Compte rendu de ma Galopée 2000
Les photos qui illustrent ce récit sont tirées du site officiel de la Galopée, où l'on peut les voir en grand format.
Dimanche 17 septembre 2000
Le temps est idéal couvert mais sec, 13°, les dernières semaines furent sèches sauf des orages dans la nuit de samedi à dimanche, donc un parcours sec. Le peloton est de 204 coureurs, dont mon beau frère et moi. Celui-ci vient avec un entraînement relatif: il n'a pas couru durant les deux dernières semaines, sauf le samedi veille de la course, où il a battu son record sur un parcours le long de la Seine à Rouen.

Nous partons ensemble en fin de peloton et remontons tranquillement une vingtaine de coureur dans les 3 premiers kilomètres. Là vient la première descente, où je distance quelque peu mon partenaire. Celle-ci, comme par miracle, est suivie d'une belle montée où le contact visuel est perdu entre nous.

Je décide de partir à un rythme un peu plus soutenu. Pour faire court, le parcours est varié avec de beaux paysages, notamment un panorama sur la vallée de la Seine en rebord du plateau, où se situait une pente raide et difficile.
Ah oui, j'allais oublier notre deuxième côte un raidillon de chez raidillon avec une main courante pour ce traîner vers la sommet. Le sol y était glissant heureusement qu'il n'y avait pas de boue!!! Mon objectif était raisonnable faire dans les 3 heures et à l'annonce par un commissaire de course des 2 derniers kilomètres je suis en 2 h 25, je me lance donc dans une accélération toute relative pour être sous les 2 h 35.
Mais au commissaire suivant il restait 3 Km, une descente et une côte. Finalement, je fini en 2 h 44, soit un record pour moi dans ce type de compétition, donc content.
Je retrouve la Lapoupoue et la copine du beau frère, vais prendre une douche, retourne voir les filles une seconde fois.
Je les vois partir en courant sur le parcours de la course, le copain de la copine du frère de ma femme venait de s'effondrer sur le bord du chemin à 200 mètres de là. Il repart difficilement pour cause de crampes aux 2 jambes, il finit le dernier kilomètre en pleur et accompagné par sa soeur. Céline (sa copine) et moi coupons vers la ligne d'arrivée. Il arrive sous les encouragements de tout le monde et s'effondre en hurlant en la passant. Les secouristes de la DPC lui font les étirements nécessaires et le bichonnent. Une fois rétabli, il est content d'avoir terminé la course en 3 h 42 et reconnaît n'avoir pas suffisamment bu aux 3 points de ravitaillement. Je lui propose alors, innocemment s'il est d'accord pour revenir l'an prochain, sa première réponse est non. Le repas qui suit bière et cidre aidant la réponse se fait moins catégorique. Surtout que soeur et copine lui disent qu'il doit prendre sa revanche.
Dernier point, non négligeable la course rapporte de l'argent pour les virades de l'espoir, 10 francs par inscrit.