UTMB 2004


« Le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas. »

« Le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas. » Voilà un adage qui convient bien au bilan de ma participation à l’UTMB 2004.

Un individu raisonnable ne s’inscrit pas à une course longue distance, de montagne qui plus est, plusieurs mois à l’avance sans pouvoir connaître son état de forme et la météo du jour de l’évènement. Le cœur, lui, voit le plaisir de la course et celui de la rencontre avec plein d’amis coureurs.

Laissons passer le temps et arrivons au vendredi 27 août 2004.
Vers 11h30, je constate que le Bœuf est, comme d’habitude, en retard. Il doit passer me prendre chez moi pour ensuite aller à Annecy récupérer l’Antilope et le Bourrin, puis de monter sur Chamonix. Et avant tout cela nous devons manger quelques pâtes.
12h, Monsieur arrive, motif de ce retard : la sortie sur l’autoroute n’est pas indiquée !!!! Ce garçon n’arrive pas à conduire et lire les panneaux autoroutiers en entier.

L’après midi chamoniarde se passe à regarder ce même individu hésiter entre deux sacs à dos. La décision n’est prise qu’au dernier moment.

19h40, tous les coureurs ou presque sont rassemblés dans le centre ville sous l’arche de départ. Jusque là, je n’avais aucune appréhension, ni aucune tension particulière. Je me sais en forme, je n’ai aucun enjeu particulier sur cette épreuve et me sens en état de la finir. Oui, mais là ! Maintenant ! Avec cette foule sentant la crème anti-frottement, mon cœur se fait entendre dans ma poitrine, il tape fort. Il me dit que ça va être dur, que ça va être beau. Beau comme ce Mont Blanc qui nous domine.

La musique de Vangelis commence, le thème du film « Christophe Colomb ». J’ai toujours aimé se morceau et là il entre dans mon corps et le fait raisonner, trembler, mes poils se hérissent sur tout le corps.

Et là, une idée me traverse l’esprit, a priori sans rapport, ou tout au moins sans commune mesure avec ce qui se passe. Cela doit être le même genre d’atmosphère avant le départ des troupes de soldats pour l’assaut. Les soldats embarquant pour les plages de Normandie, il y a 60 ans, devaient avoir ce même petit pincement au cœur. A la fois la fierté et la joie de participer à quelque chose de grand et de hors du commun tout en sachant que la plupart de ceux qui sont là ne verront pas le but ultime. Certains savent qu’ils n’iront pas très loin, d’autres espère et ne le feront pas.

L’idée même de cette comparaison me paraît déplacer tout de suite, mais il n’empêche qu’elle s’impose à moi pour me suivre pendant de longues heures.

Le massif du Mont Blanc peu après le départ

Nous nous élançons dans les rues de la capitale de l’alpinisme. Il y a foule pour nous applaudir entre les touristes et les accompagnateurs. Il y a foule de coureurs, plus de 1500.
Pour moi le départ est raisonnable, petit trot, et rapidement pause pour sortir l’appareil photo. Le Mont Blanc rougi de son succès auprès des trailers pour finalement se cacher peu avant notre arrivée aux Houches. Premier ravitaillement, premier encombrement pour accéder à un verre de soupe.

Vite fuir. Avec Gè, nous allons vers le départ du col de la Voza. Nous décidons de faire une pause quand le chemin tourne à gauche pour sortir frontale et veste. Il faut se protéger du froid qui arrive. L’arrêt ne dure que quelques secondes, juste ce qu’il faut pour se perdre de vue. Tant pis, je repars en marchant et en tirant sur les bâtons. Je rattrape le T-Rex et le Festnoz en pleine discussion, puis l’Electron et des dizaines d’autres participants. La Montée se fait facilement, il s’agît d’une grande piste forestière montant plus ou moins régulièrement vers le sommet. Ennuyeuse. Et puis tout ce monde, cela n’en finit pas.
Je sais que je monte bien et vite, même un peu trop vite mais je n’arrive pas à me ralentir avant le col et le replat amenant au ravitaillement où je marche vite.

La descente est encore pire que la montée, une longue piste forestière entrecoupée de rigoles d’écoulement des eaux. Pfff !!! Je me laisse descendre en courant sans y prendre de plaisir. Seul un chemin peu avant l’arrivée sur les Contamines est amusant, le premier sentier à peine plus large qu’une personne, et serpentant à flanc de montagne.

