
décidé que Gè et Ray viendront me prendre chez moi à 7h pour aller au départ à Voglans. De là, Ray (Miss Pao, Mme
Lébomolés) partira avec la voiture chercher la Lapoupoue pour faire une randonnée pendant que les hommes
s'étriperont sur les 51 kilomètres et 2.400 mètres de dénivelé positif du parcours.
![]() Dimanche 3 mai, à 7h, je suis en bas de chez moi avec mon barda à attendre mon adversaire, mais néanmoins ami,
et sa femme. Ils sont en retard….de 2 minutes : ça commence bien.
Sur les coups de 7h 20, nous nous garons à deux pas et demi du stade de Voglans (vestiaire, départ, arrivée de
la course), je ne peux m'empêcher de penser à ces braves gens qui comptaient terminer leur week-end du 1er mai
par une grasse matinée bien méritée et qu'une bande de zoulous vient réveiller dès 7h00. Car tout le monde se
connaît, s'apostrophe, manœuvre dans tous les sens pour trouver une place. Bientôt, c'est la sono qui se met à
annoncer les partenaires, le nombre d'inscrits, l'obligation de signer la feuille d'émargement…Rien que du
bonheur, pour ces gens, sous la couette douillette qui comptaient dormir encore quelques heures au calme. Il
y a de quoi être contre la course à pied et les sportifs ! Laissons cela qui nous éloigne de notre sujet, nous retrouvons au départ des amis de Gé et Ray ainsi que Serge
avec qui je me retrouve sur la ligne de départ où se pressent environ 200 personnes
inscrits du parcours entier ou premier relayeur de leur équipe, dont 15 femmes sur le parcours entier. | ||
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![]() A partir de ce point commence vraiment le trail, dans la forêt ou nous montons tranquillement par de petits
chemins. Certains créés pour l'occasion. Le balisage est constitué de points roses peints au sol ou sur les
arbres, de morceaux de rubalise et de fanions, il suffit de lever les yeux pour ne pas se perdre. De plus,
lorsque notre parcours quitte un chemin bien évident pour prendre de côté un passage moins évident des branches
sont mises en travers. Ça à l'air évident comme ça, mais ça ne l'est pas pour tout le monde, je vois un coureur
appeler pour faire revenir un groupe de huit ou neuf coureurs ayant pris tout droit faisant fi du balisage.
Après quelques minutes deux ou trois supersoniques me doublent dont Corinne Favre pestant pour les un ou deux
kilomètres fait en trop. Il parait qu'elle a manqué le chemin une seconde fois. Au fur et à mesure que les kilomètres passent, le chemin s'élève et nous offre de jolis points de vue sur le
lac du Bourget. | ||
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Enfin, nous voilà aux Mentens, 12 kilomètres de course pour 1h 18', rien de bien extraordinaire, mais je suis
bien et confiant pour la suite. Je sais que nous approchons de la première vraie difficulté de la course. Miss
Pao et la Lapoupoue me signalent que je ne suis pas très loin de Serge, tout va bien. Au ravitaillement je prends un thé chaud, un fruit sec et un peu d'eau. Aller, faut repartir et attaquer la
montée de la crémaillère, après un passage vallonné en sous bois. Durant ce prologue, un coureur m'annonce
qu'il est là pour faire de la récupération suite à un marathon couru 3 jours avant, le 1er mai !!! | ||
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Après un tunnel, le médecin de la course nous offre un peu d'eau et je reviens sur trois ou quatre coureurs.
