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Voici quelques informations sur les forts croisés lors de la Fort'iche, il ne s'agît pas d'un travail exhaustif sur la question, mais de données pour mieux comprendre la majorité des forts qui bordent la vallée de la Maurienne. Je vous propose des informations sur l'histoire de la Maurienne, quelques notions de fortifications, avant d'aller voir les forts de Maurienne, pour enfin finir avec des liens pour prolonger la visite. |
| Rapide histoire de la Maurienne | |
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Au début était le verbe... Je passe plusieurs épisodes, juste au passage on peut signaler la présence humaine en Haute Maurienne dès les temps préhistoriques. Puisque l'on parle des Romains, ceux-ci parlent d'un "pays des sapins", la "Sapaudia", qui est à l'origine du mot "Savoie". Et la Maurienne? me direz vous. Et bien, elle est, avec son débouché sur le col du Mont Cenis, un lieu important de ce royaume de Piémont.
De plus, les relations entre la France et le duché de Savoie ne sont pas toujours au beau fixe d'où l'apparition de fortifications le long de la frontière entre le royaume de
Piémont et celui de France, ou en profondeur comme par exemple à la barrière de l'Esseillon à Aussois. Or en 1860, la France reçoit, pour prix de son aide à la création du Royaume d'Italie, le Comté de Nice et le Duché de Savoie.
La frontière passe maintenant par le versant nord du col du Mont Cenis. D'où la création de forts sur le col et dans la vallée de la Maurienne, au XIXe siècle. Les relations entre l'Italie fasciste et la France étant mauvaise, la ligne Maginot des Alpes passe par Modane avec le fort de |
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| Quelques notions de fortification | |
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Comme vu dans le rapide récit de l'histoire mauriennaise, cette vallée et ses voisines ont été depuis longtemps un lieu d'exercice pour les architectes militaires.
Aussi dès le XVIIIe siècle, Vauban
Justement, quelles sont ses théories? Elles reposent sur un triple système de fortifications: |
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Vauban n'a pas construit de fortifications en Maurienne, et pour cause elle n'était pas une zone frontière de son vivant. Mais il a fortement influencé les autres architectes militaires. Dont Montalembert qui est connu pour avoir publié en 1793, "La fortification perpendiculaire" en plus de 10 volumes, et pour ce qui nous concerne avoir fait construire
les forts de l'Esseillon. Il a su tirer profit des progrès de l'artillerie depuis Vauban pour changer les fortifications, selon 4 idées maîtresses: |
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Après la défaite française de 1870 et la signature par l'Italie du traité de la Triple Alliance avec les empires Allemand et Austro-Hongrois, la France décide de moderniser ses fortifications sur ses frontières est.
Pour cela elle fait appel à un officier du génie Séré de Rivières
. Celui-ci va faire construire plus de 200 ouvrages à travers la France, dans les années 1880. Les progrès de l'artillerie (certains canons
ont une portée de 9km) plus ont donné l'idée de faire des camps retranchés espacés de plusieurs kilomètres autour des zones à défendre. L'un des exemples les plus typiques de son système est dans les Alpes dans la vallée de la Maurienne avec les
forts du Télégraphe, du Replaton et de Montperché qui contrôlent la vallée de la Maurienne. Il est à remarquer que les formes géométriques ont disparus de sa pensée au profit d'une recherche de formes collant au relief. |
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| Les forts de la Fort'iche. |
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Présenter ces forts mauriennais commence par un problème: dans quel ordre les présenter ?
Chronologiquement ou géographiquement? J'ai décidé de vous les présenter géographiquement, c'est à dire dans l'ordre où le parcours
de la Fort'iche les rencontre. Pour les amoureux de la chronologie la liste suivante leur permet
d'assouvir leur passion.
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Le Fort du Télégraphe |
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Il se situe à 1570 mètres d'altitude, au col du même nom, au dessus d'un à-pic dominant Saint Michel de Maurienne. L'intérêt stratégique du site est reconnue depuis le XVIIIe siècle. En effet, cet emplacement permet de surveiller la vallée de la Maurienne et de contrôler la route du col du Galibier. Le nom de "Télégraphe" du col et du fort vient d'un Télégraphe Chappe construit à cet endroit au début du XIXe siècle. Ce fort est un élément de la ligne Séré de Rivières qui fut ensuite utilisé dans la ligne Maginot des Alpes. Il a été construit entre 1886 et 1890. Aujourd'hui ce fort se visite et est une occasion de se reposer pour les cyclistes venant de gravir le col. Il est vrai que la Fort'iche n'y passe pas mais elle part de Valloire et passe ensuite juste à côté avant de quitter cette vallée pour partir sur Valmeinier. |
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| Le fort des Rochilles |
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Je n'ai pas d'infos sur ce fort, si ce n'est qu'il sert encore à l'armée française régulièrement. Lors de la Fort'iche 2001 des légionnaires y stationnaient. Il ne s'agît pas à proprement parler d'un fort mais plutôt de casernement en haute montagne. Si jamais vous avez des infos sur ce fort, je suis preneur. C'est ici qu'est le premier ravitaillement, après la première petite côte de la journée. |
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| Le fort de Saint Gobain |
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Le fort de Saint Gobain a été construit en 1933 et 1939, dans une période de tension avec l'Italie fasciste, pour protéger la ligne de chemin de fer du Mont Cenis.
