Accueil nutrition et obésité

 

La nutrition adulte

INTRODUCTION
manger varié manger régilièrement
équilibre et modération un corps sain dans un esprit sain
ne pas oublier les fruits et légumes la base de l'alimentation
boire des liquides en abondance manger moins gras
moderer l'usage de la salière changement progressifs
pourquoi l'activité physique promotion santé

 

L'obésité

INTRODUCTION
que sont l'obésité et la surcharge pondérale la dynamique de la balance énergétique
quelle est la situation actuelle de l’obésité et la surcharge pondérale ? quelles sont les conséquences pour la santé de l’obésité et de la surcharge pondérale ?
quel est le coût économique de la surcharge pondérale et de l’obésité ? quels sont les organismes responsables de la promotion de la santé ?

 

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REFERENCES SUR LA NUTRITION DE L'ADULTE

  1. Introduction
  2. Les dix commandements d’une alimentation saine
    2.1. Manger varié
    2.2. Manger régulièrement
    2.3. Equilibre et modération
    2.4. Un corps sain dans un esprit sain
    2.5. Ne pas oublier les fruits et les légumes
    2.6. La base de l’alimentation repose sur les aliments riches en glucides
    2.7. Boire des liquides en abondance
    2.8. Manger moins gras, manger mieux gras
    2.9. Modérer l’usage de la salière
    2.10. Commencer maintenant - et effectuer des changements progressifs
  3. Pourquoi l’activité physique est-elle si importante?
  4. Qui est responsable de la promotion de la santé?

 

1. Introduction

Chaque jour, nous sommes bombardés de messages nutritionnels et de santé et l’on nous dresse bien souvent un tableau noir des problèmes liés au style de vie et au régime alimentaire. Prendre les bonnes décisions sur notre style de vie, ce qui implique une alimentation variée, équilibrée et de l'exercice physique régulier, peut nous aider à profiter sans soucis de tout ce que la vie a à nous offrir. Faire des choix alimentaires intelligents tôt dans la vie et à l'âge adulte contribue aussi à réduire le risque de certaines maladies chroniques comme l’obésité, les maladies cardiovasculaires, l'hypertension, le diabète, certains cancers ou l’ostéoporose.

2.
Les dix commandements d’une alimentation saine

2.1.
Manger varié

Cette allégation santé est la plus répétée dans les recommandations diététiques du monde entier. Nous avons besoin de plus de 40 nutriments pour assurer le bon fonctionnement de l’organisme, mais aucun aliment, à lui seul, ne peut les fournir tous. C'est pourquoi la consommation d'une large variété de produits alimentaires (incluant des fruits, des légumes, des céréales et des graines, de la viande, du poisson et de la volaille, des produits laitiers et des matières grasses), est nécessaire pour demeurer en bonne santé. Chaque aliment peut faire partie d'un régime sain, aucun n’est interdit, tout est question de quantité et de fréquence de consommation. Quelques études ont associé la diversité alimentaire avec la longévité. En tout cas, manger varié ajoute aussi au plaisir des repas et des casse-croûte.

2.2.
Manger régulièrement

L’acte de manger est un des grands plaisirs de la vie. Il est donc important de prendre le temps de s’arrêter, de se détendre et de savourer les heures du repas et des collations. Planifier son alimentation empêche également de sauter un repas et assure une couverture journalière adéquate en nutriments. C'est particulièrement indispensable pour les écoliers, les adolescents et les personnes âgées.

Le petit déjeuner est sans doute le repas le plus important de la journée. Il aide l’organisme à démarrer au pied levé en fournissant de l'énergie après une nuit de jeûne. Le petit déjeuner pourrait aussi contribuer à contrôler le poids. Les repas sont aussi l’occasion de se retrouver en famille ou entre amis. Aussi, pas de problèmes si vous faites 3 repas principaux ou 6 repas plus légers, l’objectif est de manger sainement…ce que l’on aime.

