Compte rendu de ma Galopée 2002



Je me suis présenté au départ de cette course avec un entraînement que je qualifierai de relatif. Au maximum 3 sorties d'une heure par semaine depuis un mois.

Samedi 8 juin soir, soirée raclette : très bon mais pas top. Comme c'était mon anniversaire, j'ai reçu en cadeau un sac à dos de 20 litres avec poche à eau, je décide donc de le tester sur la course.
Pour être au top, je teste aussi les gels et barres Maxim ainsi qu'une poche de St Yorre avec Caloreen (truc lu sur le forum de Ultrafondu) et enfin je pars à jeun pour la première fois sur une sortie aussi longue. Bref que du pas raisonnable, on m'aurait offert des talons aiguilles et un canoë, je les aurais testé aussi sur la course.

Dimanche 9 juin matin, levé à 6h20, et départ à 6h30 pour Franqueville St Pierre.

Arrivée vers 8 heures. Je tombe aussitôt sur Pierre, un copain qui vient faire son baptême du trail long. (j'ai participé à son dépucellage au mois de mars en faisant équipe avec lui pour le relais du Parc d'Anxtot)

Je prends mon dossard, vais à la voiture, me rend compte que mes épingles sont à la maison, retourne prendre des épingles et reviens à la voiture. Là, je rencontre Pouic-Pouic, nous blablatons quelques instants, puis il me laisse pour se mettre en tenu.

Lors de nos échanges, nous avions convenu de nous retrouver avant le départ, soit en nous téléphonant, soit grâce à nos tenus enfin surtout grâce à sa tenue: un haut jaune...tous les bénévoles de l'organisation arborent fièrement un tee-shirt jaune:-)

Dans l'attente du départ

8h45: regroupement des coureurs pour le mot de présentation du Big Boss de la course, mauvaise sono, mais on comprend qu'il y a des ornières et qu'il faut faire attention, qu'il y a de la boue par endroit avec la pluie tombée depuis une semaine, on est déjà content de ne pas se la prendre ce matin.

Les dernières recommandations

Quelques bavardages avec Pierre et Pouic-Pouic et nous nous élançons, il est 9h03.


Nous sommes en milieu de peloton, tranquille, après 500 mètres un obstacle sur le chemin nous sépare de Pierre, je ne le reverrai pas avant l'arrivée. Mon compagnon et moi estimons être bien en forme et surtout en bonne position derrière deux charmantes concurrentes

Un embouteillage après moins de 1 km du départ, le chemin devient très étroit et avec des ornières. Tout le monde en file indienne au pas. Rapidement ça repart, mais toujours à la queue le leu. Je n'aime pas cela, je ne vois pas le chemin à l'avance et l'on suit un faux rythme. Mais la forêt est agréable, malgré ce sentier étroit. Une descente et une montée toujours en forêt.


On s'applique à tirer sur les bras et pousser sur les cuisses

Lors de la redescente (oui on ne fait que cela, ou presque, mais il faut les trouver les 500 mètres de dénivelé positif à Rouen) je perds Pouic-Pouic me voilà seul, snif-snif.

Ensuite on marche vers le plateau, un peu de bitume, Pouic-Pouic est à 20 mètres, il ne m'attend pas :-(, mais je ne tente pas de combler mon retard:-). Je remarque que certains ont balisé le parcours à l'envers, toutes les flèches au sol sont doublées : une à l'envers barrée l'autre dans le bon sens:-))))

J'ai mis ma montre à sonner toutes les 10 minutes afin de ne pas oublier de boire, cela me permet de savoir qu'entre cette dernière côte et le début de la suivante il y a 10 minutes, on n'arrête pas.

Le premier point d'eau est au 9e Km, les organisateurs ont eu la bonne idée de mettre des bassines d'eau à disposition pour se mouiller le visage, les bras ou tout ce qui vous semble utile.

C'est maintenant que je commence à reconnaître le parcours de l'édition 2000, c'est normal c'est presque le même à partir de ce point. C'est aussi là où je commence à photographier sur le parcours et donc à perdre des places et à me faire chambrer par mes petits camarades.

