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Le Soja |
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Noms communs : soja, soya.
Nom scientifique : Glycine max.
Famille : fabacées (synonymes encore utilisés : légumineuses et, plus rarement, papilionacées).
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POURQUOI METTRE LE SOYA AU MENU? |
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Cultivé depuis des millénaires en Asie, le soya a gagné en popularité depuis quelques années et plusieurs Nord-Américains commencent à l'introduire au sein de leur alimentation. Bien qu'elle se présente à l'origine sous forme de haricot, cette légumineuse est utilisée pour fabriquer plusieurs autres aliments comme le tofu, le miso, le tempeh ou le tamari (Voir Usage culinaires). Depuis quelques années, on isole les protéines du haricot de soya pour en faire un concentré de protéines texturées qui a entraîné l'apparition de nombreux produits sur le marché, notamment les substituts de viande.
Pour les légumineuses en général.
Des études ont associé une consommation
régulière de légumineuses à divers effets
bénéfiques tels qu'un meilleur contrôle du diabète, une diminution du risque de maladies cardiovasculaires et une diminution du risque de cancer colorectal.
Les recommandations alimentaires américaines suggèrent
d'ailleurs de consommer des légumineuses quelques fois par
semaine.
Enfin, parmi les grandes recommandations de l'American Institute for
Cancer Research pour la prévention du cancer, on conseille
à la
population de consommer majoritairement des aliments
végétaux, en y
incluant une variété de légumes et fruits, de
légumineuses et de
produits céréaliers peu transformés.
Pour le haricot soya.
Protéines.
Avec plus de 16 g de protéines par 100 g (bouilli), le haricot de soya
a un contenu en protéines en moyenne deux fois plus élevé que les
autres légumineuses. De plus, les protéines du haricot de soya sont plus complètes que celles des autres légumineuses. En effet, les légumineuses ont habituellement une faible teneur en méthionine,
un acide aminé essentiel, ce qui fait qu'on considère
leurs protéines comme
« incomplètes ». Or, selon le Fichier canadien sur les éléments nutritifs,
le haricot de soya contient d'une fois et demie à trois fois plus de
méthionine que les autres légumineuses. Certains auteurs considèrent
même que l'extrait de protéine du soya serait d'assez bonne qualité
pour ne pas avoir besoin d'être complété par d'autres aliments,
au même titre que les protéines animales. Toutefois, cela ne
s'appliquerait pas aux nourrissons, dont les besoins en acides aminés
essentiels sont plus importants. Aux États-Unis, la FDA (Food and Drug
Administration) a approuvé en 1999 une allégation sur la protéine de
soya pour les étiquettes des produits alimentaires, stipulant qu'une
alimentation faible en gras saturés et en cholestérol qui inclut 25 g
de protéines de soya par jour peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires.
Une telle alimentation apporterait en effet une réduction du
cholestérol LDL (le « mauvais »
cholestérol) d'environ 5 %.
Une récente revue de la littérature scientifique rappelle
toutefois que
l'effet spécifique de la protéine de soya sur les lipides
sanguins, à
moins d'en consommer de très grandes quantités, n'est pas
à lui seul
très élevé. Toutefois, son effet pourrait se
démarquer
davantage lorsque le soya n'est pas simplement ajouté à
l'alimentation,
mais utilisé en remplacement de produits animaux plus riches en gras saturés.
Dans l'ensemble, le haricot de soya entier et plusieurs aliments à base
de soya demeurent avantageux pour la santé cardiovasculaire en raison
de l'ensemble de leur profil nutritionnel (matières grasses insaturées,
fibres alimentaires, vitamines et minéraux).
Le haricot de soya est dont un choix intéressant pour ajouter de
la variété au menu et remplacer quelques repas de viande.