2.3.
Equilibre et modération

Equilibrer son alimentation signifie se procurer en suffisance, mais pas en excès, chaque sorte de nutriment dont l’organisme a besoin. Si les portions demeurent raisonnables, aucune raison d’éliminer nos aliments favoris. Il n'existe pas de "bon" ou de "mauvais" aliments, seulement des bons ou des mauvais comportements alimentaires... N'importe quelle alimentation peut s’accorder avec un style de vie sain, pour autant qu’elle privilégie l'équilibre et la modération.

Des quantités modérées d’aliments puisées au sein de toutes les familles alimentaires garantissent un apport énergétique quotidien bien contrôlé. Si l’on prend une collation riche en graisse, il faut corriger le tir au repas suivant. Des exemples de tailles de portion raisonnables sont 75-100 g (la taille d'une paume) pour la viande, l’équivalent d’un fruit moyen, ½ tasse de pâtes crues ou une cuillère de crème glacée (50g). Les plats préparés en portions individuelles sont une alternative rapide et souvent pratique pour contrôler les calories ingérées au cours d’un repas. Un seul mot d’ordre : lire les emballages.

2.4.
Un corps sain dans un esprit sain

Le poids idéal dépend d’un individu à l’autre et varie selon beaucoup de facteurs comme le sexe, la taille, l'âge et l’hérédité.

Les poignées d’amour sont le signe évocateur d’une ingestion de calories plus élevée que le besoin. Ces calories excédentaires proviennent de plusieurs sources - les protéines, les graisses, les glucides ou l'alcool -, mais la graisse est la source la plus concentrée d’énergie.

Pratiquer une activité physique est un bon moyen d’augmenter les dépenses d’énergie, tout en contribuant au bien-être. Le message est très simple : si vous prenez du poids, mangez moins et bougez plus !

2.5.
Ne pas oublier les fruits et les légumes

Beaucoup d'européens ne consomment pas les cinq portions de fruits et des légumes recommandées quotidiennement. De nombreuses études ont montré une association positive entre la consommation de végétaux et la prévention des maladies cardiovasculaires ou et de certaines formes de cancer. Une consommation importante de fruits et des légumes serait aussi associée à une diminution de la tension artérielle. Les fruits et les légumes sont de bonnes sources nutriments essentiels (vitamines, minéraux, fibres, antioxydants) et la majorité est naturellement pauvre en graisse et en calories. Alors, pourquoi s’en priver ?

Les nutritionnistes accordent d’ailleurs aujourd’hui beaucoup plus d'attention aux fruits et des légumes, en tant que principaux pourvoyeurs d’antioxydants. C’est le cas des vitamines C et E, mais aussi de bien d’autres substances naturellement protectrices : les caroténoïdes (le bêta-carotène, la lutéine et le lycopène), les flavonoïdes (des composés phénoliques abondants dans la plupart des fruits généralement consommés et des légumes, comme les pommes et les oignons ou des boissons aux extraits végétaux comme le thé, le cacao et le vin rouge) et les phyto-oestrogènes.

2.6.
La base de l’alimentation repose sur les aliments riches en glucides

La plupart des recommandations nutritionnelles stipulent que l’alimentation apporte chaque jour au moins 55% des calories totales sous la forme des glucides. Plus de la moitié de nos apports énergétiques journaliers doivent donc comporter des produits alimentaires comme les céréales, les légumineuses, les fruits, les légumes et le sucre et ses dérivés. En optant pour le pain complet, les pâtes et d'autres céréales complètes, on augmente considérablement la consommation de fibres alimentaires.

Bien que l’organisme assimile tous les glucides par la même voie physiologique, indépendamment de leur source, on les définit souvent en deux grandes catégories : les glucides "complexes" et "simples". Les glucides complexes provenant des plantes sont essentiellement l’amidon et les fibres alimentaires. Ils sont retrouvés, par exemple, dans les céréales (riz, pâtes,…), les légumes, le pain, les graines oléagineuses, les légumineuses et dans certains fruits. Ces glucides complexes consistent en de longues chaînes de glucides simples reliés entre eux.