Mais le parcours laisse découvrir des échappées sur Rouen, ou la vallée de la Seine de toutes beautés.

La forêt vierge

Ce même parcours a soit disant été repéré à moto le matin même: je doute ou alors le motard avait 7 ans et une petite moto électrique, car mes 1 m 87 ne passent pas sous toutes les branches:-)

Pour une fois les branches sont hautes

La descente sur St Adrien, en bord de Seine, me permet de tester mes réflexes, ils sont encore bons, j'ai pu me récupérer à la barrière à ma gauche avant de tomber par terre.


Attention les chevilles Une première vue dégagée sur la Seine
Un chemin de crêtes Il suffit de contourner cette prairie, de descendre aux maisons et de remonter

Le bord de Seine est invisible, on arrive sur la route pour immédiatement remonter sur le plateau, les photographes et camerawomen sont là une fois de plus pour prendre sur le vif nos plus belles grimaces.

A partir de maintenant, je sens mes cuisses qui se durcissent et un manque d'envie, de volonté, pour courir. Je prends bien du plaisir au paysage, je n'oublie pas de boire toutes les 10 minutes, de prendre du gel mais un déclic a eu lieu je suis passé en mode veille, certainement une petite hypoglycémie.


Arrive Gouy et le ravitaillement du 16e Km, où nous sommes accueillis par un groupe de joueurs de djumbe.

Le ravitaillement de Gouy

Je prends un gobelet d'eau et un morceau de chocolat en train de fondre au soleil avant de repartir sur une sente entre les maisons. Il est désolant de constater que certains coureurs vont jeter leur gobelet, pelures d'orange et autres sur ce chemin alors qu'il y avait des poubelles au ravitaillement 10 mètres avant:-(

Nous avançons maintenant à découvert dans un champ, où les ornières tordent la cheville d'un concurrent devant moi. Je lui conseille de faire demi-tour ou d'aller sur la route prendre une voiture, il refuse. Je reste avec lui quelques temps et finalement n'ayant plus mal il repart. (a l'arrivée sa cheville aura beaucoup enflée)

J'ai toujours du mal à me motiver pour courir, mais à part quelques coureurs, je double et je suis doublé toujours par les mêmes depuis quelques temps.

Après le 3e et dernier point d'eau (21e Km) je récupère deux coureurs qui n'avaient pas vu le morceau de rubalise indiquant le chemin. C'était pour moi le seul point où il pouvait y avoir un doute sur le chemin.


Je trottine toujours vers la fin de la course, je vois un concurrent avoir un ravitaillement sauvage. Enfin le panneau indiquant les 5 derniers kilomètres (seule indication kilométrique du parcours), je regarde ma montre cela fait 2h22 que je suis parti, je pense passer sous les 2h50.

C'est compter sans un passage dans de la boue très glissante (plusieurs coureurs se blesseront sur du barbelé à cet endroit) et une dernière côte.

Après celle-ci on retrouve le premier kilomètre, tiens il était en faux plat descendant? Je relance tranquillement et distance mes camarades qui venaient de revenir sur moi à l'occasion de cette côte, je rattrape même quelques coureurs.

Je passe la ligne d'arrivée en 2h50'01" : contrat rempli.

Avec Pouic-Pouic

Après une bière, une douche froide, un bon repas froid nous récompense, c'est l'occasion de discuter avec Pierre, Pouic-Pouic et ses parents.

Voici quelques résultats:

1er Marcel Guillochon 1h 53'11" VH1
2 Dimitri Etienne 1h53'35" SH
1ere Fémine
69 Jocelyne Cinturel 2h28'29" VF2
Acteurs du Récit
83 Pouic-Pouic 2h33'30 SH
153 Pierre 2h44'14" SH
186 Lapouneur 2h50'07" SH
Derniers
280 Hervé Scellier 3h59'48" SH
281 Corrine Atik 4h00'00" VF0
Toutes mes félicitations


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