Le marathon du Médoc,
une course entre amis

Pour mieux connaître l'auteur du récit : Philippe Mengual.
Avant de se lancer à l'assaut de ce récit du marathon du Médoc 2003, juste un mot :
Le récit de Philippe Mengual, le Papy, est ponctué de noms de zanimos bizarres, Tarine, Tortue, Fruidor... Ne soyez pas affolé, ces surnoms viennent de la Ménagerie (liste de discussion Jogging) que vous pouvez découvrir sur ce site http://www.42kms.com.
Les photos qui illustrent le récit sont de la Tortue (Damien Boix) et de l'Empereur (Alain Antoine). Voilà pour le premier avertissement.
Voici le second, ce récit est l'occasion pour le Papy de nous faire partagé ses dégustations faites le long du parcours celle-ci sont dans un cadre et écrite en rouge "bordeaux" comme ici, un verre à dégustation les précède.
Ceci étant dit, place au Médoc :

6ème fois que je fais le Médoc... Toute l'année je me suis demandé si cela n'était pas la fois de trop.
Je m'étais inscrit avec quelques zanimos en compagnie de l'hôpital de Bourg St Maurice managé par notre illustre Tarine. (Qui fait rien comme les zotres en se foulant très gravement la cheville droite en Pologne quelques semaines avant le départ !

Etait ce le Médoc de trop ?

J'avais discuté de l'usure du Temps avec le BAPDMDM (Bien Aimé Président du Marathon Du Médoc) et il m'avait détaillé l'enthousiasme des bénévoles pour cette fête sans équivalent dans le Pauillacais. Et pour les coureurs ???

Les inscriptions faites, il s'ensuit quelques moments de flottements, confirmé par la "non joignabilité" de nos amis de Soussans. Il m'a fallu 4 mois de siège, pour enfin obtenir une réponse négative sur l'organisation de leur Pasta Party... Cela n'augurait rien de bon et c'est dans le doute que le Ramoucha, l'Empereur et moi même, prenons la direction du Bordelais en ce Vendredi matin. Qu'allait il nous arriver ? Est-ce que les savoyards sauront accepter les zanimos que nous sommes ? La Tarine aura-t-elle la pêche ? Pourra-t-elle pédaler sur son char improvisé ? Tout se bouscule, alors je sommeille une bonne partie du voyage, laissant mes 2 acolytes papoter tranquille.

Nous arrivons peu avant 14h et tentons d'obtenir des nouvelles de notre Chef... Celle ci nous retrouve aux dossard, grandes embrassades et accolades, tout va bien jusque là. Nous rencontrons nos premiers savoyards, dont certains Castors ne doivent pas être de souche originelle. Les premiers échanges sont polis et courtois.
Repas exquis avec un sandwich "Magret de canard" accompagné d'un pauillacais cubitainer de fort bon aloi. Il aurait mérité un bon 4 sur l'échelle Papyesque ! Etonnant !

div>On lève l'ancre pour atterrir peu après à Hourtin ou nous regardons la joyeuse équipe de l'hôpital de Bourg St Maurice batailler avec un vélo, une chariote et des cartons pour tenter de créer une cheminée roulante permettant à la Tarine de suivre discrètement les ébats de sa troupe médicale le lendemain.
En effet, suite à son traumatisme, la décision fut prise que la Tarine fasse le Médoc en vélo. Mais de la coupe au lèvre il y a de la distance, et il fallait construire de quoi faire une cheminée savoyarde accompagnant les joyeux ramoneurs que nous allions être !
montage de la cheminée
Ils ont tous mis la main à la patte avec une mention particulière pour Danielle (la chef des cordes), l'Empereur, et Jean Loup dont l'arrivée miraculeuse permettra au "char" de prendre forme. On a rapidement noté que ce dernier était le plus dans son élément quand il a pris les affaires en main (de maître !)
Tous ces efforts m'ont bien fatigué (Qui a dit que je n'avais rien "foutu" ? Mmmm ? Si si j'ai scotché moi madame ! ;-))) )

Les Montpelliérains arrivent bérets au vent... Fruidor et Fleurdor prêt à remettre le couvert encore une fois. Mister G, avide de revanche par rapport à l'an dernier, va tenter de renouveler 2001 ... mais avec quelques kgs en plus :-(((
D'autres savoyards arrivent, le nombre de coureurs augmente.