Les glucides simples (parfois appelés sucres simples) sont présents, par exemple, dans le sucre de bouche, les fruits, les sucreries, les confitures, les soft-drinks, les jus de fruits, le miel, les sirops et les gelées. Les glucides complexes et les glucides simples fournissent tous deux la même quantité d’énergie (4 kcal/g) et contribuent aussi à l’apparition des caries dentaires, particulièrement si l’hygiène buccale est déficiente

2.7.
Boire des liquides en abondance

Chaque adulte a besoin d’au moins 1,5 l de liquide quotidiennement, et même plus encore s’il fait chaud ou au cours d’un effort physique. L’eau plate est la seule boisson essentielle, mais la variété ajoute le plaisir et parfois quelques atouts santé. Il faut alors choisir des alternatives comme les jus de fruits, le thé, le café, le lait et les soft-drinks light.

2.8.
Manger moins gras, manger mieux gras

La graisse est un nutriment essentiel à la santé. Elle constitue une réserve importante d’énergie et permet au corps humain d'absorber, de faire circuler et de stocker les vitamines liposolubles (A, D, E et K). Les produits alimentaires contenant de la graisse sont nécessaires pour fournir "des acides gras essentiels" que le corps ne peut pas synthétiser, tout du moins en quantités suffisantes. A titre d’exemple, les poissons gras et les suppléments à base de graisses marines sont les principales sources de notre alimentation en acides gras oméga-3 : l'acide alpha linolénique (ALA), l’acide éicosapentaénoïque (EPA)et l’acide docosahexaénoïque (DHA). Ces acides gras, tout comme les acides gras oméga-6, l'acide linoléique (LA) et l’acide arachidonique (AA), doivent être consommés chaque jour dans le régime.

Cependant, trop de graisses, en particulier trop de graisses saturées, augmentent le taux de cholestérol et le poids corporel et accroissent le risque de maladies cardiovasculaires ainsi que le développement de certains cancers.

Il faut donc limiter les quantités de graisses consommées sur une journée, en particulier les graisses saturées. Les nutritionnistes recommandent un apport énergétique quotidien inférieur à 30 % des calories totales, dont moins de 10 % sous la forme de graisses saturées.

2.9.
Modérer l’usage de la salière

Le sel (NaCl) se compose d’un atome de sodium et d’un atome de chlore. Le sodium est un nutriment présent naturellement dans beaucoup de produits alimentaires. Le sodium et le chlore sont indispensables pour maintenir stables le milieu hydrique intérieur et la tension artérielle.

Pour la plupart des individus, la quantité de sodium consommée importe peu, mais chez certaines personnes, l’excès de sodium peut augmenter la tension artérielle. La réduction de la consommation de sel chez les personnes dites « sensibles au sel » contribue à réduire le risque d’hypertension artérielle. Le rapport entre la consommation de sel et la tension artérielle est cependant encore peu clair et les individus concernés doivent donc consulter leur médecin.

2.10.
Commencer maintenant et effectuer des changements progressifs

Corriger progressivement les mauvaises habitudes en mangeant, par exemple, une ou plusieurs portions de fruits et légumes par jour, en diminuant la taille des portions ou en prenant les escaliers à la place de l’ascenseur, sont autant de mesures très simples à appliquer.

3.
Pourquoi l’activité physique est-elle si importante?

Augmenter son activité physique est bénéfique pour la santé, en raison de son influence sur la balance énergétique et sur le risque de maladies. Au cours de ces dernières années, plusieurs journaux spécialisés ont exposé l'importance d'une activité physique modérée pour le maintien de la santé. Les études indiquent qu’un effort physique d’au moins 30 minutes par jour diminue le risque d’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’hypertension et le cancer du côlon, les principales maladies qui contribuent fortement à la morbidité et la mortalité en Europe. De plus, tant chez les enfants que chez les adultes, l’activité physique est associée à une amélioration de la souplesse, de l’endurance, de l’agilité et de la coordination, de la solidité du squelette et des muscles, à une moindre adiposité, à des taux de lipides sanguins plus faibles, à une tension artérielle plus basse et à un risque moindre de fracture de la hanche chez les femmes. Enfin, bouger, faire du sport aide à se sentir bien dans son corps et dans sa tête.L’augmentation de l’activité physique est recommandée dans toutes les tranches d’âge sur la base d’au moins 30 minutes quotidiennes, la plupart des jours de la semaine.

