Les mammifères marins français



Les images illustrant cette pages sont toutes issues du site du Centre de Recherche sur les Mammifères Marins de La Rochelle : http://crmm.univ-lr.fr/. Merci à son équipe.


Voici quelques informations sur les mammifères marins. Je vous laisse profiter de ces quelques informations :
Le Centre de Recherche sur les Mammifères Marins
Lorsque vous faites le marathon de La Rochelle, vous passez sur le port des Minimes. Là un bâtiment, qui ne paie pas de mine, abrite le Centre de Recherche sur les Mammifères Marins, le CRMM.
Le centre dans le port des Minimes
Ce centre, créé en 1972, a pour but pour but de rassembler des informations sur les mammifères marins vivant le long de nos côtes du Pas de Calais à la Corse. C'est aussi un centre d'accueil temporaire pour phoques, le temps de remettre en forme les animaux hébergés par le centre.

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Qu'est-ce qu'un mammifère marin ?

C'est simplement un mammifère, c'est à dire que la femelle allaite son petit (elle a des mamelles) et qu'il respire avec des poumons, tout cela en vivant dans l'eau. Bref ce n'est pas un poisson, qui pond des oeufs et qui respire par des branchies.
Ces animaux (baleines, cachalots, otaries... au total 122 espèces différentes) respirent grâce à des poumons (c'est écrit au dessus) donc tout comme nous il ne peuvent vivre sans respirer à l'air libre. Cela veut dire qu'ils doivent régulièrement revenir en surface afin de reprendre leur souffle entre deux apnées plus ou moins longues.
De plus, cela explique que ces mammifères peuvent se noyer si ils ne peuvent remonter à la surface pour une raison ou une autre (bloquer sous la glace, pris dans un filet de pêche...).

Comme les cousins terrestres, les mammifères marins sont divisés en plusieurs familles et sous-familles. Les voici brièvement présentées :
  • Les Cétacés (gros poisson en latin) se divisent en deux grandes familles pour 80 espèces au total :
    • Les Odontocètes (cétacés à dents), qui ont des dents et chassent leurs proies une à une. Dans cette famille se rencontrent les orques, le narval ou les dauphins par exemples.
    • Les Mysticètes (cétacés à fanons), qui ont des fanons, de grandes lames qui remplacent les dents, l'animal aspire de grandes quantité d'eau et quand elle la recrache les aliments recherchés restent bloqués dans la bouche. Dans cette famille se rencontrent la baleine bleue et les rorquals.

    Les cétacés restent en permanence dans l'eau. Ils doivent, on vient de le voir revenir à la surface pour respirer. Mais cette respiration n'est pas un acte inconscient comme chez les mammifères terrestres comme les humains ou les chiens. Cela les empêche d'avoir un cycle de sommeil complet, il faut toujours qu'une partie de leur cerveau reste en éveil pour remonter à la surface et renouveler l'air dans leurs poumons.

  • Les Pinnipèdes, sont des mammifères marins dont les membres se sont transformés en nageoires. Ils sont regroupés en 4 grandes familles pour 34 espèces, dont les 3 principales sont :
    • Les Phoques, comme le phoque veau marin ou les éléphants de mer.
    • Les Odobénidés, famille qui n'englobe qu'une espèce, le morse.
    • Les Otaridés, qui regroupe toutes les otaries.

    Ces pinnipèdes chassent en mer et ne viennent à terre que pour le repos, la reproduction et la mue. Ce qui les différencie des cétacés qui restent en permanence dans l'eau. Imaginer une Baleine bleue (34 mètres de long pour 150 tonnes) sur le bord de la plage!!! Heureusement qu'elle reste dans l'eau.
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Les principales espèces susceptibles d'être observées dans les eaux françaises

Pour moi, à part quelques phoques en Baie de Somme, et des dauphins au large de la Corse, il n'existait pas de mammifères marins proche des côtes. Et bien non!! De nombreuses espèces vivent le long de nos côtes, en voici le tableau fournit par le CRMM :