J'en reconnais qui me sont passé crânement devant tout à l'heure en courant. Bien fait :
Un peu de plat et nous voilà au Revard, arrivée de l'ancien téléphérique de Aix les bains. Ravitaillement, je
remplis ma poche d'eau. Prends de nouvelles photos, et repars. Cela fait 20,5 kilomètres de course en 2h34'. ![]() Il y a maintenant 6 kilomètres, plutôt en descente, jusqu'au village de la Féclaz. Je me défais rapidement
dès concurrents partis en même temps que moi du ravitaillement. Quelques plaques de neige me rappellent le
trail de Vulcain du mois de février, j'espère ne pas avoir de crampes cette fois-ci. La forêt est très belle,
les herbages de même, un grand bonheur à courir ici. Je croise un garde ONF patrouillant sur son cheval. C'est à ce moment que le soleil commence à taper et que je me couvre de ma casquette. Elle est un peu trop " lourde " mais me protège correctement du soleil. A partir de là, je vais passer mon temps à changer de position ce couvre chef : la visière du côté d'où vient la lumière, un coup sur le front, un coup sur la nuque. Plus la visière en arrière dès que l'on entre en sous-bois. En effet, sans être un géant avec mes 187 centimètres, certaines branches ont tendance à me gêner alors que la plupart des autres concurrents ne les effleurent même pas.
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![]() J'arrive au point d'eau (34 Km, 4h23') où un charmant barbu bénévole nous propose du Coteau du Layon pour
les poches à eau, mais pas de produit énergétique, j'accepte mais suis vite déçu de voir que son Coteau du
Layon est un Château la Pompe ! Incidemment, je lui demande si un massage de mes mollets serait envisageable. Il cherche du regard un secouriste, j'en avise une assise à manger dans son dos. Celle-ci daigne difficilement cesser de manger sa pomme pour nous écouter. " Un massage ??!!! Faut demander à mon collègue. " Le collègue, embêté par ma requête, va chercher une bouteille de produit et me masse rapidement les mollets. Je lui signale un ou deux points de contracture, où il va passer tout aussi rapidement que sur le reste des muscles endoloris. C'est le seul point négatif de ma journée. Pendant ce temps, Gérard est arrivé au ravitaillement, je lui propose de faire le reste du parcours avec moi, il accepte…et commence à descendre pendant que je resserre mes chaussures. | ||
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Sur le plat, au sommet de la butte, je le laisse et remonte dans la descente sur la 5e féminine. La route
nous amène à deux bénévoles sadiques qui ne nous laissent pas continuer sur notre lancée. Ils affirment
que nous devons prendre le chemin à gauche qui remonte, sous le fallacieux prétexte que c'est le parcours
officiel ! Moralement c'est un coup dur de devoir reprendre un petit chemin qui monte dans la forêt alors que l'on
entend les haut-parleurs de l'arrivée à proximité. Je ne relance pas et laisse partir les deux coureurs
qui étaient devant moi. Enfin le panneau 1 kilomètre, 50 mètres ensuite, un bénévole m'annonce que je suis à 500 mètres de
l'arrivée : Je déroule dans la descente et accélère sur le plat qui mène à l'arrivée. Je ne sprinte
pas (je suis seul) mais allonge encore la foulée. Ce que j'arrête à moins de 50 mètres de l'arrivée,
à l'entrée du stade, les deux mollets pris de crampes.
Au total 6h 30 minutes d'efforts et de plaisirs. Gérard arrive quelques minutes après. Il pense que
j'ai du perdre 10 à 15 minutes à l'attendre. Je ne sais pas. Peut-être. |
| 1er | Hoblea Fabien | 4:44:23 |
| 2e | Amar Abdel | 4:57:48 |
| 3e | CahezThibaut | 4:58:13 |
| 7e et 1ère féminine | Favre Corinne | 5:09:23 |
| 40e | Serge dit La sauterelle | 5:57:32 |
| 42e et 2e féminine | Tournay Sandrine | 5:58:26 |
| 54e et 3e féminine | Monaci Marie | 6:10:15 |
| 73e | Lapouneur | 6:30:58 |
| 77e | Gé Lébomolés | 6:33:56 |
| 126e | Girardy Maryse | 8:50:00 |
| 127e | Cabaret Marianne | 8:51:10 |
| 128e | Maffre Pierre | 8:51:14 |
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