Isoflavones. Le haricot de soya renferme des isoflavones, des composés végétaux antioxydants qui jouent un rôle semblable à celui de l'oestrogène. Pour cette raison, on appelle ces composés des phytoestrogènes. Le haricot de soya est l'aliment qui contient le plus d'isoflavones, soit de 1 mg à 4 mg par gramme de matière sèche. Il est parfois entendu que les isoflavones auraient un effet bénéfique pour la prévention de certains cancers (notamment du sein et de la prostate), de la diminution de symptômes liés à la ménopause et de la diminution de la perte osseuse chez la femme ménopausée. Plusieurs personnes se procurent des suppléments d'isoflavones pour en augmenter leur consommation. Des pressions sont aussi exercées sur la FDA pour qu'elle permette une allégation qui porterait sur un lien entre la protéine de soya et la prévention du cancer, un effet en partie attribué aux isoflavones. Des études épidémiologiques et chez l'animal ont en effet associé la consommation régulière d'aliments entiers à base de soya à un risque moins élevé de certains cancers (gastro-intestinal, du sein, et de la prostate). Toutefois, les scientifiques jugent que l'effet spécifique des suppléments d'isoflavones contre le cancer, les symptômes de ménopause ou la santé osseuse n'est pas encore clairement établi. On rapporte même que certaines études associent la prise de suppléments d'isoflavones à une augmentation du risque de certains cancers. D'après des opinions scientifiques récentes, bien que les aliments entiers à base de soya soient considérés comme avantageux pour la santé, pour l'instant, les suppléments d'isoflavones ne sont pas recommandés, que ce soit par des aliments enrichis ou des suppléments.
Saponines. L'analyse de certaines variétés américaines du haricot de soya démontre qu'il contiendrait de 4 % à 6 % de saponines, un composé antioxydant fréquemment retrouvé dans les végétaux. Des études in vitro et chez l'animal indiquent que les saponines du soya auraient des propriétés anti-inflammatoires et permettraient de diminuer la prolifération de cellules cancéreuses du côlon et la progression de métastases du poumon, des aspects prometteurs pour la prévention du cancer. D'autres travaux chez l'animal, portant sur une forme purifiée de saponine ne provenant pas du soya, ont observé que ce composé pouvait également diminuer certains paramètres du cholestérol sanguin. Cependant, d'autres études seront nécessaires avant de déterminer si l'ensemble de ces propriétés demeurent présentes chez l'humain.
Oligosaccharides. Le haricot de soya contient environ 10 % d'oligosaccharides (raffinose, stachyose), un type de glucides qui résistent à la digestion et qui sont ainsi apparentés aux fibres alimentaires. Bien qu'ils soient parfois considérés comme peu désirables puisqu'ils contribuent à entraîner des flatulences chez les personnes peu habituées à consommer des légumineuses, les oligosaccharides auraient aussi des propriétés bénéfiques. En effet, ces composés sont des prébiotiques, c'est-à-dire qu'ils se retrouvent non digérés dans le gros intestin, ce qui permet à la flore bactérienne bénéfique du côlon de les utiliser pour se développer. Une flore intestinale saine comporte plusieurs avantages tels qu'une capacité à combattre l'activité des bactéries nocives, la prévention de certains types de diarrhées ou encore une contribution à la synthèse (fabrication) de plusieurs nutriments.
Fibres alimentaires. Les légumineuses sont toutes de bonnes sources de fibres. Les haricots de soya rôtis à sec sont une source très élevée de fibres avec 7,4 g par portion de 125 ml, et les haricots de soya bouillis en sont une source élevée avec 4,7 g par portion. Les fibres alimentaires, qui se retrouvent seulement dans les produits végétaux, regroupent un ensemble de substances qui ne sont pas digérées par l'organisme. Une alimentation riche en fibres est associée à un plus faible risque de cancer du côlon et peut aider à satisfaire l'appétit en apportant plus rapidement un sentiment de satiété. Il existe deux grands types de fibres (solubles et insolubles) qui ont des effets bénéfiques différents dans l'organisme; le haricot de soya renferme les deux types de fibres. On attribue aux fibres insolubles la capacité de prévenir la constipation, tandis que les fibres solubles peuvent contribuer à la prévention des maladies cardiovasculaires et au contrôle du diabète de type 2. Il est recommandé de consommer 25 g de fibres par jour pour les femmes de 19 ans à 50 ans, et 38 g par jour pour les hommes du même groupe d'âge.
