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Préparer la SaintéLyon

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L’histoire de ce raid extrême, disputé de nuit, en hiver, entre Saint Etienne et Lyon se confond avec celui de la course à pied. Des randonneurs cyclotouristes des premières éditions aux vainqueurs prestigieux de ces dernières années, cette épreuve est devenue un must du calendrier des courses d’ultra. Voyons comment préparer cette course qui ne ressemble à aucune autre.
 
Une course qui a du caractère
La SaintéLyon est une course unique. Ses caractéristiques en font une épreuve bien particulière. Pas tout à fait trail car 50% environ de son parcours est bitumé. Pas tout a fait route pour les raisons inverses. Elle se déroule entièrement de nuit. C’est un ville à ville donc, comme disent les anglo-saxons, « point to point ». Organisée traditionnellement chaque premier week-end de décembre, elle peut se courir dans des conditions de froid et/ou d’humidité. Enfin son succès grandissant avec ses 7500 coureurs lors de la dernière édition ont donné à cette course un statut de rendez-vous (presque) incontournable. En effet, avec de telles caractéristiques, elle s’adresse autant au marathonien désireux d’aller voir au delà des 42km qu’au coureur de trail avide de rompre avec les cimes. Elle peut plaire au coureur confirmé à la recherche de sensations nouvelles comme au novice en matière de longues distances, curieux de se tester.

La SaintéLyon en chiffres
Le parcours : 69km entre le parc des expositions de Saint Etienne et le campus de l’UFRSTAPS de la  Doua à Lyon (55% sur routes et 45% sur sentiers)
Le dénivelé : 1300 mètres de dénivelé positif – 1700 mètres de dénivelé négatif
Le point culminant : 850m d’altitude
Les ravitaillements : 6 (aux kilomètres 16 – 22 – 30 - 34 – 46 – 57)
Les formules de participation : raid individuel (départ 0h) ou par équipes de 2, 3 ou 4 (départ 1h)
Le record de participants : 7500 en 2006
Les vainqueurs 2006 : Philippe Rémond et Brigitte Bec
 

Les 10 conseils pour courir la SaintéLyon avec les commentaires de Brigitte Bec, vice-championne du monde des 24h 2007 et victorieuse de la dernière édition.
 
1.      Partir lentement
Le nombre important de participants ainsi que les relais est un piège dans lequel beaucoup tombent. Attention aux départs rapides. Il ne faut surtout pas se mettre dans le rouge. Si vous êtes placés derrière, inutile de vouloir doubler les attardés ou les randonneurs à tout fin. La course est longue et vous aurez le temps de remonter petit à petit j’ai gagné la course  dans les 10 derniers kilomètres.
 
2.      Trouver un bon éclairage
En ce qui me concerne, j’utilise une lampe que je tiens à la main. Je n’aime pas les frontales. De plus avec le brouillard ou l’humidité, fréquents à cette époque de l’année, cela crée un halo de lumière qui ne me permet pas d’appréhender comme je le veux le relief.
Avec  mon système, je peux ainsi voir les parties de terrain avec une plus grande facilité à mon goût.
Il est donc indispensable de tester vous même dans des conditions nocturnes ce qui vous convient le mieux
 
3.      Ne pas trop se couvrir
Je ne suis pas frileuse donc je ne couvre pas beaucoup. Mais je trouve que d’une manière générale les coureurs s’habillent trop sur cette course. Peut être ont-ils peur de la nuit et du froid . Une transpiration excessive est plus néfaste sur une course aussi longue.
 
4.      Soigner ses ravitaillements personnels
En ce qui concerne les ravitaillements, je vous conseille de prendre les vôtres et de ne compter que sur vous même. Sur une telle distance c’est faisable avec un camelback ou une ceinture. Il y a de tels embouteillages en raison du nombre de participants que cela vous délivrera d’une source de stress inutile. Utilisez ceux de l’organisation pour l’eau ou des boissons chaudes. Pour le solide, dites vous que c’est un plus mais sur lequel vous ne comptez pas forcément
 
5.      Choisir la bonne chaussure
Le bon modèle sera celui que vous aurez testé dans les conditions de course. Une chaussure intermédiaire trail-route est ce que je choisis personnellement. Avec de l’accroche pour les parties glissantes mais néanmoins un bon dynamisme pour les portions de routes.
 
6.      S’entraîner sur routes et chemins
Faites toutes vos sorties spécifiques sur des parcours alternant routes et chemins afin de vous habituer à ces changements que vous aurez à négocier le jour J.
 
7.      Courir par tous les temps
Entraînez vous par tous les temps. Moi, j’y vais volontiers lorsque les conditions sont difficiles (pluies, vent) afin d’être prête le jour de la course. Le premier dimanche de décembre, on peut avoir tous les types de temps et de conditions de course
 
8.      Se faire les cuisses
Même si ce n’est pas une course avec un dénivelé énorme comme on en trouve de plus en plus maintenant, il faut préparer ses quadriceps aux descentes. Il est donc indispensable de courir vos sorties spécifiques sur des parcours avec des portions en descente.
 
9.      Sortir la nuit
Courir la nuit n’est pas habituel. Encore moins sur des terrains variés et techniques. Il faut donc s’habituer à ces conditions en courant au moins une fois par semaine en nocturne. Cela vous permettra aussi de tester votre matériel.
 
10.  Prendre du plaisir
Je cours cette course sans montre. Je me fie à mes sensations. Je suis prudente au départ et j’essaie de prendre un maximum de plaisir. Cette course n’est ni un vrai trail ni une vrai course sur route et c’est pour cela que je profite de sa particularité pour m’octroyer un vrai moment de bonheur à la courir.


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