Jeudi 18 octobre,
17 h, Chris et moi décidons d'aller voir Cap méchant,
lieu où sera donné le départ à minuit. Il
est situé à 3 km de notre hôtel le Baril. En route,
nous achèterons un plat de pâtes (je n'ai pas trouvé
de pizza et j'en ai un peu marre du riz). Des raideurs sont déjà
sur le site, certains ont planté la tente, d'autres arrivent
déjà tous équipés 7 h à l'avance.
Le site est très sauvage mais magnifique. Nous retournerons ensuite
à l'hôtel pour nous reposer. Mon sac à dos est prêt
de même que les sacs que je laisserai à Mare à boue,
Cilaos et Deux bras. J'essaie de dormir mais impossible. J'ai de plus
en plus peur. L'angoisse m'assaille. Vais-je y arriver ? J'enverrai
quelques sms en espérant un réconfort. Heureusement Chris
est là pour me rassurer. Voilà un an que j'attends ce
moment, un an que je prépare cette course et aujourd'hui je ne
veux plus y aller...
A 18 h 30, j'avalerai mes pâtes que je mangerai sans faim. A 22
h, nous décidons d'aller rejoindre le départ. Mon sac
à dos me paraît bien lourd, et pourtant il comporte uniquement
le strict minimum. Le stade est déjà bien rempli. Un dernier
bisou à Chris et me voilà entassée au milieu de
coureurs avant d'entrer dans le stade. Ca se bouscule, ça pousse
mais pourquoi sont-ils si pressés de partir, me dis-je ? Nous
rentrons par groupe de 10. Des camions récupèrent nos
sacs de rechange puis chacun notre tour, nous passons à la vérification
de notre matériel obligatoire (sifflet, couverture de survie,
bande élastoplast, lampe avec piles de rechange, boissons...).
Et me voilà sur le stade où sera donné le départ.
Déjà de nombreux coureurs sont assis par terre tout près
de la ligne à attendre l'heure fatidique. J'ai déjà
chaud avec mon collant et mon maillot manches longues. Très vite
je décide de me changer et de prendre short, tee-shirt et tee-shirt
de l'organisation obligatoire pour le départ. Je retrouve Jean-Marc
et Chris un peu plus loin de l'autre côté de la barrière.
Impossible de lui faire un bisou. Nous sommes parqués et n'avons
plus droit à l'aide extérieure.
A 23 h 30, cela commence à bouger, les raideurs se rapprochent
de la ligne. J'en profite pour m'avancer vers la première ligne.
Il n'y a pas de banderolle, uniquement une rubalise tendue qui fait
office de ligne devant nous. Le speaker demande aux favoris (une centaine)
de s'approcher, dont je fais partie. Je me trouve à côté
de Vincent qui est interviewé par la télé. Les
favorites réunionnaises sont là à côté
de moi sans le maillot obligatoire, elles rigolent. Le stress est tombé,
maintenant je ne peux plus reculer. J'aperçois Chris qui m'envoie
des baisers. Je dois lui faire plaisir, je dois terminer pour lui, pour
tous ceux qui croient en moi.
Le speaker commence le décompte. A côté de moi,
un réunionnais est dans les starting-blocks comme pour un départ
de 800 m, je n'y crois pas. 10, 9, 8, 7 et voilà c'est parti.
C'est Marco Olmo qui déclenchera le départ avant l'heure.
Imaginez 2 215 raideurs dans un stade, poussant pour franchir un goulet
d'étranglement, au bout de 10 m de course. Résultat :
j'ai failli tomber, me suis fait bousculer... ma course aurait pu s'arrêter
là.
2 km 800 de route pour commencer
où je me ferai doubler par des dizaines de coureurs. Mais où
vont-ils à cette allure là ? Nous rejoindrons une route
forestière bordée de champs de canne à sucre. 15
km et 700 m + qui vont nous amener au pied du sentier qui monte au volcan.