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Le soya est-il antioxydant? |
Donnée non disponible. |
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Le soya est-il acidifiant? |
Donnée non disponible. |
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Le soya a-t-il une charge glycémique élevée? |
Un peu. La charge glycémique.de 91 g (1/2 tasse) de haricots soya bouillis est de 1. |
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Que vaut une « portion » de haricots de soya? |
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Poids/volume |
Haricots de soya secs, bouillis, 91 g/_125 ml |
Haricots de soya rôtis à sec, 44 g/_60 ml |
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Calories |
157 |
197 |
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Protéines |
15,1 g |
17,3 g |
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Glucides |
9,0 g |
14,3 g |
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Lipides |
8,2 g |
9,4 g |
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Fibres alimentaires |
5,7 g |
3,5 g |
Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2005.
Phosphore. Le haricot de soya est une excellente source
de phosphore. Le phosphore constitue le deuxième minéral le plus
abondant de l'organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel
dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De
plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence
des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l'un des constituants des membranes cellulaires.
Magnésium. Le haricot de soya rôti à sec est une excellente source de magnésium pour la femme et une bonne source pour l'homme, leurs besoins étant différents. Le haricot de soya bouilli, de son côté, en est une bonne source.
Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des
protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la
santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue
aussi un rôle dans le métabolisme de l'énergie et dans la transmission
de l'influx nerveux.
Fer. Le haricot de soya bouilli est une excellente source de fer. Le haricot de soya rôti à sec est une bonne source pour l'homme et une source pour la femme,
leurs besoins étant différents. Chaque cellule du corps contient du
fer. Ce minéral est essentiel au transport de l'oxygène et à la
formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans
la fabrication de nouvelles cellules, d'hormones et de
neurotransmetteurs (messagers dans l'influx nerveux).
Zinc. Le haricot de soya rôti à sec est une excellente source de zinc pour la femme et une bonne source pour l'homme, leurs besoins étant différents. Le haricot de soya bouilli, de son côté, en est une source.
Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la
fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la
cicatrisation des plaies et au développement du foetus. Il interagit
également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le
pancréas, il participe à la synthèse (fabrication), à la mise en
réserve et à la libération de l'insuline.
Manganèse. Le haricot de soya est une excellente source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes
qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il
participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.
Cuivre. Le haricot de soya bouilli est une excellente source de cuivre, tandis que le haricot de soya rôti à sec en est une source.
En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire
à la formation de l'hémoglobine et du collagène (protéine servant à la
structure et à la réparation des tissus) dans l'organisme. Plusieurs
enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps
contre les radicaux libres.
Vitamine B2. Le haricot de soya rôti à sec est une excellente source de vitamine B2, tandis que le haricot de soya bouilli en est une bonne source. La vitamine B2 est aussi connue sous le nom de riboflavine.
Tout comme la vitamine B1, elle joue un rôle dans le métabolisme de
l'énergie de toutes les cellules. De plus, elle contribue à la
croissance et à la réparation des tissus, à la production d'hormones et
à la formation des globules rouges.
Vitamine K. Le haricot de soya est une bonne source de vitamine K pour la femme et une source pour l'homme,
leurs besoins étant différents. La vitamine K est nécessaire pour la
synthèse (fabrication) de protéines qui collaborent à la coagulation du
sang (autant dans la stimulation que dans l'inhibition de la
coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des
os. En plus de se trouver dans l'alimentation, la vitamine K est
fabriquée par les bactéries présentes dans l'intestin, d'où la rareté
des carences en cette vitamine.
Sélénium. Le haricot de soya rôti à sec est une bonne source de sélénium, tandis que le haricot de soya bouilli en est une source.
Ce minéral travaille avec l'un des principaux enzymes antioxydants,
prévenant ainsi la formation de radicaux libres dans l'organisme. Il
contribue aussi à convertir les hormones thyroïdiennes en leur forme
active.