Aux Contamines, seulement un point d’eau. Je prend le temps de réfléchir pour refaire le plein de ma poche à eau et de relacer mes chaussures où mes pieds flottent un peu suite à la descente.
Le stand semble saccagé comme après le passage d’une tornade. Sur plusieurs centaines de mètres après sur le parcours, des cadavres de gobelets et de bouteilles, parfois encore pleines, balisent le parcours. Ils sont donc si pressés que cela tous ces coureurs, qu’ils ne peuvent faire une halte devant une poubelle ou déposer leurs déchets auprès des bénévoles.

Là mon cœur et ma tête ont la même indignation face à ces adeptes des sports nature qui laissent leurs déchets sur les bords du chemin après le ravitaillement mais aussi en pleine campagne. Les tubes de gels vides, les emballages de barres devenus inutiles et une multitude d’autres objets jonchent leur passage. Ils ont oublié que dans « sports nature » il y avait nature. Qu’un papier tombe du sac à dos sans que l’on s’en rende compte, cela arrive à tout le monde, mais là le transport du gobelet ou de la bouteille d’eau sur plusieurs hectomètres ou kilomètres, ce n’est plus de l’inattention ou du hasard. Bravo donc à tous ces champions qui ne peuvent perdre deux ou trois secondes à un ravitaillement.

Je m’emballe encore une fois, je vide mon cœur mais il nous faut revenir à la course, cela ne fait que 25 kilomètres que nous sommes partis.

A nouveau un long chemin monotone, large et plat. Je tourne bien, un rythme de marche soutenu aidé par les bâtons. Et enfin de la montée, la voie romaine, puis une piste forestière jusqu’au refuge de la Balme (ravitaillement complet) et chemin de montagne (ENFIN) pour enfiler les deux cols du Bonhomme et de la Croix du Bonhomme. Cela serait idéal, surtout que mon cœur s’emballe à en haut des cols où la vue est superbe avec le clair de lune, si je n’avais ce passage à vide.

Un peu avant la Balme, je me rend compte que je tourne à vide, mes jambes me portent à un bon rythme, mais il manque quelque chose. Plus de gnac. Je trouve un coin pour une petite halte : je sors mon bandana pour limiter les pertes de chaleur par le crâne, soyons raisonnable, je mange un peu de croque monsieur, faisons nous plaisir. Ca repart, mais vite je dois me rendre compte que cela ne va toujours pas. Même après le ravitaillement, je suis obligé de faire quelques pauses dans le montée, dont une assez longue entre les deux cols. Pour manger des sucres lents et des sucres rapides, boire un peu plus. Je vois ainsi passer des centaines de coureurs doublés depuis la montée du col de la Voza. Ce n’est plus un cordon ininterrompu de frontales mais une guirlande clignotante de sapin de Noël que forme l’ensemble des coureurs. A la croix du Bonhomme, nouvelle pause pour manger, boire et contempler le paysage.
Encore merci au chorten (gros cairn) pour son aide contre le vent et pour m’avoir offert un siège avec dossier.

La descente est dangereuse, le chemin est glissant, plein de chausse-trappes. Mes bâtons me permettent de ne pas tomber à plusieurs reprises. Et finalement voici le ravitaillement des Chapieux.

Une salle chaude, des chaises !!! Un luxe incroyable. Je pense à me faire masser, mais la foule qui attend des soins me fait renoncer. Je repars après une pause aux toilettes. Petit détail peu ragoûtant, j’ai réussi à me vider les intestins à plusieurs reprises durant la course, malgré des gaz en permanence qui n’ont pas du réjouir mes camarades de courses.

Au petit matin

Le jour commence à poindre alors que je marche d’un bon pas vers le refuge des Mottets, où je fais une halte pour manger. Repartant, je croise deux coureurs redescendant, ils ont oublié de se faire pointer au refuge. Ils redescendent vite en prenant droit dans la pente, puis je les vois remonter de la même façon. Encore des champions, ils jouent la place certainement, alors que nous sommes plus de 5 heures après les premiers. Il est donc indispensable de monter droit dans la pente, puis de descendre après le col de la Seigne en coupant tous les virages. A nos niveaux chaque seconde compte, alors que pour cela la montagne soit un peu plus abîmée n’est pas gênant, que l’on triche en enlevant de la distance sur ce qui est prévu est secondaire. Vas-y Champion ! Continue ! J’oubliais, malgré tous ses raccourcis Champion est arrivé après moi au col et m’a doublé au sommet profitant de ma pause. Lui n’en fait pas, pas le temps et puis regarder le paysage est bien secondaire dans cette épreuve.