4.
Qui est responsable de la promotion de la santé?

La responsabilité des campagnes de promotion sur l’alimentation équilibrée et l'augmentation des niveaux d'activité physique implique la participation active des gouvernements, des professionnels de la santé, de l'industrie alimentaire, des médias et… des consommateurs ! La responsabilité est donc partagée et comprend la promotion, au sein d’une vie active, d’une alimentation saine, pauvre en graisses, riche en glucides complexes et qui fait la part belle aux fruits et légumes.

En fin de compte, cependant, ce sont toujours les consommateurs qui ont leur dernier mot et leurs choix sont influencés par un grand nombre de facteurs comme la qualité, le prix, le goût, la tradition, la disponibilité et la commodité. L'éducation de consommateur, le développement et la mise en oeuvre d'une alimentation basée sur des recommandations nutritionnelles, l'étiquetage alimentaire, l’enseignement de la nutrition à l’école et l’accroissement des opportunités pour la pratique d’un sport peuvent contribuer à améliorer le « bien-être » alimentaire des individus.


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REFERENCES SUR L'OBESITE ET LA SURCHARGE PONDERALE

  1. Introduction
  2. Que sont l’obésité et la surcharge pondérale?
  3. La dynamique de la balance énergétique : la limite inférieure ?
  4. Quelle est la situation actuelle de l’obésité et la surcharge pondérale ?
  5. Quelles sont les conséquences pour la santé de l’obésité et de la surcharge pondérale ?
    5.1. Diabète de type 2
    5.2. Les maladies cardiovasculaires et l’hypertension
    5.3. Le cancer
    5.4. L’ostéo-arthrite
    5.5. Les aspects psychologiques
  6. Quel est le coût économique de la surcharge pondérale et de l’obésité ?
  7. Quels sont les organismes responsables de la promotion de la santé ?

 

1. introduction

L’obésité et la surcharge pondérale posent aujourd’hui un véritable problème de santé publique. La surcharge pondérale sévère ou l’obésité constituent un facteur de risque pour le développement de plusieurs maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires et respiratoires, le diabète de type 2, l’hypertension et certaines formes de cancer, aussi bien que la mortalité précoce. De nouvelles études scientifiques et les données compilées par les compagnies d’assurances montrent que le danger pour la santé est déjà bien réel, même pour une légère augmentation du poids corporel…

L’obésité et la surcharge pondérale sont aujourd’hui considérées au titre d’épidémies et grèvent fortement le budget de la santé publique en Europe. Heureusement, changer de style de vie peut prévenir le pire…

2.
Que sont l’obésité et la surcharge pondérale?

L’obésité est généralement définie comme une accumulation excessive ou anormale de graisse dans le tissu adipeux. La cause sous-jacente est liée à une balance énergétique positive conduisant au gain de poids : en somme, l’individu mange plus de calories qu’il n’en dépense.

Une simple mesure permet de définir si le poids est « idéal » : l’Indice de Masse Corporelle (IMC), qui relie le poids à la taille de l’individu. L’IMC est un outil utile, utilisé en routine par le corps médical et les autres professionnels de la santé pour estimer la prévalence de la dénutrition, de la surcharge pondérale et de l’obésité chez l’adulte. Il se calcule en divisant le poids corporel (en kg) par la taille (en mètre) au carré (kg/m2). A titre d’exemple, un homme de 70 kg mesurant 1 m 75 aura un IMC de 22,9.

La surcharge pondérale et l'obésité sont caractérisées respectivement par un IMC supérieur à 25 et à 30. Entre 18,5 et 25, l'IMC est considéré comme "sain", les individus avec un IMC entre 25 et 29 sont considérés, "à risque plus élévé" de développer des maladies associés et ceux avec un IMC de 30 ou plus, à "risque modéré ou haut risque" [1].