Vitamine B1. Le haricot de soya rôti à sec est une bonne source de vitamine B1, tandis que le haricot de soya bouilli en est une source. Appelée aussi thiamine, la vitamine B1 fait partie d'un coenzyme
nécessaire à la production d'énergie principalement à partir des
glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de
l'influx nerveux et favorise une croissance normale.
Vitamine B6. Le haricot de soya est une bonne source de vitamine B6. Cette vitamine, aussi appelée pyridoxine,
fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines
et des acides gras ainsi qu'à la synthèse (fabrication) des
neurotransmetteurs (messagers dans l'influx nerveux). Elle contribue
également à la fabrication des globules rouges et leur permet de
transporter davantage d'oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à
la transformation du glycogène
en glucose et elle collabore au bon fonctionnement du système
immunitaire. Cette vitamine joue enfin un rôle dans la formation de
certaines composantes des cellules nerveuses et dans la modulation de
récepteurs hormonaux.
Folate. Le haricot de soya rôti à sec est une bonne source de folate, tandis que le haricot de soya bouilli en est une source.
Le folate (vitamine B9) participe à la fabrication de toutes les
cellules du corps, dont les globules rouges. Cette vitamine joue un
rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN,
ARN), dans le fonctionnement du système nerveux et du système
immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des
plaies. Comme elle est nécessaire à la production des nouvelles
cellules, une consommation adéquate est primordiale durant les périodes
de croissance et pour le développement du foetus.
Potassium. Le haricot de soya est une source de potassium. Dans l'organisme, il sert à équilibrer le pH du sang et à stimuler la production d'acide chlorhydrique par l'estomac, favorisant ainsi la digestion. De plus, il facilite la contraction des muscles, incluant le coeur, et participe à la transmission de l'influx nerveux.
Calcium. Le haricot de soya est une source de calcium. Le calcium est de loin le minéral le plus abondant dans le corps. Il est majoritairement entreposé dans les os, dont il fait partie intégrante. Il contribue à la formation des os et des dents, ainsi qu'au maintien de leur santé. Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles (dont le coeur)
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L'expression « excellente source » indique qu'une portion de l'aliment fournit au moins 25 % de l'apport nutritionnel recommandé ou de l'apport suffisant pour ce nutriment ou au moins 50 % dans le cas de la vitamine C. |
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L'expression « bonne source » indique qu'une portion de l'aliment fournit au moins 15 % de l'apport nutritionnel recommandé ou de l'apport suffisant pour ce nutriment ou au moins 30 % dans le cas de la vitamine C. |
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L'expression « source » indique qu'une portion de l'aliment fournit au moins 5 % de l'apport nutritionnel recommandé ou de l'apport suffisant pour ce nutriment. |
N.B. Les données servant à classifier en sources, bonnes sources ou excellentes sources les nutriments contenus dans l'aliment proviennent des rapports publiés sur les apports nutritionnels de référence (ANREF) par le National Academy of Press. Ces données diffèrent des apports quotidiens recommandés ou de la valeur quotidienne, utilisés par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) pour l'étiquetage nutritionnel.
Différents contenus en protéines pour différentes formes du soya.
Les aliments à base de soya n'ont pas tous la même teneur en protéines;
mieux vaut en être avisé lorsqu'on recherche une alimentation santé. On
considère, par exemple, qu'un repas équilibré contient environ 15 g de
protéines. Certaines formes de soya contiennent plus de 8 g de
protéines par portion comme les haricots de soya bouillis ou rôtis, le
tempeh, le tofu, les boissons de soya et plusieurs simili-viandes
faites à partir de protéines de soya. D'autres ont cependant un plus
faible contenu en protéines : les haricots de soya germés, le miso et
la sauce tamari en contiennent moins de 5 g par portion. Il est donc
préférable d'ajouter d'autres sources de protéines à son repas
lorsqu'on choisit les formes du soya plus faibles en protéines.
