Effort et mental : le pouvoir de la concentration

Les informations de cette pages sont tirées de l'article de Denis Riché, " Aux origines du petits bras", paru dans le numéro hors série 17 de la révue Sport et Vie.

A la base est le sport, l'effort. Il suffit de courir, marcher, nager, tapper dans une balle ou un ballon. Tout cela le mieux possible pour finalement gagner.
Ce constat est trop limité. Souvent, alors que tout semble fait certains sportifs, quelque soit leur niveau, n'arrivent pas à passer le pas, mettre le point décisif, le coup de rein permettant de battre le record.
Comme le dit le coureur Roger Bannister, après avoir été le premier coureur à passer sous les 4 minutes au Mile, « J'ai toujours pensé que courir le mile en moins de quatre minutes était plus une question de mental qu'une affaire de qualité physiologique »
De nombreuses personnes se sont penchées sur ce problème : "Qu'est-ce qui explique ce blocage psychologique qui inhibe la performance ?"
La conclusion de nombreuses recherches sur le sujet (voir l'article de Denis Riché pour avoir tous les détails) est : la concentration, la faculté du sportif à choisir un schéma de concentration correspondant à son sport quelque soit les circonstances.
Cela mérite une explication. Il existe, pour ce qui nous interresse, deux types de concentration : "associative" et "dissociative".
La concentration associative a pour but de fixer son esprit sur son effort et divers paramètres nécessaires à sa pratique, comme par exemple un pilote de formule 1 est attentif à toutes les indications venant de sa voiture, de la piste et des commissaires de course.
La concentration dissociative, à l'opposé, consiste à dissocier son esprit de son activité physique, afin d'oublier la douleur. Denis Riché, dans son article, donne entr'autre exemple celui d'un coureur australien qui, après 5 kilomètres de course, a ressenti des douleurs dans la jambe gauche. Il augmente sa concentration et continue. Une douleur à la jambe droite survient, nouvel effort de concentration et il continue. Finalement, la douleur est la plus forte, il s'arrête et va voir les secours. L'examen radiologique révélera une fracture de chaque tibia !
Ce pouvoir de la concentration s'applique au sport comme nous venons de le voir, mais aussi à chaque situation se stress ou d'effort à laquelle nous devons faire face.
Quelque soit notre niveau ou notre activité nous avons tous à gérer cela en appliquant certaines techniques de concentration.

Laissons la théorie de côté et prenons des cas concrets, je laisse chacun d'entre vous me donner son anecdote sur le sujet. Pour commencer en voici deux personnelles :

  • Lors de me préparation en vue de faire le GR2 en rando-course au mois d'août 2003, j'ai fait plusieurs sorties longues, autour des 2 heures, dans des conditions de chaleur assez éprouvantes. La motivation a été de me transporter mentalement sur mon parcours du GR2 et de m'imaginer en train de réussir mon projet grâce à l'entraînement fait.
  • Les fractionnés, voilà un exercice que je n'aime pas : faire et re-faire des longueurs à toute vitesse. Lorsque cela devient dur, il s'en faut d'un rien pour que je stoppe la série. Je dois trouver une motivation en pensant au gain lors de la prochaine compétition, ou alors à l'opposé en me concentrant encore plus sur mes mouvements, ma foulée et oublier ainsi la répétition de l'effort.


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