Que l’on soit tout
à
fait novice, coureur occasionnel ou confirmé, il existe
différents écueils qui
peuvent vous freiner dans votre approche de la course. Le
dénominateur commun
étant la volonté de
s’épanouir, de progresser, il faut pour chaque
type de
pratiquant trouver les clés qui vont vous permettre de
poursuivre votre
progression. Courir longtemps est à la portée de
tous à condition de suivre
quelques principes simples et empreint de bon sens.
Chacun sa propre
définition
Courir
longtemps …. Derrière ces deux mots se cachent
autant de
définitions et de significations qu’il peut y
avoir de coureurs. En effet,
longtemps peut signifier quelques minutes pour un coureur
débutant, une heure
pour un jogger régulier, des jours pour un
spécialiste du grand fond !
Pour
l’enfant, ce sera faire le tour de la maison. Pour le
pratiquant
occasionnel, ce sera de terminer un 10 kilomètres, pour cet
ancien amateur de
sport collectif ce sera de finir le marathon, pour ce coureur
expérimenté, ce
sera d’aller… encore au-delà.
Il n’y a nul
jugement de valeur, nulle préférence, nulle
hiérarchie.
Chacun place la barre où il le souhaite. La barre de son
plaisir, la barre de
son défi, la barre qui fera s’allumer cette lueur
de fierté dans les yeux de
ses proches. La barre qui lui donnera cette sensation si douce et si
particulière que l’on a tous ressenti
après l’effort d’être
tellement …
vivant !
Courir longtemps – Le
défi des temps modernes
Courir est la plus
naturelle et la plus instinctive des actions de
l’être
humain. Elle renvoie à notre ancestrale activité.
Celle qui a permis à nos
ancêtres de fuir les dangers et de survivre.
Nos modes de vie
moderne en ont fait un sport qui engendre admiration et
étonnement. Vous même qui lisez ces lignes,
êtes vous peut être stupéfait de
voir votre voisin boucler le 10km du coin, votre ami courir le
marathon, une
connaissance finir un 100km ? Cela vous paraît
inconcevable,
inaccessible ?
Pourquoi cet acte
si simple serait-il réservé à une
élite ?
Ces personnes ont
pourtant comme vous deux bras et jambes. La seule chose
qui les distingue c’est qu’elles ont franchi le
pas. En cessant de penser que
cela est réservé aux autres, à une
espèce de caste surdouée et
surentraînée. En
se disant simplement : « si certains le
font, pourquoi pas
moi ? » elles ont fait
l’essentiel.
Alors, pourquoi
pas vous ?
Courir longtemps,
voilà un vrai défi des temps modernes.
Courir
longtemps- courir comment ?
Que l’on
soit coureur débutant, occasionnel ou confirmé,
courir longtemps
répond à quelques principes de bases, toujours le
même, quel que soit son
niveau ou le sens que l’on donne à la
durée.
D’une
manière générale les deux principes de
base pour être capable de
courir longtemps, quelque soit son niveau de pratique ou de performance
sont :
•
La
progressivité
•
La
spécificité
C’est
simple, direz-vous ? Et oui, mais cette simplicité
qui vous
permettra de vous fixer un défi et d’atteindre un
objectif. Pour être capable
de courir longtemps, entraînez vous
progressivement
et spécifiquement. CQFD.
Avancez
en douceur !
La charge
d’entraînement doit s’adapter aux
particularités du coureur.
Votre allure, votre expérience (ou inexpérience),
votre passé sportif, votre
âge, votre corpulence, votre
disponibilité, …. sont autant de
facteurs à
prendre en compte. Surtout
cette montée en charge doit se faire en respectant les
capacités physiques de
l’athlète. Soyez mesuré dans votre
approche, tout le respect tient dans la
progressivité des différents facteurs.
•
Fréquence
de l’entraînement : On ne passe pas de 2
à 5 entraînements
par semaine brutalement.
•
Durée
de l’entraînement : On ne passe pas de
30’ à une heure du jour
au lendemain
•
Vitesse
de l’entraînement : On ne passe pas de
footings lents à des
séances de fractionné rapide sans une adaptation
progressive.
En
résumé :
A chaque
augmentation en durée, intensité ou
fréquence, faites des
paliers de 3 à 4 semaines avant de faire un nouveau
changement, afin de
laisser votre organisme s’habituer au nouvel effort et aux
sollicitations que
vous lui soumettez. Cela n’est pas grave si cela vous prend
plusieurs mois pour
arriver à votre objectif.
Après quoi
tu
cours ?
Depuis 1972, date
de ma première licence FFA (Fédération
Française d’Athlétisme) j’ai
eu maintes fois à répondre à cette
interrogation
propre à ceux qui ne pratiquent ou ne connaissent pas la
course à pied :
« Après quoi tu
cours ? ». « Moi, si je
n’ai pas quelque
chose … un ballon ou une bonne raison »
précisent-ils « tu ne feras
jamais courir ». « Courir pour
rien, c’est inutile ! »
Certes, on peut
l’envisager ainsi. Moi je cours parce que je
n’ai pas le choix. Si je n’ai pas ma dose, je suis
en manque. Mal dans ma peau,
en manque d’oxygénation, de forêts, de
paysages, de chemins, de coucher ou de
lever de soleil, d’harmonie avec mon environnement et surtout
avec moi même.
Cette
espèce d’introspection que m’offre cet
effort physique,
est justement à ce point bénéfique que
je ne cours après rien. Je peux laisser
mon esprit s’évader, vagabonder ou au contraire
trouver une solution à ce
problème impossible à résoudre sur la
chaise de mon bureau.
De
l’introspection à l’addiction,
l’écart est faible et nous
sommes tant à avoir basculé ainsi. Attention, si
vous mettez le doigt dans cet
engrenage, elle vous guette aussi. Si ce danger, cette
accoutumance vous inquiète, refermez vite cette
page de ce site qui n'aspire qu'à vous y conduire
tout droit. Fuyez (sans courir, rassurez vous) avant de vous
retrouver à votre tour à dépasser les
bornes.
Bruno
Heubi