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(avec l'inestimable contribution de l'Electron)
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Les différents types d’ultra ne génèrent pas les mêmes besoins en termes d’éclairage.
La pratique de la course à pied favorise l’utilisation de lampes frontales permettant de conserver une grande liberté de mouvement. C’est essentiellement ce type de lampe que nous allons étudier.
D’une utilisation de courte durée due à un démarrage matinal (ou à une arrivée tardive) jusqu’à une utilisation intensive (une ou plusieurs nuits), d’un parcours sur route à une course de montagne, d’une course jalonnée à une épreuve d’orientation, il faut savoir faire le bon choix !
Mais quel est-il ce bon choix ?
Voir bien ? Voir loin ? Voir longtemps ? Voir léger ?
Essayons donc d’y voir un peu plus clair !

1. Les types d'éclairage
2.  Comment choisir sa lampe ?


1. Les types d’éclairage
S’il y a encore quelques années on pouvait se satisfaire d’une frontale à éclairage traditionnel, aujourd’hui LED (Diodes Electro Luminescentes), halogènes et autres xénon ont fait leur entrée en force dans les gammes des fabricants au point d’éclipser presque totalement les modèles à ampoule classique.

L’ampoule " classique "

Une ampoule standard fonctionne à l'aide d'un filament chauffé par du courant électrique à l'intérieur d'un réceptacle en verre (le plus souvent). En fonction du matériau utilisé pour le filament et des gaz plus ou moins rares présents dans l'ampoule on obtient une lumière d'une puissance et d'une couleur donnée. Dans ce processus la plus grande partie de l'énergie électrique, environ 80%, s'en va en chaleur.Du coup, fin de vie rapide pour les modèles de frontales utilisant des ampoules classiques. En effet, par rapport aux nouvelles technologies disponibles aujourd’hui, elles cumulent pratiquement à elles seules tous les désagréments des différents modèles :
un éclairage à la portée limitée
un éclairage " jaune "
une autonomie réduite
une baisse progressive de l’intensité en fonction de l’usure des batteries
un poids dans la moyenne mais une quasi absence de modèles " légers "
En contrepartie, il s’agit d’un type d’éclairage permettant une identification assez franche du relief . Pendant quelques temps également, le principal avantage de ces lampes est resté leur prix, inférieur à celui des autres types d’éclairage. Malheureusement, la baisse des prix constatée sur les nouveaux modèles a tendance à limiter de plus en plus cet avantage.
Bilan:
Au final, et quelque soit le type de course ou de parcours , peu d’avantages (sauf si on en a déjà une) à utiliser ce type de lampe.

Les halogènes

Une lampe halogène est tout simplement une lampe à incandescence remplie d'un gaz diatomique appartenant à la famille des halogènes ou à un de leur dérivés. Ce sont des lampes permettant un éclairage beaucoup plus puissant que celui des lampes classiques. Le revers de la médaille c’est la consommation d’énergie. Lumineux mais gourmand, voire très gourmand !. On entend souvent dire qu'il faut éviter de toucher une lampe halogène avec les doigts ( dans le cas où elle est éteinte bien entendu...).
Il y a deux bonnes raisons à cela : >Les graisses présentes à la surface de la peau réagissent à chaud. Elles vont venir ternir la lampe et diminuer son efficacité lumineuse. Le sel présent sur l'épiderme a la propriété de réagir à haute température avec le quartz en le fragilisant. Cela peut conduire à une rupture de l'ampoule.Il est désormais possible de monter des ampoules halogènes sur certaines lampes à éclairage classique. Cela permet d’améliorer l’éclairage sans investir dans un nouveau modèle de frontale. De par le problème de consommation électrique (et donc d’autonomie de la lampe) il existe finalement assez peu de modèles uniquement halogènes destinés à la course. La tendance est d’avantage aux éclairages mixtes mélangeant halogène et leds.
Certains modèles sont de vrais " phares de camion " intégrant optique de grand diamètre, des ampoule 20 w… , mais une durée de fonctionnement extrêmement limitée. Ces modèles peuvent s’avérer pratiques pour des utilisations ponctuelles ou très spécifiques (techniques) mais malheureusement pas toujours faciles à gérer dans des épreuves longues en autonomie.


Les LED
La LED (Light Emitting Diode) ou DEL (Diode Electro Luminescente) est à la fois un composant bon marché et robuste, capable de résister aux chocs et aux vibrations. Il n'y a pas de filament, pas d'ampoule, presque pas de production de chaleur car une LED transforme 70 à 90% de l'énergie en lumière. La durée de vie moyenne d'une LED est de 100 000 heures contre environ 20 à 50 heures pour une ampoule classique !
Les leds produisent un éclairage blanc assez intense ce qui donne souvent une impression de meilleure vision, surtout lorsqu’on vient juste d’utiliser un éclairage classique. Par contre attention car ce type d’éclairage peut avoir tendance à écraser un peu le relief proche (flaques, trous, cailloux…)
Un des grands intérêts des leds réside dans leur rendement optimum (lumière produite par rapport à l’énergie consommée). C’est principalement pour cela que les frontales à leds annoncent des durées d’autonomie très importantes (souvent de 10 à plus de 100 voire 200h).
Les nouveaux modèles intègrent également un système d’alimentation régulée qui évite la baisse de luminosité au fur et à mesure de la baisse des batteries. Ce système maintient un niveau d’éclairage constant le plus longtemps possible puis bascule directement dans un mode " survie " maintenant un niveau d’éclairage minimum pendant plusieurs heures encore.
Même s'il existe des modèles de leds plus ou moins lumineuses, l’intensité de l’éclairage reste directement proportionnelle au nombre de leds. Cela va de 2 à 8 leds (et même 14 !) suivant les modèles. Un système à 4 ou 5 leds s’avère toutefois largement suffisant.
La principale contrainte des leds réside dans leur portée. Les modèles courants présentent un niveau d’éclairage satisfaisant sur une dizaine de mètres (entre 5 et 15 mètres suivant les modèles). Cela est souvent largement suffisant pour courir et permet d’anticiper le relief sur quelques foulées, mais si un besoin plus précis apparaît (recherche de repères sur un chemin, recherche de balises ou descente très technique) cette portée peut s’avérer pénalisante.