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Produits à base de protéines texturées de soya : |
Des composés à la fois nuisibles et bénéfiques dans les légumineuses
Les légumineuses contiennent des composés phytochimiques tels que les lectines ou les saponines; ces composés peuvent diminuer la biodisponibilité de certains nutriments. Toutefois, les chercheurs s'entendent pour dire que, dans un contexte nord-américain où il y abondance et diversité alimentaire et où la déficience nutritionnelle est plutôt marginale, cet effet a peu d'impact sur la santé. Depuis quelques années, des recherches in vitro et chez l'animal associent même la consommation de ces composés à certains bienfaits tels qu'une diminution de la croissance des cellules cancéreuses et une amélioration des lipides sanguins22,30.
Allergie au soya. Le soya fait partie de la liste des principaux allergènes de l'Agence canadienne d'inspection des aliments28. L'allergie au soya est plus fréquente chez les nourrissons, mais il arrive qu'elle dure toute la vie, provoquant parfois des symptômes graves comme le choc anaphylactique29. L'utilisation du soya est très répandue dans l'industrie alimentaire; l'étiquette des produits devient ainsi un outil précieux en cas d'allergie. Les personnes allergiques au soya doivent en effet éviter tout produit contenant du soya ou ses dérivés, de même que les produits dont l'étiquette indique qu'il « peut contenir » du soya. D'autres termes employés sur l'étiquette, tels que « lécithine » ou « protéine végétale », peuvent aussi signifier que le produit contient du soya.
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Section Profil santé |
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Doit-on écrire « soya » ou « soja »? L'un ou l'autre, selon les linguistes. Le terme « soya » est inspiré de l'anglais soy, lui-même emprunté au japonais, tandis que le terme « soja » vient de l'allemand. Dans les communautés francophones de l'Amérique du Nord, on a adopté le dérivé anglais, tandis que dans les pays francophones de l'Europe, on a choisi la forme allemande. |
Des chercheurs ont émis l'hypothèse que le haricot de soya était cultivé il y a déjà 9 000 ans, mais les fouilles archéologiques n'ont pas encore permis de le confirmer. On croit qu'il vient du centre ou du Nord de la Chine, peut-être de la Mandchourie.
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Grains sacrés |
Entre le IIe siècle avant notre ère et le XVe ou XVIe siècle, le soya sera introduit dans la majorité des pays asiatiques - Japon, Indonésie, Philippines, Vietnam, Thaïlande, Malaisie, Birmanie, Népal et nord de l'Inde - où l'on sélectionnera de nombreuses variétés locales. Malgré sa popularité en Asie, son intérêt culinaire échappera aux Occidentaux jusqu'à la fin du XVIe siècle. En effet, les premiers voyageurs européens qui s'étaient rendus dans ces pays étant incapables d'établir un rapport entre des produits comme le « lait » et le « fromage » qui s'y consommaient et le grain de la plante exotique qu'ils avaient ramenée pour la cultiver dans leurs jardins botaniques.
En Amérique, le soya sera cultivé pour la première fois à la fin du XVIIIe siècle, par un fermier de Géorgie, mais sa culture restera marginale jusqu'à la fin du XIXe siècle. On prendra alors graduellement conscience de sa très grande valeur. On l'utilise comme moulée animale, substitut bon marché de la viande et dans de multiples applications industrielles : carburant, plastiques, adhésifs, peinture, encres d'imprimerie, médium de fermentation pour la production d'antibiotiques, émulsifiant, etc.
On trouve désormais dans le rayon des surgelés des grandes surfaces les grains verts immatures du soya (connus sous le nom d'edamame - littéralement « haricot sur branches »).
Le grain du soya ne se prêtant pas à la pression à froid, on ne trouve dans le commerce que de l'huile hautement raffinée.
Grain de soya
Dans le commerce, on trouve des variétés à grains jaunes et à grains noirs. Ces derniers sont plus savoureux et permettent des usages plus variés; mais si l'on veut faire son lait, on choisira de préférence du soya jaune. Il faut environ trois heures pour cuire les grains dans l'eau après un trempage d'une heure. Pour gagner du temps, on peut les cuire à l'autocuiseur. On les servira avec du riz et des légumes sautés.