Une tension est perceptible... Perceptible ??? Ce terme est en dessous de la réalité. Certains savoyard n'ont jamais fait de marathon !!! Certains,(certaines ?), ne courraient même pas il y a quelques mois. L'angoisse de la "souffrance terrible" les prend... Ils ne connaissent pas le Médoc... :-)))
Malgré nos paroles rassurantes sur le fait qu'ici ce n'est qu'une "balade", les yeux montrent une grosse inquiétude. Eliane et Laurence, entre autres, montrent une nervosité importante.

Ils verront bien demain, mais, en attendant, il faudrait trouver un moyen de décontracter tout ce petit monde... Surtout que contrairement à la prévision initiale, la pasta party avec nos amis de Soussans était annulée... :-( Cela nous aurait bien permis de marquer d'entrée l'ambiance qui règne sur cette fête.
Nous avons donc fait la pasta dans le restaurant sur place...

Un mal pour un bien, comme je n'avais pas préparé l'arrivée des zanimos, certains arrivèrent fort tard et ce fut bien que nous soyons proche des chambres pour les accueillir.

La pasta fut moyenne vu la cuisson des aliments et le vin, cher, qui l'accompagna. Cela ne permit pas à la tension de descendre. Je sortis des photos du Médoc 2002... J'ai lu beaucoup d'interrogation chez les Savoyards qui voyaient cela pour la première fois. J'ai même noté quelques moues dubitatives sur ces zanimos qui se "dépravaient" sur le parcours médocain.

La pasta nous permit quand même de faire plus ample connaissance avec la troupe que nous allions accompagner. Enormément de profils différents, tous, à cette heure, plus ou moins coincé par le stress de la course ou tout simplement par la cohabitation d'inconnus bizzhareuuu... ;-)))
Je note quelques rire d'étonnement lorsque les photos des zanimos arrivent en bout de table. Certains rires sont même gênés car nos Savoyards n'imaginent pas comment ils pourront se "lâcher"...
La pasta party
Le pied Mariton
Sentant un début d'impasse, nous convenons avec l'Empereur et la Tarine qu'il serait temps de montrer un peu ce qui nous attendra le lendemain. Celle-ci va nous chercher les paroles d'"étoile des neiges"... Grâce à la guitare d'un accompagnant, les langues se délient et les signes d'un premier relâchement se montrent au dernier refrain... Notre Empereur prend la relève, et un premier "Pied Mariton" est entamé... Arf...

Il est bien dommage que je n'ai pas de gros plan sur l'air étonné de bons nombres de nos amis... Coincés entre l'incrédulité de la situation et la voix charismatique de l'Empereur, ils ont du mal à articuler une parole et font des gestes "mécaniques" tels des robots rouillés.

A l'entame de la "Grosse Boutroule", a force de voir "les autres" se lâcher, chacun commence à prendre le rythme... Il est vrai qu'un "dépucelage" maritonesque n'est pas des plus facile...
La surprise passée et la chanson terminée, je note que l'incrédulité n'a pas encore laissé la place à la certitude de pouvoir s'amuser en chantant comme cela lors de la course... Patience...

Par contre, les timbres de voix sont plus forts, les langues se délient, et les échanges inter-communauté commencent. C'est un premier bon signe qui sera rapidement confirmé lors de la seconde répétition.

"Etoile des neiges" fut tonitruant, Alain Bouvier, chantant juste, a failli me casser le tympan, et Katherine François ne loupe plus un couplet...

Au moment du pied Mariton, j'ai le sentiment que tout le monde a compris que nous étions là pour nous amuser, peu importe les convenances et les codes sociaux. Danielle grimpe sur la chaise, Daniel se décontracte de ses soucis quotidiens, Charlotte et ma'ame Tortue ne semblent pas en croire leurs yeux surtout que La Tortue retrouve ses réflexes de l'an passé. Les jambes étaient bien hautes, les gestes bien répétés et pourtant, ce n'était qu'une mise en bouche par rapport au lendemain...

Nos derniers zanimos arrivent... la nuit avance.

Tout le monde est parti se coucher avec l'impatience de se retrouver le lendemain...