Les éclairages mixtes
L’optimisation passe par le mélange des genres. Du coup, ce sont les frontales mixtes leds + halogène qui prennent le dessus. Cela permet d’allier la qualité de l’éclairage des leds (pour la progression courante) à la puissance de l’halogène (pour les passages difficiles).
Cela permet aussi de tirer le meilleur partie de l’autonomie, l’éclairage halogène gourmand n’étant utilisé que ponctuellement !

Les autres types d’éclairages
Les krypton et les Xénon. Il s'agit en fait de types particuliers d'ampoule halogène utilisant ces gaz
Les Luxeon. Il s'agit là d'une nouvelle technologie de leds plus puissantes.
Les HyperBright. Ce sont des Luxeon équipées d'une lentille spéciale, augmentant la luminosité et la portée. L'ampoule HyperBright est 5 fois plus puissante qu'une LED classique.

En synthèse, pensez à définir le type d’éclairage dont vous aurez le plus besoin. Pensez aussi que suivant les modèles, le faisceau peut être réglable, avec parfois une zone sombre au milieu dès lors qu’on élargit trop la zone d’éclairage !
·         Ampoule classique
Eclairage standard et durée d’utilisation moyenne
·         Leds
Bon éclairage mais courte distance. Excellente durée d’utilisation
·         Halogène
Bon éclairage, longue distance mais durée d’utilisation limitée

2.Comment choisir ?
Comment choisir sa lampe frontale ?
Quatre questions "clés" à se poser !

a. L’autonomie. Pendant combien de temps vais-je devoir l’utiliser ?
·         1 heure en début de course comme aux Templiers ? Dans ce cas pratiquement n’importe quel modèle permettra de répondre au besoin !
·         Une bonne partie de la nuit (6-8heures) comme au Raid28 ? Là, on sera à la limite de durée des halogènes. Des leds ou un mix halogène-leds conviendra bien !
·         Toute la nuit ou même deux nuits de suite comme au GRR ou à l’UTMB ? Dans tous les cas, il sera prudent d’emporter des piles de rechange… D’autant que si l’épreuve s’avère technique, l’halogène ou les leds seront utilisés à forte intensité…

b. L’éclairage. Qu’est-ce que je veux éclairer ?
·         Le bout de route devant moi comme sur un 24h ? Dans ce cas, un éclairage à 3 leds est suffisant. Pas forcément besoin d’une très forte intensité, et du coup pas de problèmes d’autonomie.
·         Mettre en évidence les reliefs d’un sentier technique comme en Trail ? Là c’est l’intensité de l’éclairage qu’il va falloir privilégier. De l’éclairage bien blanc de 5 leds à l’utilisation d’un halogène, il faudra faire attention à la consommation d’énergie. Pas de mystères, plus on éclaire, plus on consomme !
·         Chercher des balises ou des sentiers comme en Raid Orientation ? L’élément clé dans ce type d’épreuve c’est la portée de l’éclairage. C’est donc la durée d’utilisation qui va orienter le choix. Si c’est court (1h à 4h) , un halogène peut faire l’affaire, mais si cela doit durer plus longtemps, le mix halogène-leds devient indispensable (sauf à transporter un stock de batteries de rechange).

c. Le poids. Je porte combien et où ?
·         Combien ? Il faut penser au poids de la lampe elle même mais aussi à celui des batteries. chaque jeu de rechange va peser entre 75 et plusieurs centaines de grammes. Cela peut paraître ridicule comme ça, mais après 10, 20 ou 30h, ce surpoids se fait toujours sentir !
·         Où ? Si on reste sur un poids raisonnable (< 300g) , l’option " tout sur la tête " n’est pas un mauvais choix. Ensuite c’est la qualité su système de portage qui devra être mis à l’épreuve. Sauf sur les lampes ultra légères (et encore !), évitez le simple bandeau. L’ajout d’une sangle supplémentaire au dessus de la tête est un gage de stabilité. Si par contre on est sur un poids supérieur, l’option des batteries déportées peut devenir franchement intéressant !

d. Les conditions particulières. Toujours vérifier si une utilisation dans un contexte spécifique est prévue…
·         Y aura-t-il de l’eau ? Si vous avez prévu du canoë ou si vous avez une activité souterraine, pensez à prendre un modèle déperlant ou même étanche !
·         Il y aura du VTT ou de la Spéléo… Assurez-vous que le système de fixation soit compatible avec un casque !

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