Je prends mon rythme de croisière, pas trop vite, pour ne pas
exploser ensuite. Je me rappelle de ce que m'a dit Vincent Delebarre
la veille. « Tu pars pour une longue balade... ».
1 h 52 mn, j'atteints le ravitaillement
où débute le GR qui va nous amener au volcan. J'en profite
pour grignoter des bananes et surtout boire. Je retrouve là Alexandra
Rousset par hasard. Et nous voilà repartis. J'enlève juste
des cailloux dans mes chaussures. Les uns derrière les autres,
au pas nous gravirons le volcan, Alexandra est dans ma roue. Cela ne
sert à rien de doubler, sinon à s'épuiser et pourtant
quelques petits malins tenteront de nous dépasser, au risque
de se blesser. On a le temps, me dis-je ? 17 km de course, et déjà
des coureurs assis sur le bord du sentier, épuisés. Ceux-là
ne termineront sans doute pas. Le sentier très boueux, est jonché
de racines, rondins de bois, pierres de toutes tailles, et pourtant
c'est un GR. Nous prenons de l'altitude sans nous en rendre compte.
Puis le sentier s'élargit, nous sortons de la forêt. Alexandra
décide de courir un peu pour se réchauffer. Je ne suis
pas assez sûre de mes appuis sur ce terrain technique et boueux
pour la suivre. J'attendrai qu'il fasse jour pour pouvoir reprendre
une foulée de coureur.
5 h 59 mn précisément
j'atteindrai Foc-Foc, 23 km de course, 2 084 m d'altitude (472e au classement
général). Je remplis mes gourdes, mange quelques bananes,
vident mes chaussures encore une fois (j'aurai du prendre des guêtres),
et me voilà repartie. Le jour se lève et il fait plus
frais. Le terrain est plus roulant, j'en profite pour courir un peu
jusqu'au ravitaillement du volcan au 30e km. Puis la plaine des sables,
c'est magnifique. On peut apercevoir de loin la longue colonne de coureurs
qui grimpent jusqu'à l'Oratoire Sainte Thérèse
(2 400 m d'altitude), ce sera le point culminant du raid. Le soleil
tape déjà très fort, j'en profite pour m'équiper,
casquette, crème solaire... Puis c'est la descente, la première
jusqu'à Piton Textor, où je ne perdrais pas de temps :
remplir mes gourdes, et grignoter. Pour l'instant, je tourne avec mes
gels authentic nutrition (1 par heure) et ma boisson énergétique
que je recharge avec des doses que j'ai emballé dans des petits
tubes + des morceaux de banane à chaque ravitaillement. La plaine
des palmistes nous offrira ses paysages verdoyants, nous passerons beaucoup
de barrières à vaches. Il faut faire attention de ne pas
glisser. Puis la route jusqu'à Mare à boue au 50e km.
Beaucoup de voitures, beaucoup de supporters venus encouragés
leurs coureurs. Je pointerai en 417e position en 8 h 38 mn. Cette fois
je mangerai une soupe de pâtes, et un sandwich au jambon. Tout
passe bien pour l'instant, je me sens bien mis à part toujours
des cailloux dans mes chaussures. Beaucoup de coureurs ont l'air complètement
épuisés et essaient de récupérer. Je ne
m'attarderai pas à ce poste. Il faut avancer...
Puis c'est la 2e grosse difficulté,
la montée sur Kerveguen. Le chemin serpente le coteau. De la
boue, de la boue et encore de la boue... impossible pour moi de courir.
Je m'accroche à un wagon de coureurs et nous voilà encore
à la queue leu leu jusqu'au bivouac et au pointage. Mais qu'est-ce
que ça été long, et pourtant je suis bien. 59E
km et 11 h de course. Chris va savoir que je suis passé puisqu'à
chaque pointage, il reçoit un sms. De toute façon, il
est sûrement déjà à Cilaos à m'attendre
depuis plusieurs heures. Mais la montée n'est pas finie, nous
prenons la direction du Piton des neiges par un nouveau sentier suite
à un éboulement sur le sentier habituel. Résultat
: 200 m + en plus et 2 km de plus. Puis c'est la longue descente par
le bloc jusqu'à Cilaos. Je la redoutais et j'ai beaucoup souffert.