Lait de soya
Les grains de soya sont simplement pressés après cuisson pour en extraire une substance laiteuse que l'on peut employer dans tous les plats où l'on se servirait normalement de lait de vache : pâtisseries, boissons frappées, sauces, flans, soufflés, poudings, etc. Pourquoi ne pas y faire cuire des aliments, des nouilles soba, par exemple?
Les Japonais récupèrent la peau (yuba) qui se forme à la surface du lait après qu'il a été chauffé. Ils la consomment telle quelle ou s'en servent pour faire des rouleaux de riz ou de légumes. En utilisant une casserole large et peu profonde, on pourra récupérer une bonne quantité de peaux. Il suffit de réchauffer le lait après chaque prélèvement et de le laisser refroidir cinq à sept minutes. Prélever la peau avec une baguette glissée sous la surface et la suspendre pour qu'elle s'égoutte.
Tofu
Égoutté, le lait donne du tofu, sorte de fromage végétal qui n'a guère de saveur en soi, mais qui peut absorber celle des autres aliments ou des condiments. On l'ajoute aux soupes, aux salades, aux plats sautés. On peut le faire cuire au barbecue ou en grande friture.
Produits à base de soya fermenté
Les grains secs se conservent un an au sec et au frais.
Pour éviter qu'elle ne rancisse, on conservera la farine de préférence au réfrigérateur ou au congélateur.
Le soya frais se congèle dans sa cosse après avoir été blanchi cinq minutes dans l'eau bouillante et refroidi dans l'eau glacée. Bien assécher les gousses avant de les congeler.
Le lait, le tofu, le natto et le tempeh se conservent une semaine ou deux au réfrigérateur.
La sauce soya, le miso, les haricots noirs fermentés se conservent un an et plus, au frais et au sec.
S'il s'agit d'une première culture de soya, inoculer les semences avec une bactérie fixatrice d'azote appropriée, du genre Rhizobium. Semer après les derniers gels, à raison de 18 à 30 semences au mètre.
La variété à grains noirs « Black Jet » est particulièrement adaptée aux régions nordiques. Il faut environ 104 jours entre le semis et la récolte de la graine sèche. Arracher les plants, les suspendre dans un endroit sec pour compléter le séchage.
Quelques variétés ont été sélectionnées pour la récolte en vert, qui se fait au bout de 75 à 90 jours. Récolter quand les cosses commencent à peine à prendre une couleur jaune. Laisser les grains dans leur cosse jusqu'au moment de les cuisiner, ils se garderont plus frais.
Tandis qu'il était pratiquement inconnu en Occident il y a cent ans, le soya est devenu un ingrédient incontournable de l'industrie agroalimentaire. On estime que 60 % des produits transformés destinés à la consommation humaine renferment l'un ou l'autre des sous-produits de cette plante. En outre, il est en train de supplanter toutes les autres légumineuses employées traditionnellement dans l'alimentation animale.
En conséquence, c'est aujourd'hui la légumineuse la plus cultivée dans le monde et, chaque année, on lui consacre de plus en plus de surface de terre arable. On assiste donc à une érosion de la biodiversité des espèces cultivées. À cela s'ajoute l'érosion génétique du soya lui-même puisque, sur les milliers de variétés répertoriées, on n'en cultive qu'une poignée, ce qui ouvre tout grand la porte aux infestations massives d'insectes ravageurs et aux épidémies de maladies fongiques ou bactériennes. Enfin, le soya transgénique tend à s'imposer partout sur la planète, avec les risques que la technologie des OGM comporte pour les écosystèmes.
Il existe diverses solutions qui pourraient contribuer à renverser cette tendance : éviter autant que possible les produits transformés, choisir de préférence des produits de soya issus de l'agriculture biologique, varier ses sources de légumineuses (pois, pois chiche, lentille, haricot, fève, dolique, ambérique) et consommer moins de viande ou, du moins, consommer de la viande provenant d'animaux dont l'alimentation n'est pas exclusivement centrée sur le soya (et le maïs).
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