La face italienne du Mont Blanc

un petit lac glacière, vue lors de la montée à l'arrête du Mont Favre

La vallée vers Courmayeur

J’ai vidé mon cœur, ma raison me dit de repartir à travers le Val d’Aoste. Rien à dire de particulier, tout va bien. Dommage que l’hélicoptère venu filmer et photographier soit aussi bruyant. Etre face au Mont Blanc, plus haut sommet d’Italie et de France, dans les alpages et avoir un hélicoptère emplissant l’air de son moteur me désole, mais il faut bien que la presse soit là pour permettre à la course de vivre. Je suis bien et arrive à courir dans les parties les plus pentues d’abord vers le col de Checroui puis vers Courmayeur.

Un Lapouneur pret à manger

Là, je change mes chaussettes, prends des réserves de nourriture et sors pour manger. Rencontre de Ray, blablatage en règle et redépart.

Un peu de repos à l'ombre

Il fait chaud, vivement que l’on s’élève vers le frais. Depuis le col de la Croix du Bonhomme, tout va bien fini le passage à vide qui m’avait scotché dans la montée. Sauf que dès le début du chemin, je me sens vide à nouveau. Je me traîne, me concentre sur mon pas :
Avance le bras droit plante le bâton. Bien !
Maintenant, avance le pied gauche la pointe au niveau du bâton droit. Voilà !
Le bras droit maintenant, Parfait !
Le pied gauche, n’oublie pas de tirer sur les bras. Très bien !
Aller un deuxième pas maintenant…

Ainsi de suite jusqu’au refuge Bertone.
Là encore un accueil remarquable des bénévoles. Depuis le départ, les bénévoles sont aux petits soins pour les coureurs, toujours un mot gentil, une attention. Cela m’embête de mettre l’accent sur cette halte plus que sur les autres, car partout l’accueil fut extraordinaire, mais une anecdote correspondant bien à toute cette ambiance a pris place ici. Un coureur champenois arrive au ravitaillement, il n’y a plus grand-chose à manger qui lui convienne, son estomac est devenu capricieux. Il demande à la responsable du refuge si elle n’aurait pas un fruit frais. Elle revient avec une banane prévue pour son repas du soir. Merci encore à vous, tous les anonymes de l’accueil qui avait su nous sourire, nous attendre dans le froid, dans des conditions pas toujours facile. Quels dommages que certains des coureurs, vous savez ceux qui viennent faire une performance de fond de peloton, n’aient eu à votre égard que remarques désobligeantes sur la lenteur du service, le manque de tel ou tel produit… Enfin, ces performeurs étaient beaucoup plus nombreux aux Houches qu’au refuge Bertone, certainement que face à l’incompétence de l’organisation, ils ont préféré abandonner afin de se consacrer à la constitution d’une nouvelle équipe organisatrice de l’UTMB pour l’an prochain. Malheureusement, ils doivent être bien plus souvent sur les bancs des critiques acerbes que sur celui des organisateurs.

Toujours de très belle vue sur le massif du Mont Blanc

C’est presque à regret à que l’on repart pour la suite du parcours, après cette halte sur une terrasse au soleil. Rien de bien particulier à noter à part un chemin en balcon de toute beauté face au massif du Mont Blanc.

On vient de là bas !

Du refuge Elena, il faut monter vers le Grand col Ferret et à nouveau je suis vide, comme la nuit dernière après la Balme ou en montant vers le refuge Bertone, mais avec un petit plus sympathique, cadeau de l’Italie, j’ai la nausée. Je sens que le thé et le morceau de fromage pris au refuge ne veulent pas rester avec moi. Je desserre un maximum la ceinture ventrale du sac à dos et je repars pas à pas.