Très glissante, j'avais peur et me retenais. Je savais que je
laissais beaucoup d'énergie. Je me ferais doubler par de nombreux
coureurs. Mais comment font-ils ? J'avais l'impression d'être
scotchée sur cette pente qui n'en finissait pas (mais qu'en est-ce
qu'on remonte ?me disais-je). Puis la route, pour une fois j'étais
heureuse de la retrouver, je pouvais enfin allonger ma foulée.
Puis je savais que Chris serait là.
69e km, entrée du stade
de Cilaos. On pointe, on passe devant les tentes des médecins,
des kinés puis Chris et Dominique Nugre (qui a malheureusement
abandonné). Il est 13 h 30. Je pointe en 347e position. Chris
m'annonce que je suis sur les bases de 38 heures. Je m'asseois pour
me changer (chaussettes, tee-shirt). Chris m'aide à recharger
mon sac de gels, boissons...Il fait chaud, et il m'annonce que c'est
l'hécatombe. Beaucoup d'abandons devant. Kerveguen a fait des
dégâts. Je m'arrêterai finalement une demie-heure
(mais que cela passe vite). J'ai les larmes aux yeux en quittant Chris.
Dominique me conseille d'aller manger des pâtes avant de grimper
le Taïbit. J'écoute ses conseils mais arrivée devant
les pâtes, elle s ne me font pas envie et je repars sans manger,
avec un petit coup de blues. Après avoir quitté Cilaos
et repointé (275e sans rien faire, c'est pas mal), je m'engage
sur un sentier direction la cascade Bras rouge. Le sentier monte, descend.
J'ai un coup de barre et toujours pas le début du sentier du
Taïbit. Puis enfin, la voilà cette montée, que l'on
m'a décrit comme redoutable. Je sens que je manque d'énergie
(j'aurai du écouté Dominique et mangé à
Cilaos). Je trouve un bâton dans le fossé et décide
de m'en servir et de monter lentement. De toute façon je dois
continuer même si des idées contraires tournent dans ma
tête. Toute cette préparation, tous ces gens qui me soutiennent,
tous les gens qui ne peuvent pas marcher, toutes ces motivations seront
mon leitmotiv pour avancer. Je croiserais quelques coureurs qui décident
d'arrêter là l'aventure et préfèrent redescendre
sur Cilaos. C'est dur pour tout le monde. J'y arriverai. Puis le sommet
(finalement il est déjà là). Puis c'est la descente
parmi les acacias sur Marla.
82e km, 17 h 40 mn de course, 258e
au général. Cette fois-ci je mange (soupe de pâtes
: 3 bols, sandwichs...) mais je ne m'attarde pas. La nuit va bientôt
tombée et le chemin à travers les blocs jusqu'à
la rivière des galets n'est pas très bien indiqué,
me signale-t-on. 3 km plus loin, j'atteindrai 3 roches, la forme est
revenue. Je m'équipe pour la nuit avec ma frontale. Je traverse
la rivière des galets, suivie par quelques coureurs. Il nous
faut maintenant chercher le sentier avec nos frontales, heureusement
le GR est bien balisé. Nous enchaînons plusieurs montées
et descentes au gré de ravines en direction de Roche Plate. J'ai
perdu mes compagnons de route dans la descente. Il va falloir que je
trouve du monde, je n'ai pas envie de courir seule toute la nuit.
