+ PHOTOS
              
Reims 22 Octobre 2000
D
2e km
10e km
15e km
21,1e km
28e km 
39e km 
42,195e km
Moy
Hervé
11'
43'20"
1h04'49"
1h31'00"
2h00'00"
2h50'00"
3h06'38"
13.565
Brigitte
11'
46'30"
 
1h35'00"
   
3h13'56"
13,056

     Dimanche 22 octobre 2000, 6 heure du matin départ pour Reims, lieu de mon troisième marathon.
Je suis un peu stressée mais confiante : entraînement sérieux durant ces deux derniers mois suivi d'un régime alimentaire approprié. Malgré un petit rhume naissant, je me sens bien physiquement avec de l'énergie à revendre. 10 Heure ... c'est parti. Mon objectif est de mettre 3 h 15' ce que correspond a faire 4'45" par kilomètre. Nous sommes plus de 4000 coureurs et s'est très dur de faire sa place dans le peloton, il faut jouer des coudes pour ne pas risquer la chute. les 3 premiers kilomètres sont lents, je trottine (moi qui avais peur de partir trop vite...Après le premier ravitaillement, kilomètre 5, l'allure s'accélère. Je compte plus de deux minutes de retard sur mes prévisions , mais pas de panique, la route est encore longue, je me sens a l'aise et savoure chaque instant. Au dixième kilomètre je n'ai plus que 20 secondes de retard. les kilomètres défilent sans bobo apparent. Peut-être un petit frottement sous le pied gauche, mais je ne dois pas y penser. Très lucide, je prends soin de bien m'hydrater et de me rafraîchir car la chaleur est au rendez-vous malgré la saison. Tranquillement j'arrive au semi-marathon en 1 heure 35'. Super je suis en avance de deux minutes sur mon objectif. Le plus dur restant à venir, je commence à m'alimenter en glucose afin de garder du punch et de l'énergie. L'ambiance est géniale, beaucoup d'encouragement du public. arrivée au 30e kilomètre, des crampes apparaissent dans mes doigts de pieds. prévoyante, j'avais emportée des pastilles de sel avec moi , qui vont me soulager rapidement. Soudainement la fatigue apparaît, et oui, je viens de passer le fameux 35ème kilomètre. Une certaine lassitude m'envahie, ma foulée est moins facile, mais je maîtrise la situation en positivant tout le temps, en m'encourageant. Surtout ne pas penser à la fatigue qui est bien réelle mais normale après un tel périple. Les 5 derniers kilomètres seront très durs avec une ligne droite interminable et surtout une dernière montée juste avant l'arrivée.
Enfin, je voie la banderole et le chrono. Je trouve la force de sprinter dans les cent derniers mètres pour passer sous les 3 heures 14'. Objectif atteint : 3h13'56". Je suis heureuse de cette performance, battant mon record du marathon de Lyon 99 (3h21'42") à part une ampoule sous le pied, aucun problème tendineux ou musculaire notoire, je suis satisfaite d'avoir su gérer ce marathon sans le subir. L'important étant toujours le plaisir de courir. L'enseignement que je peu tirer de ce marathon est : quand le moral va, le physique va. Durant toute la saison, à travers les différentes courses, j'ai énormément travaillée mentalement, cette compétition est tout à fait le fruit de ma préparation.

                        Brigitte