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INDICE DE MASSE CORPORELLE
18.5 Malnutrition
18.5 - 25 Poids idéal
25 - 30 Embonpoint
30 Obèse


Distribution de la graisse : des pommes et des poires

L'IMC ne donne pas d'information sur la graisse totale ou sur sa distribution dans l'organisme, un facteur important compte tenu du fait que l'excès de graisse au niveau abdominal a des conséquences néfastes sur la santé.

Une technique de mesure appropriée est la circonférence du tour de taille [2]. Celle-ci est indépendante de la taille et compose une méthode simple et pratique pour identifier les personnes corpulentes à risque de pathologies liées à l'obésité. Si la circonférence du tour de taille dépasse 94-102 cm chez l'homme et 80-88 cm chez la femme, c'est le signe d'un excès de graisse au niveau abdominal, ce qui augmente la morbidité, même si l'IMC est relativement correct [3, 4].

La mesure du tour de taille divise les individus en 2 catégories : les personnes avec une distribution androïde de la graisse (souvent appelés " pommes "), ce qui signifie que la majorité de leur tissu adipeux est située dans l'abdomen, autour de l'estomac et près de la poitrine, et les expose à un plus grand risque de maladies ; les personnes avec une distribution gynoïde de la graisse (les " poires "), avec un tissu adipeux généralisé sur les hanches, les cuisses et les fesses, sont plus exposées aux problèmes mécaniques (ex. articulations, cuisses). Les hommes obèses sont plus souvent " pommes " que les femmes, d'ordinaire " poires " [5].

3.
La dynamique de la balance énergétique : la limite inférieure?

Le principe fondamental de la balance énergétique est le suivant :

Modifications des réserves
=
Apport d’énergie - dépense d’énergie


L'embonpoint et l'obésité sont sous l'influence d'énormément de facteurs incluant l'hérédité, les facteurs environnementaux et comportementaux, le vieillissement et les grossesses [6]. Ce qui est clair, c'est que l'obésité n'est pas toujours simplement le résultat d'un excès alimentaire ou d'un manque d'activité physique. Les facteurs biologiques (les hormones, la génétique), le stress, les médicaments et le vieillissement jouent aussi un rôle.

Cependant, la diététique et l'activité physique pèsent fortement sur la balance énergétique et ils sont aussi les principaux facteurs modifiables. En effet, des régimes riches en graisses, de densité énergétique élevée [8, 9] et un style de vie sédentaire [10, 11] sont les caractéristiques premières associées à l'accroissement de l'obésité dans le monde. A l'inverse, la perte de poids se manifeste quand la consommation d'énergie est inférieure à la dépense au cours d'une période de temps prolongée. Une alimentation équilibrée combinée à une activité physique accrue est généralement le conseil préconisé par les diététiciens dans un régime amaigrissant [12]. Pour en savoir plus sur l’activité physique ou sur une alimentation saine.

Les régimes " miracles " qui restreignent sévèrement les calories ou éliminent certains groupes d'aliments doivent être évités, car ils privent souvent la " victime " de nutriments importants et/ou ne peuvent pas être supportés pendant des périodes prolongées. De plus, ils n'ont pas un rôle éducatif et peuvent aboutir à des régimes yo-yo (qui supposent une alternance de gain et de perte de poids suite à des épisodes de régime ou de boulimie). Cette forme " d'alimentation " s'avère dangereuse pour la santé physique et mentale à long terme. Il est important de ne pas être trop ambitieux à l'heure de fixer ses objectives de perte de poids, car même une perte de 10% du poids initial entraîne des bénéfices pour la santé [13].

4.
Quelle est la situation actuelle de l’obésité et la surcharge pondérale ?

De plus en plus de preuves scientifiques suggèrent que la fréquence de la surcharge pondérale et de l'obésité augmente dramatiquement dans le monde et que ce problème semble aussi bien s'accroître rapidement chez les enfants que chez les adultes.