Il est 20 h 09 quand j'atteinds
Roche Plate au 90e km. Beaucoup de coureurs sont là hagards,
assis par terre ou couchés sous des couvertures. Je n'oublie
pas de manger, surtout de la soupe (j'espère que je ne vais pas
encore grandir !). Je retrouve Georges Goutagny et Gaby Boulet, 2 raideurs
de ma région. Nous décidons de repartir ensemble. Je suis
rassurée. Après un léger massage sur mon adducteur
droit (petite douleur), nous prenons la direction du Bronchard et de
la Nouvelle. Un 4e compagnon viendra se joindre à nous, Fabrice,
que j'avais rencontré sur le forum. Nous poursuivons notre chemin
tous les 4, pas dans pas. Nous discutons ce qui me permet de ne pas
voir le temps passé. Nous descendrons pas un chemin abrupte jusqu'à
la rivière. Nous aperçevons les lumières des coureurs
qui remontent sur la Nouvelle sur la colline en face de nous. Nous traverserons
la rivière à travers les blocs de rochers puis emprunteront
une échelle qui nous permet de rejoindre le sentier aérien
de la Nouvelle. De nombreuses mains courantes jonchent le parcours (heureusement
que Chris n'est pas là, me disait-je en moi).
22 h 55 mn : la Nouvelle : 97e
km. J'arrive sous les applaudissements nourris d'un « joyeux anniversaire
». Mais non, il reste encore une heure avant d'atteindre le 20,
leur dis-je. L'arrêt sera court pour nous 4, il fait froid. Surtout
ne pas rester là. Des coureurs sont couchés par terre,
il n'y a plus de place sur les lits de camp. Nous prenons la direction
du col des Fourches, avant de déboucher sur la vaste plaine des
tamarins. J'ai des soucis avec ma lampe Led Lenser, je n'y vois pas
assez. Je prendrais la lampe Petzl Myo + que Dominique m'a prêté.
Le sentier est jonché de rondins de bois puis la boue de nouveau
jusqu'au sommet. Nous doublons très peu de coureurs. On a l'impression
d'être seuls au monde. Descente sur la plaine des merles pour
rejoindre le ravitaillement du kiosque du sentier scout. Ca y est, cette
fois, c'est mon anniversaire. J'aurai la chance de souffler une bougie.
Quel souvenir... Puis c'est le sentier scout. Nous traverserons plusieurs
ravines. Une longue descente doit nous amener à Aurère.
Il aurait du s'appeler « désirée » ce ravitaillement
tellement nous l'avons attendu celui-là. Mais il faudra encore
gravir une dernière montée très raide avant d'atteindre
l'école.
Aurère : 28 h 15 mn de course,
113e km et 195e au classement général. Je remonte et pourtant
je n'ai pas l'impression de doubler. L'élimination se fait par
le devant. Fabrice décide de se reposer une heure ici, il a besoin
de dormir. Nous continuerons donc notre aventure à 3. Il n'est
pas question que je m'arrête dormir. D'ailleurs, je n'ai pas sommeil,
même si parfois un voile noir vient brouiller ma vue. Par contre,
j'attends le lever du jour avec impatience, je suis épuisée
par la concentration qu'il faut pour éviter la chute. Nous descendons
maintenant vers la rivière des galets pour rejoindre Deux Bras.
Je suis un peu plus à l'aise quand il n'y a pas de boue mais
il faut sans cesse être vigilant pour ne pas tomber. Le lever
du jour annonce l'arrivée à Deux Bras, que nous rejoindrons
après avoir traversés plusieurs fois la rivière
des galets.
6 h du matin le 20 octobre 30 h
de course, 123e km, 185e au classement général quand je
pointerai sur la plage de sable de deux Bras. Je laisserai là
mes compagnons, pressés de retrouver leurs épouses à
Dos d'âne. Merci d'avoir partagé avec moi ces kms. Je récupérerai
mon sac pour reprendre un peu de ravitaillement (gels, boissons) pour
la fin du parcours. J'abandonnerai quelques vêtements pour alléger
mon sac. On m'annonce qu'il reste 29 km, pas de problème, je
me sens bien et je préfère gérer la dernière
grosse difficulté avant de dérouler jusqu'à la
Redoute.