*************************************************************************

LE MARATHON DU MEDOC 2003 OU L'ANNEE DES RAMONEURS SAVOYARDS

Ce 6ème Médoc a pour moi une saveur particulière et un manque. Particulière la saveur car notre ami la Tarine nous a amené ses compagnons savoyards dont certains ne sont que de jeunes coureurs. Il va falloir les encadrer sans les oppresser et les faire participer à cette grande fête. Autant l'année dernière, tous les zanimos étaient briefés, autant cette année nous partions un peu dans l'inconnu.
Un manque, car c'est mon premier Médoc sans l'Instit. Mister G et Fruidor m'ont dit leur déception, mais à moi, il me manquait mon 'poto' depuis 5 ans dans cette course. Mes repères étaient donc chamboulés... J'espère qu'elle reviendra avec nous si nous recommençons !

7h30, je retrouve les plus stressées de la veille déjà prêtes, mais les sourires larges jusqu'aux oreilles montrent que la séance de danse maritonesque a eu quelques effets positifs. J'ai vu Pascal et Yves, les "militaires" montrer l'exemple en tartinant de noir tout les joyeux ramoneurs. J'ai préféré la délicatesse de Laurence dans cet exercice. Je ne sais pas si j'ai eu raison, mais j'ai du mal à me reconnaître sur les photos tellement celle-ci a mis d'application.
au depart
Nous voilà peinturluré de noir... Je n'ai point fait le détail du costume, mais, au mois d'Août, ce sujet là était un peu au point mort. Heureusement dans les derniers jours, les Savoyards se sont activés et vous pourrez voir que nos looks n'avaient rien à envier aux meilleures troupes du jour. La corde, la ceinture, le bonnet, le cirage accompagné d'une tenue noire, furent du plus bel effet.
Après quelques "pots de rires" et un premier état des lieux, nous filons en convois vers le départ.
Arrivée sur Pauillac et premiers émois... Tout le monde est garé un peu de partout et il faudra reformer la troupe. Une bonne partie se regroupe devant l'arrivée et nous entonnons la désormais classique doublette "Etoile des neiges-Mariton"... Je note l'entrain de tout le monde, c'est bon, on se "lâche"...
Interview de notre chanteur sur Télé-Médoc et nous nous regroupons derrière la ligne de départ. Il nous manque encore quelques coureurs que je vais chercher au lieu de rendez-vous.

Tout le monde est là ? Non, ni Mister G, ni L'Fluet, ni L'Ratounet et ni le Tamagoshi ne sont là... Ils devaient prendre, pour certains, leur dossard. Nous espérons qu'ils nous rattraperont...

Spectacle féminin de danse avec drapeau, jet de confettis, PAN, le départ est donné...
Dégustations notées sur 5...
Caractéristiques communes au vin servi en tonneau :
Ces vins sont souvent jeunes, donc j'éviterais les redites à ce sujet. Ils ont souvent la caractéristique d'être assez astringent, quoique moins marqué cette année, et donc, de laisser une marque importante dans la bouche. Ils sont souvent peu évolués mais surtout il m'a été dit que l'on nous servait, par moment, du vin "AVANT ASSEMBLAGE" !
Est ce que vous auriez l'explication de ce terme ?

Nous sommes prêt de la ligne, nous partons beaucoup plus vite que l'an dernier. Le vélo, dans lequel la Tarine a pris place, tient correctement la route. Jusqu'à quand ? J'ai un léger doute, mais c'est quand même plus facile qu'avec la chariote de l'an passé.

Les sourires sont toujours présents pour ce premier tour dans Pauillac... Et les dégustations aussi toujours présentes !
*La Rose Pauillac 2000 2/5, 1erkm
C'est le même que l'an dernier, meilleur, moins agressif, mais ce n'est pas facile de commencer aussi vite la dégustation. Il ne sera pas inoubliable.
Nous avançons pratiquement tous de concert... Tous ? Pas tous... Il en est un, discret depuis hier, depuis qu'il est venu avec son camping-car, sa femme et le "sourire de Madagascar". Soit il a du mal, soit il a tellement peur de ne pas finir, qu'il avance à son rythme pépère et tranquillou. On a même peur dans les premiers kms de le perdre...
Mais non, il demande à ce qu'on le laisse, car il a envie de mener sa course à son rythme, tranquiiiiiille... Surtout que sa femme pète le feu devant, elle tient une super forme.