Les données disponibles les plus complètes sur la fréquence de l'obésité mondiale sont ceux de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au travers du projet MONICA (MONItoring des tendances et des déterminants dans l'étude de maladies CArdiovasculaires) [14]. Compilées ensemble, les données montrent que la prévalence de l'obésité dans la plupart des pays européens a augmenté de 10-40 % en 10 ans, passant de 10 à 20 % chez les hommes et de 10 à 25 % chez les femmes [15]. L'augmentation la plus alarmante a été observée en Grande Bretagne, où presque deux tiers des hommes et plus de la moitié de femmes adultes ont un poids excessif ou sont obèses [16]. Entre 1995 et 2002, en Angleterre, l'obésité a double chez les petits garçons, passant de 2.9% à 5.7%, et chez les petites filles augmentant de 4.9% à 7.8%. Un parmis 5 garçons et une parmis 4 filles est en surcharge pondérale ou obése. Chez les adolescents âgés de 16 à 24 ans, l'obésité a augmentée de 5.7% à 9.3% et chez les adolescentes de 7.7% à 11.6% [17]. La "International Obesity Task Force" monitore de façon continue les données de prévalence (www.iotf.org).

5.
Quelles sont les conséquences pour la santé de l’obésité et la surcharge pondérale?

Les conséquences sanitaires de l'obésité et de la surcharge pondérale sont multiples et variées, allant d'une augmentation de la mortalité précoce à des troubles non fatals mais débilitants, ayant des effets pervers sur la qualité de vie [18].

Les principaux problèmes de santé associés à l’obésité et la surcharge pondérale sont:

Le diabète de type 2
Les maladies cardiovasculaires et l’hypertension
Les maladies respiratoires (le syndrome d’apnée du sommeil)
Certains cancers
L’ostéo-arthrite
Les problèmes psychologiques
Une diminution dans la perception de la qualité de vie

Le degré du risque est influencé, par exemple, par l'excès de graisse lui-même, sa localisation, l'étendue de l'augmentation du poids corporel à l'âge adulte et le niveau d'activité physique. La plupart de ces problèmes peuvent être améliorés avec une perte de poids modeste (de 10 à 15 %), particulièrement si l'activité physique est aussi accrue.

5.1.
Le diabète de type 2

De toutes les maladies sérieuses, le diabète de type 2 (qui se développe habituellement à l’âge adulte) ou diabète non insulino-dépendant (DNID), est celui qui a les liens les plus étroits avec l’obésité et la surcharge pondérale. En effet, le risque de contracter un diabète de type 2 s’élève avec l’IMC, déjà bien en dessous des valeurs correspondant à l’obésité (IMC de 30). Les femmes obèses sont ainsi 12 fois plus à risque de développer la maladie que les femmes en équilibre de poids. Le risque augmente avec l’IMC, surtout chez les personnes ayant des antécédents familiaux de diabète, et diminue avec la perte de poids [19].

5.2.
Les maladies cardiovasculaires et l’hypertension

Les maladies cardiovasculaires (MCV) comprennent les maladies coronariennes, l’infarctus et les maladies vasculaires périphériques. Ces maladies comptent pour une grande proportion (jusqu'à un tiers) de décès chez les hommes et les femmes dans les pays les plus industrialisés et leur incidence augmente dans les pays en voie de développement.

L'obésité prédispose l'individu à plusieurs facteurs de risque cardiovasculaires, notamment l'hypertension et un taux de cholestérol sanguin élevé. Chez les femmes, l'obésité est le troisième prédicateur le plus puissant des MCV, après l'âge et l'hypertension. Le risque de crise cardiaque pour une femme obèse est environ trois fois celui d'une femme maigre de corpulence normale du même âge [20].

Les individus obèses ne vont pas tous avoir un taux sanguin de triglycérides (les graisses dans le sang) et de mauvais cholestérol LDL élevés et un taux de bon cholestérol HDL diminué. Ce profil métabolique se retrouve plus souvent chez les gens obèses avec une forte accumulation de graisse intra-abdominale ("les pommes") et augmente le risque de maladie coronarienne. Avec la perte de poids, les taux de lipides sanguins s'améliorent. Pour chaque kilo de poids perdu, le cholestérol LDL diminuerait de 1 %. Une perte de poids de 10 kg peut produire une diminution de 15 % des taux de cholestérol LDL et une augmentation de 8 % du cholestérol HDL [21].