Une dernière traversée
de la rivière des galets sous l'oeil du photographe, qui espère
peut être une chute dans le bras de la rivière. Mais non,
ce ne sera pas pour moi. J'entame l'ascension de Dos d'äne à
travers les sous-bois. Je me fais doubler par quelques coureurs qui
grimpent comme des cabris. Le sentier serpente à flanc de falaises,
des échelles métalliques et des mains courantes dans les
parties les plus escarpées m'aident dans ma progression sur les
passages vertigineux. Puis la route, et l'église. Un ravitaillement
léger, mais pas de Chris. J'espère qu'il ne lui ai rien
arrivé, me dis-je. Je récupère mon portable au
fond de mon sac pour savoir s'il ne m'a pas laissé de message.
Non, rien, j'appelle, ça ne fonctionne pas. Je traverse le village
en me posant beaucoup de questions et j'arrive sur le stade municipal
où j'aperçois Chris qui court vers moi et me souhaite
mon anniversaire. Ouf, je pointe en 32 h 23 mn, au 130e km. Un petit
bisou, et me voilà repartie. J'ai envie de courir. Chris m'accompagne
sur quelques centaines de mètres. Je me passe de la crème
solaire tout en courant, il fait chaud et j'ai l'impression de crâmer.
Dernière montée, m'annonce-t-il, je t'attends à
l'arrivée. Montée vers Roche Vert-Bouteille. Le sentier
m'amène sur une crête effilée qui sépare
d'un côté Mafate et de l'autre Dos d'Ane. Superbe. Puis
c'est une succession de marches en montées et descentes jusqu'au
Kiosque d'Affouches. Je double encore des concurrents. Juste le temps
que l'on me souhaite mon anniversaire et je repars sur 3 km de route
forestière. Je cours, je suis bien, j'ai envie d'arriver. Le
sentier se poursuit ensuite dans une forêt de goyaviers où
les montées et les descentes se succèdent. Je suis seule,
personne ni devant, ni derrière. Je vérifie le balisage
pour être sûre de ne pas me tromper. Au sortir de la forêt
où je ferais deux chutes sans gravité, j'aperçois
le ravitaillement de Colorado.
Nous sommes au 145e km, il y a
35 h 46 mn que je suis partie et j'ai la chance de connaître la
fin de course puisque je l'ai reconnu avec Chris. J'enfile rapidement
le tee shirt obligatoire et me voilà dévalant la dernière
descente dans la forêt. Il fait très chaud, je sue... Le
chemin est jonché de quelques petites difficultés techniques
qu'il faut que je passe sans me blesser. L'envie d'arriver...Je sais
que je peux voir le stade de la redoute mais je ne regarde pas. Puis
la route, 300m et j'aperçois au bout de la ligne droite Chris
avec un bouquet de fleurs. « Bon anniversaire ma chérie
» seront ces premiers mots. Main dans la main, avec le bouquet
nous franchirons cette ligne que j'attends depuis un an, sous les applaudisssements
et les chants des spectateurs « Joyeux anniversaire ». Un
journaliste de RFO me tend son micro pour une interview. Du coup, le
chronométreur oublie de me flasher ce qui me fera perdre 2 mn
18s sur le temps officiel (pas grave, c'est pour l'anecdote). On me
remet ma médaille et mon tee-shirt « j'ai survécu
».
Cela fait chaud au coeur. Chris
est encore plus ému que moi. Cette victoire je la partage avec
lui.
Bilan pour mon premier GRR :
36 h 52 mn 18s sur le chrono officiel et 158e au classement général,
7e féminine et 4e V1, et aussi 1ère féminine sponsorisée.
Un grand merci à tous les
bénévoles, à tous les coureurs avec qui j'ai pu
partager un bout de route, à tous mes amis et à ma famille
et à tous mes partenaires qui m'ont soutenus pendant cette belle
aventure humaine.