La montée vers le refuge Elena

Ce qui me surprend le plus c’est de voir la différence entre mon impression de lenteur dans ma progression et le constat sur l’altimètre d’une montée moyenne entre 8 et 12 mètres par minute selon les endroits. Que globalement depuis les Contamines mon arrivée aux postes de barrière horaire se fait avec un peu plus de 2 heures d’avance sur celles-ci. Quelques soient les aléas de ma course. Cœur et raison ont du mal à comprendre ce paradoxe.

La face sauvage du massif du Mont Blanc

Ah !!! Le sommet du col et nous voilà en Suisse, 3e pays de cette aventure. Et ça commence par un grand sentier monotone qui n’en fini pas de descendre, il traîne en longueur. Je tente bien de trottiner quelque peu, mais cela devient dur et douloureux. C’est trop plat. Après l’alpage de la Peule (ravitaillement) je rejoins la route de la Fouly et la pénombre.

De tout temps, j’ai toujours aimé retrouver dans les formes de la nature des ressemblances avec des personnes, des animaux… et bien je suis servi, car rapidement dans cette pénombre, entre chien et loup, tout devient étrange y compris les autres concurrents. Ces trois devant moi, qui se mettent à marcher à reculons en m’applaudissant, cet autre qui danse en jouant des castagnettes. Je suis fatigué, et la nuit me joue des tours.

A la Fouly, je me ravitaille de ce qui peut encore passer et m’assoit quelques minutes avant de repartir dans la nuit. Il y a 24 heures, j’avais opté pour une lampe frontale avec diodes. La nuit de pleine lune et le nombre important de personnes sur le chemin permettaient de se baser sur un éclairage minimal. Là c’est différent, la lune est cachée, il n’y a plus grand monde et je suis fatigué d’où mon choix pour une frontale avec une lampe plus puissante.

Juste un instant pour une nouvelle digression. J’ai entendu parlé d’un traileur tombé durant la première nuit, sans lampes. Il avait laissé celles-ci dans sa voiture à Chamonix pour gagner du poids. Bien la peine de rendre obligatoire une partie du matériel, de signer un engagement à le garder durant la course pour en arriver là. C’était certainement un champion de la performance chronométrique du fond de peloton.

Quant à moi, pas de problème, je roule tranquillement, sur le chemin. Puis mes yeux se ferment, je n’arrive pas à lutter. Ils se fixent sur le centre du faisceau lumineux, et comme hypnotiser par ce point ils se ferment, je lutte du peu de volonté qui me reste pour les maintenir ouverts. Je règle ma frontale de façon à diffuser un faisceau le plus large possible, mais rien n’y fait. Halte sur un banc, je mange des sucres rapides et un peu de lents pour me donner de quoi lutter contre la fatigue, je suis finalement assez lucide et raisonnable. Je change de frontale et remet celle avec les diodes. L’éclairage en halo se révèle moins gênant, même s’il demande une plus grande attention pour voir le parcours et le balisage.

C’est après un chemin interminable que je rejoins le ravitaillement d’Issert. Nouveau départ, le ravitaillement m’a requinqué. Après quelques centaines de mètres mes yeux se referment à nouveau, je lutte. On quitte le village, pour un sentier. Je ne sais plus si je dors ou si je coure. Je dois être en train de dormir et bientôt quelqu’un va me secouer pour me réveiller. Non, je coure vraiment. Un regard derrière moi, il y a d’autres frontales, donc si je me perd je pourrais être ramener dans le droit chemin. Et puis, je ne sais plus à quoi ressemble le chemin sur quelques temps. Je sais seulement que je suis au bord de la route alors que l’instant d’avant j’étais près d’un tas de bois dans les champs. Soit j’ai été télé porté grâce à une fracture dans l’espace-temps, soit j’ai dormis en marchant.

Devant cela je ne me vois pas faire la montée sur Champex. Je dois trouver une solution avec le peu de tête qui me reste : je sors de mon sac tout ce qui est sucre rapide et en mange, je glisse dans mon cuissard un tube de gel coup de fouet. Et je repars. Généralement la prise de sucre rapide à un effet placebo immédiat. Là, rien ! Rien avant plusieurs minutes où comme par strate j’arrive à refaire surface. Cela ne m’empêche pas de ne pas comprendre pourquoi il y a autant d’enfants seuls sur le bord de la route, ni pourquoi ils ont tous les cheveux roux. Ce n’est qu’à un mètre d’eux que je les vois se transformer en bornes incendie.

