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Courez à la bonne fréquence cardique |
Texte : Bruno Heubi
Pour obtenir les meilleurs effets sur vos fonctions aérobies Il est indispensable de définir avec précision les zones dans lesquelles il vous faudra vous situer à l’entraînement.
Respectez les indications de votre compte-tours
On croise trop souvent des coureurs à la limite de la
détresse respiratoire. Cela n’est ni efficace ni source de plaisir et
d’épanouissement. Si vous êtes
suffisamment patient, vous constaterez bien vite que pour une même fréquence
cardiaque votre vitesse augmente. Alors qu’à l’inverse, le débutant qui court à
la limite de l’essoufflement, battant à chaque sortie son temps de référence
sur son parcours fétiche, voit ses progrès d’abord spectaculaires, très
rapidement stagner pour même parfois régresser. Respecter vos plages de
fréquences cardiaques va vous permettre d’apprendre à connaître les réactions
de votre corps à l’effort afin de mieux les maîtriser. Ce contrôle quasi
permanent de l’intensité de votre exercice, tel un pilote ayant toujours un œil
sur le compte-tours de son véhicule, vous offre la possibilité d’avoir des informations personnalisées sur votre pratique et de suivre votre
progression en tout sécurité pour votre santé.
Plusieurs méthodes de calcul pour différents niveaux
de pratique
Pour déterminer les zones de fréquence dans lesquelles vous devez vous situer, plusieurs méthodes sont possibles. Nous avons vu dans le numéro 74 de Running Attitude que la fréquence cardiaque maximale est une donnée essentielle qui sert de référence. Mais aussi que la précision de sa définition dépend des protocoles, sachant que plus on se rapproche d’une mesure sur le terrain, plus celle-ci est juste. Il en est de même pour établir vos zones de travail personnelles.
Si vous débutez : 200- l’âge
En fonction de la méthode d’évaluation employée pour établir
les plages cardiaques dans lesquelles vous allez courir, vous constaterez des
différences dans la mise en pratique concrète. Si c’est la formule d’Astrand
que vous avez utilisé, sachez qu’elle ne s’applique que si vous êtes débutant.
En effet, le célèbre professeur avait basé son étude sur un échantillonnage
standard de la population et non exclusivement sur des sportifs. 220-âge ne
sera donc un indicateur fiable qu’à la condition que vous vous lanciez dans la
course depuis peu et sans passé sportif important.
Si vous êtes dans ce cas de figure, programmez une intensité
de 70% de votre FCM. Par exemple, si vous avez 40 ans cela donne :
220 - 40 = 180 pulsations/minutes
180 x 70% = 126 pulsations/minutes
Pour courir à 70% de ma VMA, je dois être à (130x70%)/100+50.
C’est à dire : 91+50=141.
Si vous performez : le test de terrain
Cette troisième procédure est sans conteste la plus fiable.
Individualisée, elle permet une prise en compte toute particulière du coureur,
offrant ainsi toutes les garanties nécessaires à la gestion optimale du
potentiel de l’athlète. Elle présente néanmoins quelques contraintes,
puisqu’elle oblige à aller sur le terrain pour mesurer les fréquences
cardiaques, à l’opposé des deux autres qui ne nécessitent qu’un simple calcul.
Laissez vous une marge
Bien entendu, vous ne devez pas vous fixez de manière
absolue sur ce chiffre. Une marge de trois pulsations environ en plus et en
moins est acceptable. Si vous possédez un modèle avec lequel vous pouvez
programmez des plages de travail ; comme c’est le cas avec la plupart des
appareils aujourd’hui, basez vous alors entre 123 et 129 pulsations/minute.
Lors de votre entraînement, le cardiofréquencemètre vous signalera par une
sonnerie les moments où vous vous situerez en dehors de la zone cible. Faites
en sorte de rester dans la plage cardiaque prévue. C’est à dire dans cet
exemple, celle d’une footing à intensité modérée. Celle qui est conseillée
lorsque vous débutez. Cette méthode vous évitera l’écueil qui guette tout
débutant, courir trop vite. Même si ces allures vous paraissent extrêmement
lentes, efforcez vous de les respectez. Votre progression est à ce prix.
Déterminer une
fréquence de footing
La méthode la plus simple est celle du calcul indirect avec
la formule de Karvonen. Il est en effet contraignant d’effectuer un footing sur
un parcours mesuré avec l’œil rivé sur votre appareil afin d’évaluer vos
fréquences à telle ou telle vitesse. D’autent que ce type d’entraînement ne
nécessite pas une précision absolue. Une variation de 3 pulsations en plus ou
en moins est largement tolérable. Mais si vous êtes à la recherche d’une grande
précision c’est une option envisageable.
Déterminer une
fréquence de fractionné
La méthode appropriée est celle qui consiste à établir un
lien direct entre vitesse de course et FC. Dans ce cas, il faut effectuer une
séance en début de cycle, sur piste ou parcours étalonné, afin de noter à
quelles pulsations correspond la vitesse en question. Ensuite, en se servant
des valeurs relevées, on peut effectuer son entraînement en nature avec
l’assurance de réaliser un travail similaire à celui que l’on exécuterait sur
terrains mesurés. Là encore, une variation de 3 pulsations en plus ou en moins
est acceptable.
Les valeurs retenues pourront également servir d’éléments de
comparaison au cours de la période pour mesurer les progrès. Par exemple, une
baisse des fréquences pour une même vitesse de course est un signe de
progression. Il indique en effet une économie de course pour une même
intensit
Déterminer
une fréquence de compétition
L’usage du CFM en course est un sujet qui fait débat. Votre
appareil ne doit vous dicter votre façon de courir. Cependant, il peut s’avérer
utile pour gérer vos allures en début de course.
Si vous avez des repères sur des épreuves similaires à celle
que vous préparez, servez vous en car ils seront les plus fiables. Sinon,
programmez une fréquence théorique avec ce que cela comporte d’imprécision.
Pour un 10km : 90 à 95% de votre FCM
Pour un semi-marathon : 85 à 90% de votre FCM
Pour un marathon : 80 à 85% de votre FCM
Pour un 100km : 65 à 75% de votre FCM
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