Après le public de Pauillac, nous voici arrivant dans Pichon-Longueville puis château Latour. Nous sommes toujours plus ou moins de concert... Mais, comme l'an dernier, je nous vois perdre de plus en plus de place. Je pense que cela va encore nous jouer des tours dans la seconde partie du parcours.

Je suis avec la Tarine et dans les vignes celle ci a, par moment, un peu de mal à traîner son char. Surtout, qu'avec les kms, le déguisement part un peu en brindelle. Je tente bien de réajuster cela, mais les cahots ont vite fait de mettre par terre les échelles construites.
Nous continuons notre avancée dans le St Julien.
la cheminee à roulette
*Beychevelle 1999 4/5, 8kms C'est le meilleur Beychevelle que j'ai goûté... Beaucoup moins boisé, moins lourd et moins agressif qu'à l'habitude, il laisse longuement la trace agréable de son passage en bouche. On avait eu le même en 2000, mais là, avec les années il s'est calmé et donne envie d'y revenir...

La cheminée a du succès, même si la Tarine, vaillante, a des soucis dans certains passages. Les orchestres sont là et le peloton encore bruyant. Notre ami Pascal du PGHM multiplie les conquêtes féminines en les embrassant goulûment laissant une marque noire de son passage.
J'ai pensé que c'était pour les marquer et les retrouver une fois la course terminée. Mais j'ai appris, par la suite, que la Tortue et d'autres ont fait pareil, du coup, notre pauvre Gendarme n'a certainement pas pu retrouver, après course, celles qu'il avait marquées consciencieusement avec tact.

*Lagrange 2002 3,5/5, 12kms. Nouvelle surprise... D'habitude peu évolué, celui ci est agréable, presque gouleyant pour un jeune St Julien. Je ne regrette pas de m'être "forcé" car d'habitude j'ai du mal à l'avaler... Est ce mon palais qui est mieux aujourd'hui, ou les vins plus à mon goût ?

Léger changement de parcours par rapport à nos habitudes... Nous ne prenons plus à gauche du petit lac, mais à droite. Manquerons nous une dégustation ? Nous ne sommes pas plus rapide que l'an dernier, et je commence à avoir quelques doutes sur notre arrivée avant 6h30'...

*La Rose Trintaudon 2001 3/5, 14kms C'est mon premier Rose Trintaudon... Jamais je n'avais dégusté ce vin ailleurs qu'à table. Honnête, il faut le boire sans trop attendre. Ce n'est pas un grand vin, mais une agréable façon d'accompagner certaines viandes. J'ai d'ailleurs un magnum qui m'attend dans la cave :-)

Nous reprenons le parcours habituel sans que je m'en rende compte et c'est sous l'insistance d'un zanimal, se remémorant la Mogwayette épuisée de nous attendre, que je reprends mes esprits en vue du château Grand Puy Lacoste.

*Grand Puy Lacoste, Second vin 2002 2/5, 17kms. Si on oublie le premier vin dont les papilles ont du mal à bien évaluer les qualités, c'est la plus mauvaise surprise depuis le début. Je n'attends pas un summum chaque année ici, mais comme le Beychevelle et le Lagrange m'ont semblé en gros progrès, celui ci me déçoit fortement.
Pas de caractère, alcooleux... Pas agréable du tout...

La partie la plus course de ce marathon est en passe de se terminer, l'échauffement fut quand même un peu longuet, la partie plus spécifiquement médoquine nous attend...
2h53' pour 20kms, c'est plus lent que nos prévisions. Il faudra changer un peu notre fusil d'épaule si nous revenons l'an prochain.

*Pontet Canet, Second vin 2002 2,5/5, 20kms La grosse déception de la journée... Peu d'arôme, peu d'enthousiasme et peu de "revenez-y" de la part des coureurs.
D'habitude les visages des coureurs sont éclairés par cette dégustation. Ce n'est pas le cas cette année. Dommage, je garderais le goût de l'an dernier en tête...

Il y a un regroupement ou je vois les visages radieux de Charlotte, Laurence, Eliane, bien plus détendues que la veille. Elles m'avouent un plaisir qu'elles n'avaient pas imaginé.

Le temps commence à tourner au vinaigre, la pluie menace de plus en plus et les joyeux ramoneurs vont maintenant s'éparpiller. Je suis l'Empereur avec son mégaphone en espérant qu'au travers des gouttes de pluie on arrivera à faire danser quelques spectateurs...