L'association entre l'hypertension et l'obésité est bien documentée et l’on estime que l’hypertension est attribuable à l'obésité dans 30 à 65 % des cas en Occident. En fait, la tension augmente avec l’IMC : pour toute augmentation de poids de 10 kg, celle-ci monte de 2-3mm Hg. A l’inverse, la perte de poids provoque une chute de la tension artérielle. Ainsi, pour chaque réduction de 1 % du poids corporel, la tension baisse de 1-2mm Hg.

La fréquence de l’hypertension chez les individus ayant un poids excessif est presque trois fois plus élevée que chez les adultes de poids normal. Et ce risque, entre 20-44 ans, est presque six fois plus grand chez les personnes obèses.

5.3.
Le cancer

Bien que le lien entre l’obésité et le cancer soit moins bien défini, plusieurs études ont trouvé une association positive entre la surcharge pondérale et l’incidence de certains cancers, en particulier les cancers hormono-dépendants et gastro-intestinaux. Chez les femmes obèses, le risque est plus grand de contracter un cancer du sein, de l’endomètre, des ovaires et des cervicales. Chez l’homme, on suspecte l’influence de l’obésité dans le cancer de la prostate et du rectum. L’association la mieux définie est celle qui lie le cancer du côlon à l’obésité : presque trois plus de risque chez l’homme et la femme.

5.4.
L’ostéo-arthrite

Les maladies dégénératives des articulations, comme le genou, sont des complications très fréquentes de l'obésité et de la surcharge pondérale [22]. Les dommages mécaniques causés aux articulations résultent généralement d'un poids excessif. Une douleur dans le bas du dos est aussi un signe commun chez les personnes obèses et l'un des principaux contributeurs à l'absentéisme au travail.

5.5.
Les aspects psychologiques

L'obésité est sévèrement critiquée dans la plupart des pays européens, étant perçue comme une image indésirable du corps humain et comme un manque de caractère. Même les enfants de moins de 6 ans perçoivent leurs congénères obèses comme des "paresseux, sales, stupides, laids, menteurs et fraudeurs" [23].

Les personnes obèses doivent vivre au quotidien avec la discrimination. Les études montrent qu'une jeune femme obèse gagne significativement moins aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne qu'une autre femme de poids normal ou souffrant d'une autre forme de maladie [24].

Les mangeurs compulsifs sont aussi plus nombreux chez les personnes obèses et la plupart des individus présentant ce trouble du comportement alimentaire ont une longue histoire de boulimie et de fluctuation du poids corporel [25].

6.
Quel est le coût de l’obésité et de la surcharge pondérale ?

Des études internationales sur le coût économique de l'obésité ont montré qu'il représente entre 2 % et 7 % des dépenses totales des soins de santé, le taux variant selon la manière dont l'analyse a été effectuée [15]. En France, par exemple, le coût direct des maladies liées à l'obésité (incluant les consultations médicales, les soins hospitaliers et les médicaments pour des maladies ayant un rapport bien établi avec l'obésité) s'élève à environ 2 % des dépenses totales des soins de santé [26]. Aux Pays-Bas, ce chiffre grimpe entre 3-4 % [27].

En Angleterre, le coût annuel de l'obésité est estimé à 500 millions de livres dans les dépenses de la sécurité sociale et l'impact sur l'économie est estimé aux alentours de 2 milliards de livres. Le coût humain de l'obésité est calculé à 18 millions de jours de maladies par an; à 30 000 décès par an, aboutissant à 40 000 années de vie professionnelle perdues et une durée de vie raccourcie de neuf ans en moyenne [28].

7.
Quels sont les organismes responsables de la promotion de la santé?

La promotion d’une alimentation saine et de l’activité physique pour contrôler le poids corporel suppose la participation active de plusieurs organismes dont les gouvernements, les professionnels de la santé, l’industrie alimentaire, les médias et les consommateurs. Ils partagent tous la responsabilité d’encourager une alimentation pauvre en graisses, riche en glucides complexes et contenant de grandes quantités de fruits et légumes.

L'accent doit être mis aujourd’hui sur la stimulation de l’activité physique, particulièrement dans les villes, chez les personnes âgées et les individus sédentaires.