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Séquence souvenir avec ces albums photos "Ambiances" de la Traversée.
Pas
vraiment des portfolios mais un peu quand même...
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La course
| Etape 1
: Roscoff - Plounévezel (67km) |
Enfin on
y est ! Après 4 mois de préparation, d'interrogation, de
doute, d'espoir, il est temps de se lancer dans l'aventure.
Au pied du phare de Roscoff repeint en blanc tel une ligne de
départ symbolique, je peux, en tendant le bras, tremper une
main dans la Manche en faisant le voeu, de plonger l'autre dans la
Méditerranée 18 jours plus tard.

Nous sommes 52 (pas avant
Jésus Christ) irréductibles à nous être lancé le défi de
boucler la Transe Gaule.
Pour ma part, imprégné des conseils des anciens, je suis bien décidé à
courir cette première étape à l'économie afin de passer le cap
fatidique des premiers jours le mieux possible. Dès le départ
chronométré à Saint Pol de Léon, je m'installe donc dans un rythme
confortable en me disant que je suis parti pour 1150km à ce régime.
Aussitôt le coup de pistolet, Jan Nabuurs, René Strosny et Hiroko
Okiyama ont lancé la course sur des bases élevées. Derrière eux,
Sebastiao Ferreira da Guia et Sylvain Dessailly suivent à
distance. De mon côté, je m'efforce d'oublier le classement pour ne me
concentrer que sur mes sensations. Etre facile.
S'économiser. Penser que demain on va
remettre ça. Les kilomètres défilent plutôt vite car j'ai la chance
d'être bien entouré. Quentin est à mes côtés en vélo depuis le premier
mètre.
Simon
conduit le camping-car, filme et prend des photos,
Patricia et Manon gèrent l'intendance. Cerise sur le gâteau, la famille
Vincent de Marfaux nous a fait la surprise de nous rejoindre à Roscoff.
Cassandra et Fred feront même une dizaine de kilomètres à mes côtés.
Cette marque d'amitié m'a profondément touché.

Sans vraiment le vouloir, je rattrape Sebastiao, Hiroko et Sylvain.
Pas question de se laisser prendre au piège de la course, je reste sur
mon tempo et à l'écoute de mes sensations. Peu après le marathon, Simon
m'accompagne une dizaine de kilomètres aiguayant ainsi ma fin de
course. Je termine comme cela l'étape, à l'économie, avec toujours à
l'esprit l'idée que demain il faudra repartir.

J'ai l'impression, une fois la ligne d'arrivée franchie, d'avoir
vraiment été raisonnable. Pas de bobos, à part une ampoule au petit
doigt de pied gauche. Demain sera un autre jour et je suis autant
impatient qu'inquiet de voir comment mon corps va réagir au même menu.
à suivre ....

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Pas
vraiment des portfolios mais un peu quand même...
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