Ceux ci commencent à fuir car les gouttes tombent drues...

*Cubitainer Pauillacais 2001 2/5, 22kms Plus rien à manger au stand du Grenier Médoquin. Et ce qui fut un must du château Malescas, n'est plus qu'un Pauillacais quelconque. Il faut avouer que commenter le vin servi alors qu'il pleut n'est pas facile...
Alors je laisse les serveurs partir se protéger sans plus d'information sur le contenu de mon verre :-(

C'est le moment le plus difficile de ce Médoc 2003... La pluie tombe sans discontinuer à grosses gouttes, je commence à avoir froid, je ne vois plus rien à travers mes lunettes et je n'ai pas assez bu pour me lâcher...

*Laffitte Rothschild, 2002 3,5/5, 25kms. Bonne surprise ! Fond de cave 98 l'an dernier, pas agréable. Cette année, sous la pluie discontinue, nous avons goûté un 2002 de bonne tenue. Laissant longuement son empreinte dans la bouche, il laissa quelques arômes augurant un bon vieillissement.

L'empereur commence à accélérer, sûrement pour se réchauffer. Il pousse quelques vocalises avec son mégaphone, mais la pluie empêche toute velléités de démonstrations festives plus appuyées...

Et pan! le problème du stylo qui rend l'âme...
Maintenant je vais tout faire de mémoire, car mon pov' stylo vient de rendre l'âme... Alors pour l'exactitude historique, on repassera... ;-)))

*Le Crock 2002, barrique 3/5, 26kms. Meilleur que d'habitude, mais je n'arrive pas à sortir le Crock comme un vin que j'achèterais. J'aimerais en boire une bouteille, une fois, pour voir si la finesse et la charpente sont plus présentes que sur le Marathon.
Je serais aussi curieux de savoir à quel niveau de prix il se situe.

*Pomys 2000 3,5/5, 27kms. Egal à lui même... Il se boit facilement, mais s'oublie tout aussi facilement. Je ne lui trouve aucun défaut, mais peu de caractère. A servir lorsque l'on veut faire un minimum de plaisir à tous ses invités.

Nous filons relativement rapidement et l'Empereur nous commence sa partie de "fractionné chantant"... Et en plus il accélère le bougre... Notre groupe se fige à 5 personnes maintenant, et, comme chaque année, je ne quitterais plus ceux qui sont avec moi...

Cette année il y a bÎsÛr, l'Empereur, dont je sais les yeux fermés qu'il est présent, le Ramoucha et Fruidor fidèles au poste qui connaissent la fin de parcours et en apprécient nos escales et... Le petit nouveau...

Il est d'une discrétion... Discrète ! Je l'ai bien vu grimacer lors des différentes accélérations, j'ai même eu peur qu'on le perde lors d'un ravitaillement pirate, mais il ne nous a pas lâché des yeux, même dans ses moments les plus difficiles... Et le pied Mariton, il l'a fait sans grimacer !!! ;-)))

*Lahaye 1998 3,5/5, 28kms. Toujours aussi commercial, ce vin est d'une qualité minimum qui lui permet de se retrouver à toute table sans faire honte au service. Il ne laisse pas un souvenir impérissable, mais il s'apprécie quand même avec plaisir.

Les kilomètres passent, la pluie nous laisse un peu tranquille, et nous commençons à tonitruer nos arrivées dans les différents endroits.
Tellement que c'est le Ramoucha ou Fruidor qui vient me prévenir que j'ai loupé le château Mayalet de Leyssac...
Consterné, je reviens en arrière pour m'entretenir avec ce vigneron. Celui ci m'apprend que cette année il n'a point renouvelé son opération séduction et que nous n'aurons pas la joie de goûter ses réalisations. Dommage... J'ai encore du 93 de chez lui, mais il faudra que je m'attarde, si possible l'an prochain, chez lui pour acheter quelques caisses...

Et là, je présente mes plus plates excuses aux parents du "sourire de Madagascar" car je leur ai situé ce château à St Estephe, pour qu'ils y achètent quelques flacons, alors qu'il est de Leyssac... Comme il y avait la fête à St Estephe, je pense qu'ils ont du trouver leur bonheur, mais point de château Mayalet...

Nous voilà reparti vers la coop du Marquis...