  Dauphin commun
(Delphinus delphis)
taille moyenne : 2 m   Bec distinct et fin, dos noir, flancs avant ocres, flancs arrière gris. Abondant en Atlantique, commun en Manche, rare en Méditerranée. Pélagique, sauts fréquents. 
Dauphin bleu et blanc
(Stenella coeruleoalba)
taille moyenne : 2 m   Bec distinct et fin. Bande grise remontant sur le dos. Ligne noire s'étirant de l'œil à l'arrière du corps. Abondant en Méditerranée et très rare en Manche. Pélagique, sauts fréquents. 
Grand dauphin
(Tursiops truncatus)
taille moyenne : 3 m   Bec distinct trapus. Pigmentation grise plus ou moins foncée. Fréquent en Manche, Atlantique et Méditerranée. Côtier et parfois pélagique. 
Dauphin de Risso
(Grampus griseus)
taille moyenne : 3 m   Pas de bec. Gris strié de blanc (jeune gris, vieux parfois très blanc). Commun en Méditerranée, occasionnel en Manche et Atlantique. Pélagique et parfois côtier, farouche. 
Globicéphale noir
(Globicephala melas)
taille moyenne: 4 à 5 m. Pas de bec, front bombé, aileron dorsal long et bas, pigmentation noire (jeune gris). Fréquent à certaines saisons en Manche, Atlantique, et Méditerranée. Pélagique, rarement côtier. 
Orque
(Orcinus orca)
taille moyenne : 5 m (femelles), 7-8 m (mâles)   Pas de bec, aileron dorsal très haut chez les mâles, dos noir, tâche blanche au-dessus de l'œil, tâche grise derrière l'aileron dorsal. Cosmopolite, mais très rare au large des côtes françaises. Pélagique. 
Marsouin commun
(Phocoena phocoena)
taille moyenne : 1,5 m   Pas de bec, petit aileron dorsal triangulaire, dos gris foncé, flancs plus clairs. Rare en Atlantique et Manche, absent en Méditerranée. Côtier, très farouche. 
Cachalot
(Physeter macrocephalus)
taille moyenne : 12 m. Tête massive, pas d'aileron dorsal mais une sorte de crête à l'arrière du dos, souffle visible : oblique vers l'avant et à gauche, dos gris brun. Présent aux abords du plateau continental atlantique, commun en Méditerranée. Pélagique. 
Rorqual commun
(Balaenoptera physalus)
taille moyenne : 20 m Tête effilée, aileron dorsal au tiers postérieur du dos, pigmentation gris foncé. Rorqual commun fréquent en Atlantique et Méditerranée. Pélagique et peu farouche.
Petit rorqual 
(B. acutorostrata)
taille moyenne : 8-9 m   Tête effilée, aileron dorsal au tiers postérieur du dos, pigmentation gris foncé et une bande blanche très visible en travers des pectorales. Petit rorqual commun en Atlantique et Mer du Nord. Pélagique.
A gauche : Phoque gris
(Halichoerus grypus),
et
à droite : Phoque veau marin
(Phoca vitulina)
tailles moyennes :
2 à 3 m et 1,5 à 2 m   Profil du museau : droit pour le phoque gris ("tête de cheval"), plus rond pour le veau marin ("tête de chien"), pigmentation brun-gris tachetée. Phoque gris sur côtes rocheuses (Bretagne et Normandie), phoque veau marin sur côtes sableuses (Picardie et Normandie). Craintifs.

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Que faire en cas de rencontre avec un de ces animaux?
Si l'animal est en mer, dans son milieu naturel :
  • Il ne faut pas chercher à le toucher :

    • Le contact sur sa peau peut lui être nocif.
    • Il ne faut pas oublier qu'il s'agît d'un animal sauvage. Il peut donc chercher à se défendre en vous mordant.

  • Il ne faut pas chercher à le nourrir :
    • La nourriture que vous lui donnerez peut ne pas être adaptée à son régime alimentaire.
    • C'est un animal sauvage, il doit chasser sa nourriture. Si il prend l'habitude d'être nourri par les hommes, il va aller à leur contact et risque des accidents avec les navires, de s'échouer, d'être victime de gestes de malveillance.

Par contre toutes les observations de dauphins, baleines et phoques sont intéressantes. Vous pouvez aider à étudier la distribution de ces espèces en vous munissant de fiches d'observation en mer, et en les renvoyant à chaque rencontre effectuée au CMMR.
Ces fiches sont téléchargeables (format PDF) à ce lien : http://crmm.online.fr/ficheobsgascogne.pdf

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Que faire en cas d'échouage ?
Si l'animal est échoué, qu'il soit vivant ou mort (même en état de décomposition avancée):
  • Prévenir le CRMM au 05.46.44.99.10.
    • Seuls les personnes reconnues par le CRMM, ont le droit d'intervenir et de transporter ces animaux.
    • Les animaux échoués sont la principale source d'information sur leurs espèces.

    • Si l'animal est mort :
    • Ne pas y toucher, il peut transmettre des infections

  • Si l'animal est vivant :
    • Ne pas le toucher : pour ne pas le blesser, ni être blessé par lui.
    • Eviter les attroupements et le bruit autour de lui afin de le laisser respirer et ne pas le stresser plus qu'il ne l'est.
      • Humidifier sa peau avec des linges humides sur son dos et ses flancs.
        NE JAMAIS COUVRIR, NI ARROSER SON EVENT (orifice de la respiration au sommet de la tête).
        Si les linges font défaut, arrosez PRUDEMMENT l'animal.

Une fois le CRMM prévenu, celui-ci va envoyer une équipe sur place afin d'intervenir, soit en remettant à l'eau l'animal ou en le recueillant pour le soigner dans un centre (pour les phoques uniquement). Ces opérations sont rares, dans seulement 5% des cas, lorsque l'animal est vivant.
Soit en prélevant des informations sur les circonstances de l'échouage et les caractéristiques de l'animal. Puis en faisant des prélèvements, ou une autopsie, pour mieux connaître la biologie des ces animaux. Une fois ces opérations effectuées le correspondant donne les informations nécessaires pour faire disparaître la carcasse sans risque sanitaire pour la population.
La très forte proportion d'animaux échoués ne pouvant être remis à l'eau s'explique par le fait que les animaux sont pour la plupart rejetés par la mer déjà morts (pour de nombreuses raisons, certaines naturelles (maladies) d'autres beaucoup moins (pris dans un chalut)).

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Le réseau national d'échouage

Les intervenants sont membres du Réseau National d'Echouage.
Créé en 1972, il s'agît de la mise en relation de volontaires, sous la direction du CRMM, ayant pour but d'intervenir lorsqu'un échouage est signalé.
Le RNE la collecte d'informations sur les populations de mammifères marins le long des côtes françaises et de collecter des données biologiques afin de faire avancer les connaissances sur ces animaux.

Sitographie

Quelques sites pour en savoir plus :


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