Le contre coup de la prise de sucres rapides est que je suis en pleine forme au départ de la montée, que j’attaque tambour battant. Rapidement je double un duo, puis revient sur un coureur seul. Arrivé à son niveau, je me calme et monte avec lui, j’en oublie de reprendre régulièrement du gel. Je ne vois plus que les bandes réfléchissantes de son sac et de ses chaussures. Je ne suis plus qu’un automate qui marche et répond quand on lui parle. Mais, sur le haut de la pente, dès que la balisage devient difficile à voir, je sors ma lampe et trouve les marques, une partie de mon cerveau se déclanche pour travailler avant de se remettre au ralenti. De plus cette montée n’en fini pas, on repart faire un détour sur la droite, puis sur la gauche, etc...
Enfin le lac, puis une route interminable pour rejoindre Champex d’en bas et le ravitaillement.

Une chose est simple, il ne faut jamais donner son dossard et abandonner en arrivant à un ravitaillement mais après une pause plus ou moins longue afin de pouvoir faire un bilan à froid de la situation. D’où mon choix de le donner rapidement. Mon cœur me dit, avec raison, qu’il me suffisait de faire un somme de trois quarts d’heure pour repartir sans problème et finir. Ma tête me dit que j’ai eu raison, aujourd’hui je peux marcher et même trottiner sans problème. Je n’aurais pas été capable de faire une montée avec un nouveau coup de fatigue comme à Issert.

C’est ici que je retrouve Gé sur le départ vers Chamonix. Quant à moi je rentre dans sa voiture, Ray aux commandes, le Boeuf couché à côté, l’Electron sur le siège passager dans un état semi comateux.

Fin de nuit, petit déjeuner… et ligne d’arrivée pour regarder venir Gé. J’ai les larmes aux yeux de voir le bonheur de ceux qui finissent. J’ai bien un petit pincement au cœur, de savoir que je ne ferais pas comme eux, alors que j’aurais pu, mais bon !!! Mais j’ai fait le choix de la raison.

Peu après midi, arrive notre héros, Gé, on voit bien qu’il est content d’en avoir fini et que les larmes ne sont pas loin. Je suis heureux pour lui.

La ligne d'arrivée

Une analyse raisonnée après course, me permet de voir une erreur de ma part. plutôt que de repartir de la Fouly en pensant à une pause à Champex, j’aurais du trouver un coin pour dormir à la Fouly et demander à être réveillé une vingtaine de minutes plus tard ! Savoir faire une pause aux premiers signes de fatigue, ne pas aller plus loin où je me suis fais peur.

La course, en elle-même je lui ferais trois gros reproches :
  • trop de monde au départ, surtout que bon nombre des partants ne viennent pas pour faire la boucle entière (attention, je ne suis pas pour une sélection des inscrits);
  • le parcours est trop roulant, c’est bizarre à dire mais le parcours est roulant, c’est la Saintélyon avec moins de bitume et plus de dénivelé (cela ne veut par dire pour autant que la course est facile);
  • l’horaire de départ, il a été choisi pour un impact médiatique maximum, mais il impose une deuxième nuit sans sommeil pour un très grand nombre de partant, un départ tôt le matin limiterait ce problème.

Un petit quatrième, j’ai eu l’impression que parfois, le parcours de la course était allongé de façon artificielle pour atteindre 155km. Je sais que de nombreux coureurs ne sont venus que pour la distance. Le même parcours sur 137 kilomètres les auraient laissé indifférents, et se seraient rués sur un 155 kilomètres plats dans les Landes. Serait-il possible d’avoir au final un même kilométrage mais plus direct ?

Et moi ?
Content d’être aller jusque là sans gros problème, content de savoir que j’avais les capacités pour finir. Certainement que je reviendrais pour la finir, mais pas l’année prochaine.

Un dernier pique nique avant de rentrer à la maison

Classement des finisseurs
1er Vincent Delabarre21h 06mn 18sec
2eDachiri Sherpa23h 02mn 28sec
3eJean-Claude Pache23h 40mn 08sec
.........
75e
1ere féminine
Martina Juda32h 31mn 14sec
.........
258eGè Les beaux mollets40h 09mn 35sec
.........
419eFrancis de Stefani45h 05mn 0sec
420ePhilippe Daubignard45h 31mn 28sec


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