*Marquis de St Estephe 2002 2,5/5, 29kms. Le "marquis" est de retour cette année, mais il parait fatigué. Il a du mal à vendre son vin dont la note ne change pas malgré les années. Dommage...

Au château Laffitte Carcasset

*Laffitte Carcasset 2001, 3,5/5, 30kms J'ai du mal à obtenir les renseignements voulus sur la qualité du vin servi. On sent une démotivation, peut être du aux conditions atmosphériques difficiles. Le vin est quand même correct, même s'il demande encore beaucoup de travail...

Nous faisons une magnifique photo devant la barrique de démonstration... Mais j'ai du mal à me reconnaître aujourd'hui. Il faut dire que je suis l'un de ceux dont la couche de noir tient le plus longtemps et cela grâce à "Lolo"... Je saurais m'en souvenir, arf.... :-)))))

Nous arrivons maintenant chez l'une des vedettes de cette course. Vedette vieillissante l'an dernier car ils finissaient leurs 97... Et cette année ?

*Phélan Ségur 1994, 4,5/5, 32kms. Ouffff, le 97 était fini, place au 94... Excellent, enfin cela me rappelle les Phélan Ségur 88 et 89 que j'avais eu l'occasion de boire. Nous avons eu d'excellent échanges avec le propriétaire qui est aussi celui des "Crayères" à Reims (19,5 au Gault et Millau) dont je ne sais pas encore si Boyer (le cuisinier) a quitté les fourneaux ou doit le faire. C'est eux qui organisent la balade du lendemain, je regrette déjà de ne pas y être ! Je crois que c'est ici que l'Empereur a le plus dégusté... (+ de 3 verres ?) Il faut avouer que c'était agréable au palais, d'une bonne tenue, avec encore quelques années devant lui. J'ai bien noté que mon 96 pouvait encore rester dans la cave !

Nous repartons passablement éméché, le Ramoucha fidèle à lui même, solide, Fruidor qui peine un peu et notre ami savoyard qui aimerai que son corps soit aussi vaillant que ses yeux !

Nous arrivons chez Tronquoy Lalande où la déception de ne voir personne est encore au rendez vous. Il reste des traces de passages, mais plus personne à notre heure d'arrivée. Nous n'aurons pas plus de nouvelles de notre chère Marquise. :-(((

Le temps passe et nous ne sommes pas vraiment en avance... :-(

*Le "Mac Carthy" 2000 3/5, 35kms. Nous arrivons au second vin de Haut Marbuzet. Ce vin de Dubosc est correct, mais les serveurs fatigués. Répondant sans envie aux questions, cela enlève un peu de magie au vin que nous buvons.
Autant, l'an dernier, j'avais l'impression d'un excellent second vin, autant, cette année, j'ai eu la sensation de boire un vin quelconque, genre Mouton Cadet, dont on ne connaît pas l'origine des raisins, mais dont on arrive à tirer un goût minimum.
Dommage....

Le temps filant de plus en plus vite, nous ne faisons même pas danser les filles de Marbuzet... Et filons vers les huîtres...

Peu avant de prendre le front de mer j'attire l'attention de l'Empereur sur un pirate que nous avions fait l'an dernier avec le Mogwaï...

*Pirate Magnum "Bourlet de Vertheuil" 95 4,5/5 36kms Excellent vin, bien en bouche, charpenté avec quelques relent boisé, mais pas trop. Il a été sorti de derrière "les fagots" car il n'était point sur la table lorsque nous sommes arrivé.

*huîtres + mouton cadet 2/5 37kms Légèrement trop tard encore pour les huîtres, car il ne reste que du Mouton Cadet comme l'an dernier... Je rêve encore des 3 crus dégustés ici même il y a 2 ans avec Mister G, Fruidor et l'Instit... Faudra y remédier la prochaine fois...

C'est peu après que ce produisit le fait du jour pour notre équipe... L'Empereur commençait à stresser pour arriver à l'heure, alors il se jeta sur le verre de whisky servit juste à coté des huîtres. Malgré nos invectives, il avala quand même quelques gorgées (mais pas tout le verre ! ouf !) Puis relança la machine.
Un gros frisson le parcouru, il secoua la tête d'une vive dénégation, mais le train de l'accident était en route.