C'est le plus récent des forts de la vallée , qui est composé de plusieurs fortins répartis sur la pente et reliés entre eux par des passages souterrains. Il fait parti de la ligne Maginot des Alpes.
Le fort est le siège d'un musée sur cette ligne Maginot des Alpes. Le fort se situe au début de la partie la plus pénible du parcours : une longue ligne droite plate en fond de vallée. |
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| Les forts de l'Esseillon |
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Ces forts sont les plus vieux de la vallée de la Maurienne, ils sont l'oeuvre du royaume de Piémont - Sardaigne entre 1817 (pour les relevés topographiques) et 1834, pour se protéger
d'un éventuelle attaque française. Ils représentent un exemple d'application des théories de Montalembert avec un ensemble de 5 forts, chacun ayant le nom d'un membre de la famille royale, ils sont sur la pente d'un verrou glaciaire de la vallée.
La barrière de l'Esseillon n'a jamais servie pour les combats. Le parcours fait monter les coureurs par la route jusqu'au fort Marie Christine pour ensuite descendre par un chemin au pont du Diable et remonter à la redoute Marie Christine où est présent un ravitaillement. De là on passe par le souterrain pour rejoindre le Pont de Nant. |
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| Le fort du Mont Froid |
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Ces forts sont en place depuis 1891 pour les premiers baraquements et 1897 pour les forts (2680 mètres). Le fort du Mont Froid est un ensemble de deux forts. Les deux fortins sont séparés de 500 mètres, chacun à un bout de la crête sommitale, l'intervalle étant rempli de positions d'artillerie, avaient une capacité totale de 100 hommes. Ces forts ont été le cadre de violents combats en avril 1945 entre les troupes allemandes et françaises. Il n'en reste plus que des ruines. Ces ruines sont l'occasion de souffler après la difficile montée du Mont Froid. |
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| Le fort de Pattacreuse |
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Le fort de Pattacreuse a été construit en 1891 à 2354 mètres d'altitude. C'est un ensemble de positions d'artillerie et de logement. Il est réputé pour être un exemple de camouflage en montagne. Ce fort, désarmé en 1915, a été modernisé dans les années 30 dans le contexte de tensions entre l'Italie et la France. C'est à ce fort que j'ai pris mon "petit déjeuner" auprès d'un feu de bois bien réconfortant.
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| Le fort de Malamot |
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Le fort de Malamot se situe entre 2800 et 2850 mètres d'altitude. Il a été construit en 1889 pour surveiller le col du Mont Cenis et la frontière italienne. Il ne reste plus aujourd'hui que les traces de l'enceinte et des ruines de la caserne défensive. Le site offre une vue exceptionnelle sur le lac du Mont Cenis en contrebas. Il est situé sur la dernière grande difficulté de la course à mis hauteur du Malamot. |
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| Le fort de Variselle |
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Le fort de Variselle s'élève à 2118 mètres d'altitude. Il est une construction italienne de 1874 ayant pour but de surveiller la frontière française. Avec une forme pentagonale, il joue un rôle défensif (il est équipé d'une forte artillerie) mais aussi logistique (il possède un four à pain, des magasins à vivres et d'armement) il est le poste principal du réseau de communication de la défense italienne du col. Le fort a été désarmé en 1915 pour ensuite reprendre du service dans les années 30. Il est aujourd'hui en ruine. Ce fort ne reçoit pas un regard de la part des coureurs qui viennent de descendre du Malamot et repartent pour passer sur la digue du lac du Mont Cenis.
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| Le fort de Ronce |
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Le fort de Ronce est un ouvrage italien de 1877, construit à 2286 mètres d'altitude. C'est un bâtiment circulaire de petite taille entouré d'un fossé encore en excellent état.
Comme ses voisins italiens, il a été désarmé en 1915 pour être réarmé dans les années 30. Il offre lui aussi une très belle vue sur le lac du Mont Cenis. Le dernier fort de la course, le dernier point de contrôle, il surplombe l'arrivée, un endroit magique.
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