*Lafon du Berger 96 4,5/5 39kms Nos amis des crevettes sont encore là cette année. Mais mon déguisement fait qu'ils ont du mal à me remettre. Après vérification, il vont nous chercher une bonne bouteille que nous dégustons avec plaisir, accompagné des fameuses crevettes tant aimées par Mister G et l'Instit. (Est ce que Mister G les a goûtées cette année ?)

*Moulisss rapide, sans année... 40èmekm
Ce n'est pas la grande forme chez nos amis de Soussans. On ne sent pas la pèche habituelle aux entrecôtes. Quelques explications rapides de mister Sénégas et consorts, un pied Mariton "minimum" et nous filons à la suite d'un Empereur de plus en plus tendu.
Les savoyards fatigués
Tendu ???
Pas d'arrêt au 41ème pour le fromage, l'Empereur accélère et ne veut plus rien voir... Même les brésiliennes de Mouton Cadet passeront inaperçu. Notre chanteur n'a qu'une idée fixe, rejoindre la ligne d'arrivée... L'idée est tellement forte que nous courrons très vite pour une fin de Médoc... Trop vite...

Un cri déchirant suivi d'un bruit de verre cassé nous fait nous retourner, consternés... Nous retrouvons notre Ténor affalé par terre de tout son long. La peur nous prend de voir quelques coupures importantes dues au verre, venir créer de petites hémorragies... Mais, dans son malheur l'Empereur a eu de la chance, le verre n'a atteint aucune partie de son corps. Seule, sa cheville a souffert de cette traversée malencontreuse de bordure de trottoir.
Sous l'arche d'arrivée
Après une rapide inspection nous repartons beaucoup moins vite, au rythme des souffrances de notre Belge. Notre arrivée sur le tapis sera moins joyeuse qu'à l'accoutumée, même si nous tentons un ultime "pied mariton"... Mais l'Empereur souffre trop, rend le micro, le coeur n'y est plus, nous franchissons la ligne...

Sachez que notre cher Zanimal ne se souvient de rien à partir de sa chute, jusqu'à son arrivée sous la tente des secours...
L'arrivée passée, je cherche le Roucoucou du regard dans la tente VIP ainsi que notre cher BAPDMDM... Personne, les libations sont terminées... Nous filons retrouver le reste de la troupe sous la tente des joyeux tartineurs... L'ambiance est moyenne car le DJ ne s'est pas rendu compte que la population dansante a plus de 20 ans ! Avec sa copine, ils se faisaient plaisir à se mettre la musique qui leur plaisait et ils dansaient derrière leur comptoir. Après 2 rappels à l'ordre, nous avons décidé d'arrêter les frais, surtout que l'inquiétude sur l'état de l'Empereur nous empêchait de nous libérer complètement.

Les zanimos Savoyards et les autres étaient déjà arrivés depuis un bout de temps, nous avons donc décidé de rentrer.
La cheville du blessé
Après la récupération de notre blessé encore dans les vaps, j'ai un peu tourné avec le BAPDMDM pour récupérer les médailles 2002. Bredouille je suis retourné à la voiture, qui n'était plus là et après quelques tergiversations, nous nous sommes retrouvées à Hourtin...

Pour la première fois nous ne sommes pas revenu à Pauillac pour assister au feu d'artifice et danser sur le port. Notre hôte nous avait prévu sono et repas d'après course. Nous y avons cédé, surtout que le vin accompagnant le repas était bien meilleur que la veille.

La soirée fut très agréable et nous avons encore dansé... Malheureusement un léger temps mort après le dernier pied Mariton n'a pas relancé la sono et la fatigue nous est tombé dessus comme une chape de plomb...
div>Quels enseignements tirons nous de cette année ?
  1. Que les Savoyards savent faire la fête, il suffit de leur montrer un peu la voie et l'étoile des neiges s'épanouit rapidement.
  2. Que les premiers 21 kms doivent se faire en ordre dispersé sitôt Pauillac quitté. La troupe se reconstituera après le Haut Marbuzet, là où ceux qui tiennent un rythme régulier rejoindront ceux qui boivent plus que de raison, pour faire un final sympa.
Sinon ce fut un WE sympa avec un mélange de cultures et d'horizons différents avec un même but, le plaisir de passer un bon moment.
Au revoir
Accueil Lapouneur Retour Course Retour Marathon du Médoc Le Médoc